À Toulouse, les manifestants ne battent pas en retraite

La Dépêche, 11 septembre 2013 :

Hier, la manifestation toulousaine face à la réforme des retraites à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, Fsu a rassemblé plusieurs milliers de personnes. Une réussite, selon les organisateurs, pour un premier test de rentrée.

«La retraite elle est à nous, on s’est battu pour la gagner, on se battra pour la garder», s’égosillent des membres du syndicat «Solidaires» au rythme de tambours bariolés. Les slogans étaient nombreux, tout comme les participants, hier, à ce défilé toulousain. Mais à l’heure de faire les comptes, la traditionnelle bataille des chiffres refaisait surface. Un véritable grand écart cette fois-ci : 4 000 manifestants selon la police… 16 000 selon les syndicats ! La vérité, comme toujours, probablement quelque part entre les deux. Une chose est sûre, les Toulousains ont répondu présents pour ce test social, dans un cortège parti de Compans-Caffarelli, passé par le pont des Catalans, Saint-Cyprien et Esquirol.

Une occasion pour les syndicats de prendre le pouls de l’opinion et de compter les forces en présence. «Nous sommes satisfaits de la participation par rapport au contexte de reprise juste après les vacances. Pour une première journée de mobilisation en septembre, c’est une affluence de haut niveau», s’enthousiasme Gisèle Vidallet, secrétaire générale de l’union départementale de la CGT, en tête du défilé. En Haute-Garonne, hier matin, on recensait des appels à la grève dans près de 90 entreprises. Dans les rangs, une ambiance bon enfant malgré un fort sentiment d’agacement face à la première réforme des retraites d’un gouvernement de gauche. «Les personnes nées après 1973 vont devoir cotiser 43 années. Pourtant, ils ont subi de plein fouet l’entrée tardive sur le marché du travail, à 24 ans en moyenne. Cela nous donne une retraite à… 67 ans. Nous vivons plus vieux mais moins longtemps en bonne santé. Nous revendiquons le retour à la retraite à 60 ans pour tous sans décote», pointe Gisèle Vidallet.

D’autres questions se sont invitées à l’ordre du jour. «Nous sommes également dans la rue pour des revendications sur l’emploi et les salaires. Quand on supprime des postes, c’est moins de cotisations et aussi plus de pénibilité pour les salariés. Tout est lié», fulmine Alain Sudre, membre du secrétariat de la CGT Fapt (activités postales et de télécommunications). Un premier test social réussi à Toulouse, donc. D’autant que beaucoup semblent décidés à poursuivre la mobilisation sur cette épineuse question des retraites. «Les salariés des grosses entreprises sont là. Espérons que le gouvernement nous entende. Sinon, on va continuer», jure Serge Cambou, secrétaire départemental du syndicat Force Ouvrière. Les manifestants espèrent mettre la pression sur les élus à quelques jours de l’ouverture du débat parlementaire sur le sujet. Hier à Toulouse, le compte y était.

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