Archives quotidiennes : 21/10/2013

Mobilisation mardi des agents de la DIRECCTE contre la réforme Sapin

20 Minutes, 21 octobre 2013 :

Yves Sinigaglia, direction de SUD Travail-Affaires sociales, répond à «20 Minutes» avant la manifestation des inspecteurs du travail contre la réforme de Sapin ce mardi…

Ce mardi, les inspecteurs du travail manifesteront dans les rues de Paris à la suite de l’appel d’une intersyndicale CGT, FO, SNUTEFE-FSU et SUD à la grève nationale. Ils protestent contre la réforme de la structure publique en charge du contrôle du respect du droit du travail, menée par le ministre du Travail, Michel Sapin. Yves Sinigaglia, direction de SUD Travail-Affaires sociales, nous explique les raisons de ce mouvement.

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Mobilisation contre l’austérité en Italie

Les Echos, 21 octobre 2013 :

Les trois principales centrales syndicales d’Italie ont appelé à une série de grèves et de manifestations dans les prochaines semaines pour protester contre le projet de budget 2014 du gouvernement d’Enrico Letta.

Manifestation contre l'austérité à Rome le 19 octobre

Manifestation contre l’austérité à Rome le 19 octobre

Le principe d’arrêts du travail a été acquis lors d’une réunion des dirigeants des trois syndicats, a indiqué Luigi Angeletti, leader de l’Union italienne du travail (UIL).

Le rapport qui révèle la face noire de la prostitution

L’Humanité, 18 octobre 2013 :

Selon un rapport sénatorial rendu jeudi, 80 % des personnes prostituées en France sont étrangères et victimes d’un véritable système de traite des êtres humains. Un travail qui tord le nez au mythe de la call-girl souriante et libre.

Oubliez le mythe de la call-girl souriante, avenante et libre. Le rapport de la commission des Affaires sociales du Sénat dévoile la face cachée de la prostitution. Rendu public jeudi matin, il dresse le portrait d’une population accablée socialement et ravagée psychologiquement. Une population nombreuse qui s’établirait entre 20 000 et 40 000 (selon la police, beaucoup plus selon les associations), une population transformée en deux décennies.

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Mondial 2022 : les damnés de Doha

Le Monde, 20 octobre 2013 :

Ses anciens compagnons de chambrée ne se souviennent plus de son nom de famille. Tout juste se rappellent-ils qu’il se prénommait Perumal, qu’il avait la quarantaine et qu’il venait du sud de l’Inde. L’homme avait débarqué au mois de juin dans la pièce insalubre qui leur sert de dortoir, à Al-Khor, une localité du Qatar, balayée par le vent du désert. Tout l’été, il avait trimé à leurs côtés, onze heures par jour et six jours par semaine, sur l’un des chantiers qui prolifèrent dans cet émirat depuis qu’il s’est vu confier l’organisation de la Coupe du monde 2022. « Notre employeur avait refusé de nous accorder la pause qui est prévue par la loi entre 11 h 30 et 15 heures, durant les deux mois les plus chauds de l’année », où la température peut monter jusqu’à 50 °C, témoigne un ex-collègue.

L’aurait-il voulu, le charpentier du Kerala n’aurait pas pu changer d’emploi ou rentrer chez lui. Pilier de la vie économique du Qatar, le pays doté du PIB par habitant le plus élevé au monde (110 000 dollars par an), la règle du sponsor (kafala en arabe) interdit à tous les employés étrangers, y compris les Occidentaux, de rompre leur contrat sans l’aval d’un tuteur qui est souvent leur patron. En dépit de ces contraintes, qui confinent au travail forcé, Perumal se cramponnait aux rêves ordinaires des petites mains de la péninsule Arabique : faire vivre la famille restée au pays, revenir dans trois ou quatre ans avec un pécule suffisant pour marier une fille ou construire une maison.

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Corbières : Les saisonniers travaillaient pour 700 €, dimanches compris

La Dépêche, 20 octobre 2013 :

En pleine période de vendanges, les Corbières sont secouées par un conflit de saisonniers. Deux travailleurs portugais, Carlos et Filipe accusent des viticulteurs de l’Aude de les avoir fait travailler tout l’hiver «sauf les jours de pluie», pour 700 € par mois.

«Un Portugais, salarié par les patrons pour recruter d’autres Portugais, dirigeait l’équipe», raconte Filipe. «À la fin du mois, il nous donnait 700 € en billets, et 500 à Carla, la compagne de Carlos, qui travaillait comme bonne à tout faire, 14 heures par jour, dans une maison». En avril dernier, les saisonniers s’entendent dire qu’«il n’y a plus de travail».

«Ils nous ont alors donné les fiches de paie qu’on réclamait mais elles indiquaient 70 heures, alors qu’on avait travaillé 250 heures par mois et Carla plus de 400 !», soutient Carlos. Magali Astruc, syndicaliste à Narbonne, assure que les saisonniers étaient «mal logés, à douze dans une maison de village» louée par le propriétaire du domaine, «avec interdiction de parler aux habitants et un couvre-feu à 23 heures».

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San Francisco : Les travailleurs de la BART en grève

Le vendredi 18 octobre, la ville de San Francisco (Californie) était paralysé par une grève des travailleurs de la BART, la principale compagnie des transports publics. Les travailleurs dénoncent la volonté de la direction de dégrader encore leurs conditions de travail.

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Travailleur de la BART en grève le 18 octobre. Sur la pancarte : « Je soutiens la direction »

Le lendemain de la grève, deux ouvriers de la maintenance, un salarié de la BART et l’autre d’une entreprise de sous-traitance, sont morts dans un accident de travail, fauchés par un train. Ce nouvel accident de travail mortel a choqué les travailleurs de la BART, montrant à quel point il est urgent, pour la sécurité des ouvriers, d’améliorer les conditions de travail. Les salariés de la BART se sont donc à nouveau mis massivement en grève dimanche  20 octobre.

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Zone pétrochimique de Skikda : les agents de sécurité et de protection en grève illimitée

El Watan, 21 octobre 2013 :

Les travailleurs de la société de sécurité et de protection «2SP», une Sarl en charge de la sécurité des installations du pôle hydrocarbures de Skikda, ont entamé, hier, un mouvement de grève illimité.

«On assurera le service minimum mais notre mouvement se poursuivra jusqu’à ce que les responsables de 2SP acceptent de sortir de leur mutisme et daignent enfin nous parler. Il y a 14 mois déjà, nous avons débrayé pour revendiquer un ensemble de points en relation avec notre situation socioprofessionnelle ; une réunion a été tenue avec les dirigeants de 2SP en présence des inspecteurs du travail ; à la fin de cette rencontre, les responsables de 2 SP ont promis de nous répondre dans un délai qui ne devait pas dépasser un mois. On est malheureusement au 14ème mois et aucune suite ne nous a été formulée, en dépit de nos multiples rappels», déclare Abdelghani Tebbal, représentant de la section syndicale.

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