Liège : Grève pour l’emploi chez H&M

DH.be, 15 octobre 2013 :

Le Setca réclame de vrais emplois, une action de grève était menée ce lundi matin.

Ils faisaient grève car on leur en demande… trop peu ! Ce résumé de la situation chez H&M à Liège est certes incomplet mais il dresse néanmoins un bon aperçu du climat pour le moins tendu qui anime les relations entre les travailleurs et la direction. Ce lundi matin, le syndicat socialiste (Setca) a en effet mené une action de grève temporaire « pour défendre l’emploi ».

Critique émise, le manque de qualité de l’emploi offert aux employés du groupe. Paradoxalement, l’engagement récent d’une 18e personne dans l’équipe démontre parfaitement ce que dénonce le syndicat.

« Le souci, c’est cette flexibilité demandée aux employées », expliquait ce lundi matin Pascale Vleugels, secrétaire permanente au Setca. « Trop souvent, les vendeuses prestent 35 heures par semaines alors que les contrats prévoient 24 heures par semaine. »

Pour gérer ce surplus, les vendeuses ne sont pas payées en heures supplémentaires, « on nous demande juste de rester chez nous après, on nous oblige, pour remettre les compteurs à zéro ».

Du travail, il y en a pourtant au H&M puisque le recours aux intérimaires est devenu légion d’après les employés. « Je travaille ici et demain, je ne dois pas être à mon poste », explique cette vendeuse, « mais pourtant, je constate sur le planning que, demain, deux intérimaires viennent travailler. »

Des semaines de 35 heures officielles, elles en réclament quasi toutes ici. « Avec un contrat de 24 heures, on ne parvient pas contracter un emprunt dans une banque pour sa maison », confie encore cette employée. Et après les intérimaires, on craint l’arrivée des étudiants… « ou des chômeurs en prestation pour la collectivité à la place des étudiants ».

La demande est dès lors claire : passer de 24 heures par semaine à 28 et ce, tant en pratique qu’en théorie, comprenons avec des contrats ad hoc.

Selon le syndicat, le cas liégeois n’est nullement isolé. Dans la foulée du mouvement de grève, la permanente devait se rendre à Bruxelles pour discuter de la situation avec la direction. « Si nous n’arrivons pas à trouver un accord, on mènera d’autres actions dans d’autres magasins. »

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