Les salariés du sous-traitant aéronautique KTIS cessent le travail

L’Yonne Républicaine, 14 septembre 2013 :

La quasi-totalité des employés de KEP technologies integrated systems, à Soucy, se sont mis en grève illimitée. Ils réclament des revalorisations salariales et une « réelle politique d’investissement » pour le site.

C’est une première dans l’histoire de l’usine. Et pour la plupart de ceux qui y travaillent. Les salariés de KEP technologies integrated systems (KTIS), à Soucy (Sénonais), ont débuté une grève « pour une durée indéterminée », hier matin. Le site du groupe KEP, où sont fabriqués des supports pour des moteurs d’avions, emploie une centaine de personnes ; environ 80 % ont cessé le travail.


Une prime pas entièrement versée

Première revendication : « le versement de notre réelle partie manquante de la prime de participation aux bénéfices ». « Cette prime était promise par la direction, qui avait signé un accord en 2012. Elle ne nous a pas été entièrement versée », pointe Natacha Bimbeau, déléguée CGT du personnel. « On est dans un secteur qui marché. Il n’y a aucune raison pour que cette prime ne soit pas versée », insiste un gréviste.

Les salariés réclament aussi la mise en place d’un 13e mois, une augmentation générale de tous les salaires de 5 %, et la revalorisation des coefficients des salaires. « Ça fait des années qu’on demande un 13e mois. Et les coefficients n’ont pas augmenté depuis longtemps. »

La crainte d’une délocalisation.

En creux, les salariés craignent une délocalisation dans l’est de la France. « Des collègues du site de Laxou, en Meurthe-et-Moselle, ont appris que leur activité risquait de déménager à Commercy, dans la Meuse. Ce nouveau site serait dimensionné pour 150 personnes. Nos collègues de Laxou sont une cinquantaine. Nous sommes une centaine. Faites le total… »

La grève a visiblement surpris la direction du groupe, qui n’envisage pas de réponse immédiate. « Il faut regarder les choses avec sang-froid, être raisonnable, déclare Jean-Pierre Calzaroni, PDG de KEP technologies. Dans un groupe de plusieurs entités, rien ne se résout en 24 ou 48 heures. Je suis prêt à discuter, mais pas dans l’urgence. »

Le mouvement reconduit lundi

Le patron a proposé une rencontre à partir du 26 septembre. Trop loin pour les grévistes, qui affirment que leurs revendications sont connues depuis longtemps. Ils ont décidé de reconduire le mouvement lundi matin, toujours pour une durée indéterminée. « On ne lâchera pas, on ira jusqu’au bout. »

Parallèlement, les salariés demandent « une réelle politique d’investissement » sur le site pour les années à venir. « Pratiquement aucune machine n’a été renouvelée depuis une dizaine d’années », affirme un gréviste.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s