Berlin : Demandeurs d’asile en grève de la faim

La Gazette de Berlin, 18 octobre 2013 :

Déjà plus d’une semaine que des demandeurs d’asile ont entamé une grève de la faim au pied de la porte de Brandebourg, en plein coeur de Berlin. Alors que la situation semblait figée, le mouvement prend actuellement une tournure plus dure : les demandeurs d’asile refusent désormais de boire et des incidents ont éclaté le jeudi 17 octobre 2013 dans le quartier de Kreuzberg.

Révoltés par les conditions d’accueil et confrontés à l’impossibilité de travailler et de se loger, une trentaine de demandeurs d’asile a entamé le mercredi 9 octobre 2013 une grève de la faim au coeur la capitale allemande. Mis à part quelques visites de députés, le mouvement ne semble pas pour l’instant mobiliser la classe politique allemande. Hans-Peter Friedrich, le ministre fédéral de l’intérieur leur a simplement demandé de « gagner les hôpitaux et de ne pas mettre leur santé en danger ».

Les demandeurs d’asile ont donc décidé de durcir leur mouvement. Alors qu’ils refusaient jusqu’à présent de manger, les grévistes pratiquent désormais une grève sèche et ne s’hydratent donc plus. Conséquence quasiment immédiate, une dizaine de réfugiés présentant un état de santé alarmant ont été évacués vers les hôpitaux berlinois par les services d’urgence. Ce vendredi 18 octobre 2013, ils n’étaient plus que 19, dont plusieurs semblaient incapables de se lever.

Le mouvement ne s’essouffle pas pour autant, comme en témoigne l’arrestation le jeudi 17 octobre 2013 par la police d’un bus en provenance de Wurzbourg qui transportait un groupe de manifestants souhaitant rejoindre la Porte de Brandebourg. En parallèle, des réfugiés du camp de l’Oranienplatz ont bloqué un boulevard dans le sud de Berlin, pour protester là encore contre les conditions d’accueil des réfugiés en Europe.

Mais ce qui semble à l’heure actuelle inquiéter le plus les autorités allemandes, ce sont les incidents qui ont éclaté le jeudi 17 octobre 2013 à la suite d’une manifestation de soutien aux réfugiés de la porte de Brandebourg. Environ 400 personnes ont endommagé deux véhicules de police et lancé des panneaux de signalisation sur les forces de l’ordre dans le quartier de Kreuzberg. La tension reste donc particulièrement vive autour de l’Oranienplatz et de la Porte de Brandebourg.

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