150.000 travailleurs dans les rues de Varsovie

AFP, 14 septembre 2013 :

Plus de 100.000 syndicalistes ont manifesté samedi à Varsovie contre la politique économique et sociale du gouvernement libéral de Donald Tusk, qu’ils considèrent comme le grand responsable des difficultés des Polonais alors que l’économie du pays marque le pas.

« On devient des esclaves dans notre propre pays! », s’est indigné Piotr Duda, chef du syndicat Solidarité, principal organisateur de la manifestation. « On en a assez du mépris du pouvoir envers le monde des ouvriers! », a-t-il averti.

« On n’acceptera plus de politique qui ne mène qu’à la misère et à la pauvreté. On va chasser ce gouvernement qui n’agit pas dans les intérêts des salariés », a pour sa part lancé Jan Guz, chef du syndicat OPZZ, autre centrale syndicale présente à la manifestation.

« C’est la dernière sonnette d’alarme au gouvernement », a-t-il ajouté, menaçant le gouvernement de lancer une grève générale à travers tout le pays.

La manifestation de samedi organisée par trois centrales syndicales est le point culminant de quatre jours de protestations organisées dans Varsovie.

Quelque 100.000 personnes, selon les autorités y ont participé, environ 150.000 selon Marek Lewandowski, porte-parole de Solidarité, ce qui en fait, a-t-il affirmé, une des « plus importantes depuis plusieurs années ».

L’an dernier, en septembre 2012, quelque 40.000 personnes avaient manifesté à Varsovie dans une manifestation similaire.

Des centaines de cars ont fait venir à Varsovie des manifestants de toutes les régions de Pologne, notamment des mineurs et des sidérurgistes de Silésie (sud) et des ouvriers des chantiers navals de Gdansk (nord), le bastion de Solidarité.

En tête du cortège, les manifestants ont fait défiler sur un fourgon une statue grandeur nature de Donald Tusk, peinte en doré, symbole ironique des promesses non tenues du chef du gouvernement.

Les syndicats exigent l’abaissement de l’âge de la retraite à 65 ans, reculé à 67 ans par le gouvernement Tusk, et une hausse du salaire minimum. Ils dénoncent la précarité de l’emploi et une récente loi qui autorise un temps de travail extensible, et accusent le chef du gouvernement au pouvoir depuis 2007 de faire la sourde oreille à leurs revendications.

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