Bordes : GT Logistics toujours en grève

La République des Pyrénées, 11 octobre 2013 :

Pour l’instant, rien ne bouge. Près d’une centaine de salariés (sur 110) apparue déterminée a donc une nouvelle fois cessé le travail hier, et comme la veille, sur le site de GT Logistics, dans l’enceinte de l’usine Turbomeca à Bordes. « Notre mouvement est à durée illimitée, jusqu’à acceptation des propositions de la direction par les salariés », indique le délégué Bertrand Tugaye, au nom d’une intersyndicale.

Sous-traitant quasi-exclusif pour Turbo, cette entreprise (ex-Doher Socata), qui appartient à un groupe basé en Aquitaine (1), s’occupe de la logistique. Elle achemine les matières nécessaires à la production, et autres pièces et moteurs. Ce marché, décroché pour 3 ans fin 2011, repose sur une enveloppe annuelle estimée à 7,5 millions. Selon plusieurs sources, l’exploitation de ce contrat serait aujourd’hui déficitaire, à hauteur d’environ 2%.

La direction « ne bougera pas »

C’est dans ce contexte difficile que les négociations annuelles obligatoires (NAO) viennent d’être suspendues. Les personnels, qui de source syndicale gagnent « en moyenne 1500 € bruts mensuels », souhaitent « conserver les acquis de la mutuelle santé ».

Ils demandent aussi des augmentations indexées « sur le coût de l’inflation (soit 0,9%), pas plus, car nous voulons être raisonnables et on connaît la situation du site de Bordes ». La proposition faite par la direction de GT Logistics, et encore re-formulée hier, porte sur 0,77%.

Un pourcentage confirmé par Eric Sarrat, l’un des dirigeants de la société dont le chiffre d’affaires s’est accru de 22% l’an passé: « Nous avons déjà augmenté la participation de l’entreprise à la mutuelle santé », rappelle-t-il. « Nos positions sont donc claires et on ne bougera pas ». S’il confirme « les difficultés d’exploitation », Eric Sarrat refuse en revanche d’annoncer le moindre chiffre

La situation semble, on le voit, bloquée. Le mouvement social se poursuivra donc ce matin, pour le troisième jour consécutif, sans que l’on sache encore très bien dans quelle mesure cette grève entrave le fonctionnement du leader mondial de la motorisation d’hélicoptères. « Les perspectives affichées par notre donneur d’ordres (Turbo, donc) sont stables », indiquait hier, dans nos colonnes, le délégué FO Bertrand Tugaye.

Enfin, simple hasard du calendrier, c’est dans ce contexte de tension sociale en Béarn que GT Logistics a également annoncé hier qu’il venait de finaliser un nouveau contrat, à Annecy et dans l’Ain. Ce marché à 5 millions concerne la reprise d’une partie des activités d’un des leaders mondiaux du roulement à billes.

(1) A l’intérieur d’un vaste groupe (GT) pesant 2 200 salariés et 157 millions de chiffre d’affaires, la branche GT Logistics emploie 800 personnes sur plusieurs sites dont Bordes etTarnos (Landes).

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