Gosselies : Grève chez Caterpillar

L’Avenir, 21 septembre 2013 :

Les travailleurs de Caterpillar se croisent les bras pour au moins 48 heures. En cause, une volonté de la direction de revoir les conventions collectives pour les travailleurs qui resteraient dans l’entreprise.

« Ce sera pareil lundi. Et mardi, on revoit la direction », avance Ivan del Percio, délégué FGTB chez Caterpillar.

Les raisons de cette colère syndicale: la direction souhaiterait revoir l’organisation du travail de ceux qui échapperont aux licenciements. C’est d’ailleurs pendant les négociations concernant le plan de licenciement massif (1 400 personnes) que le clash a eu lieu. Mais plus largement, «les travailleurs sont sous pression. Ils en ont marre! Les négociations durent et vont encore durer. Ils n’ont aucune idée de leur avenir », ajoute Thierry Duchêne, permanent CSC-Metea.

La direction voudrait discuter d’une nouvelle organisation dans l’entreprise pour ceux qui seront épargnés par le plan social, note la FGTB. «Il n’est pas question de mettre en balance les négociations sur le volet social et les conditions de travail de ceux qui restent, prévient Ivan del Percio. Nous sommes déjà contre ces 1 400 licenciements. Alors, il n’est pas question de revoir les conventions collectives. C’est du chantage! »

«Il n’y aura pas de concession », soutient à son tour Thierry Duchêne à la CSC. Avant d’exposer son schéma du «tabouret à trois pieds»: «Le problème Caterpillar, c’est trois piliers, un tabouret à trois pieds qui doivent être à égalité pour éviter le déséquilibre : il y a les 1 400 qui doivent partir dans les meilleures conditions possibles, ceux qui restent et qui doivent travailler sans qu’on touche à leur bien-être et à leur pouvoir d’achat. Enfin, il y a l’avenir de l’entreprise.» Selon lui, si Caterpillar parvient à décrocher la prépension à 52 ans et demi, un millier de personnes pourraient déjà partir sans casse.

Les délégués de la CSC et de la FGTB ont expliqué la situation aux travailleurs hier matin. Le décrochage a été confirmé pour ce vendredi et pour lundi. Mardi, les syndicats reviendront à la table des négociations, pour voir comment la direction aura digéré ce mouvement de grogne.

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