La grève continue chez Lagardère

Le Nouvel Observateur, 22 octobre 2013 :

Lundi après-midi un comité d’entreprise extraordinaire du groupe s’est tenu au siège de l’état-major, rue de Washington à Paris. Plusieurs dizaines de salariés s’y étaient rassemblés.

Lors de cette réunion, « la direction a refusé de revenir sur le périmètre de la cession et n’a pas détaillé les postes qui seront ouverts au plan de départ », a souligné un responsable syndical. « C’est pour ça que la grève se poursuit », a-t-il ajouté.

La sortie de « Elle » et « Paris Match » menacée

Réunis ensuite en assemblée générale, les salariés ont voté majoritairement pour une poursuite de 24 heures de la grève qui menace la sortie des magazines, en particulier des hebdomadaires tels que « Elle » et « Paris Match ».

« Nous avons proposé un accord collectif sur tous les éléments du plan social, programme, durée, indemnisations…. et toutes les mesures pour une négociation », a déclaré ce mardi Denis Olivennes.

La direction du groupe avait confirmé vendredi envisager des départs volontaires et négociés, de quoi rassurer quelque peu les représentants du personnel qui craignaient des licenciements.

La démarche de la direction se voudra « exemplaire » et « personne ne sera laissé au bord du chemin », a-t-il dit. « Nous voulons que les salariés concernés par les cessions puissent poursuivre leur destins professionnels », a-t-il souligné.

570 emplois en jeu

Les plans de départs volontaires seront mis en place dans chaque titre et les montants et le nombre de postes concernés restent à négocier.

La procédure d’information-consultation du Comité d’Entreprise de Lagardère Active en vue des négociations à venir doit formellement commencer début novembre.

Les cessions des titres et la réorganisation du groupe concerneraient 350 postes, selon la direction, mais l’emploi serait menacé pour 570 salariés et pigistes, selon les syndicats. Des suppressions de postes sont envisagées au sein des titres phare comme « Elle », « Paris-Match », « JDD » et « Ici Paris » qui, eux, ne sont pas mis en vente.

« Même si la direction a avancé le bouclage de certains titres, comme ‘Ici Paris’, terminé vendredi soir au lieu de lundi, si la fabrication est en grève, les magazines ne sortiront pas », a expliqué un élu du comité d’entreprise.

« Il suffit en effet qu’une partie seulement des salariés soient en grève pour bloquer l’impression des titres en empêchant le transfert des fichiers numériques de la fabrication vers les imprimeries », selon une source proche de la direction.

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