Afrique du Sud : le bras de fer continue autour des salaires dans les mines

Johannesburg (AFP) :

Les syndicats de mineurs sud-africains ont rejeté mardi une nouvelle offre d’augmentation salariale de 5,5% de la part de l’industrie aurifère, menaçant de nouveau de grèves ce secteur crucial de l’économie sud-africaine.

La mine Anglo American Platinum de Rustenburg, au nord-ouest de Johannesburg, le 16 janvier 2013

La mine Anglo American Platinum de Rustenburg, au nord-ouest de Johannesburg, le 16 janvier 2013

Le puissant syndicat NUM, qui représente 64% des mineurs aurifères, et l’organisation plus modeste Solidarity ont jugé que cette nouvelle proposition était inacceptable.

« Nous estimons qu’ils se ridiculisent », a déclaré à l’AFP Lesiba Seshoka, porte-parole.

Le NUM demande une revalorisation de 60%, tandis que son rival l’AMCU exige +150%.

Le 24 juillet dernier, les syndicats avaient rejeté une précédente proposition de revalorisation salariale de la part du patronat à +5%, déjà améliorée par rapport à une offre initiale de +4%. Les deux parties avaient alors décidé de recourir à une procédure d’arbitrage leur permettant de discuter en présence d’un médiateur pendant une période de 30 jours.

La fixation d’une date-limite au 24 août pour la conclusion d’un accord signifiait que chacune des parties devait faire des concessions, a souligné le secrétaire général de Solidarity Gideon du Plessis.

« Les employeurs devront offrir plus que ce qui a été prévu au budget », a-t-il déclaré dans un communiqué.

« Les syndicats devront obtenir mandat de leurs membres pour réclamer moins que ce que nos membres attentent actuellement pour que la grève soit évitée », a ajouté M. Du Plessis.

Une hausse de 5,5% correspond « à un montant garanti de 9.095 rands (690 euros) par mois pour un salaire de base » a plaidé de son côté la Chambre des Mines dans un communiqué.

Le patronat a également évoqué la possibilité de négocier une participation aux bénéfices qui pourrait ajouté 1% supplémentaire aux salaires de base.

Selon M. Sheshoka, les mineurs poseront leurs outils en cas d’échec des négociations qui doivent se poursuivre la semaine prochaine.

« Si nous ne trouvons pas d’accord, nous publierons une déclaration de non-résolution, ce qui signifie que nous pourrions nous mettre en grève », a -t-il ajouté.

http://www.corsematin.com/article/monde/afrique-du-sud-le-bras-de-fer-continue-autour-des-salaires-dans-les-mines.1108516.html

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