Ferropem : Enchaîné à la machine

Article publié dans « Comunisme-Ouvrier n°36« , bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Un travailleur a été licencié dans une usine FERROPEM pour avoir répondu à un appel urgent de sa famille.

Le travailleur a quitté sont poste quelques minutes pour échapper au bruit de l’atelier, il a répondu à un appel urgent puis a repris sont travail. Ses collègues l’ont remplacé et aucun incident n’a été déploré ; mais la direction de FERROPEM ne l’entend pas de cette oreille, elle a affirmé que son absence aurait pu créer un incident ou un accident et l’a licencié.

Selon plusieurs délégués du site, les effectifs étaient suffisants ce jour là (ce qui est loin d’être toujours le cas) ; les cadences de recoulée augmentent de plus en plus et sont parfois irrégulières ce qui laisse peu de temps de repos pour les salariés ; parfois ils n’ont même pas le temps de prendre les pauses auxquelles ils ont droit.

La sécurité est souvent un motif de licenciement ; dont l’appréciation est scandaleusement laissée au libre arbitre du patron.

Quelques jours auparavant dans la même usine, 2 salariés d’une entreprise extérieure ont dû sauter de 2 m pour évacuer une nacelle en feu. Selon des témoins et des sources syndicales, il n’y avait pas de surveillant au sol alors que la règlementation l’impose.

Sécurité a 2 vitesses, rentabilité, pression hiérarchique, et indulgence de l’état bourgeois !

Les travailleurs doivent s’unir pour briser leurs chaînes.

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