Rouyn-Noranda : Les travailleurs du supermarché Loblaws manifestent

Abitibi Express, 12 août 2013 :

Rouyn-Noranda (Province de Québec, Canada) : À moins de 24 heures d’une nouvelle rencontre de négociations avec l’employeur, les travailleurs du supermarché Loblaws de Rouyn-Noranda, syndiqués auprès de la CSN et en grève depuis le 10 juin, ont fait bruyamment savoir qu’ils souhaitaient un règlement rapide du conflit.

Appuyés par leurs collègues en lock-out du Maxi de Rouyn-Noranda et du Provigo de Témiscaming, une cinquantaine de syndiqués ont déambulé dans les rues du centre-ville, le 12 août en début d’après-midi. À la veille d’une importante rencontre entre les deux parties, ils voulaient démontrer leur volonté à faire avancer le dossier.

«Il faut être deux pour danser le tango. Et notre plancher commence à être usé parce que du côté de Lowblaws, ça ne danse pas fort, fort», a illustré Pascal Hamel, coordonnateur de la Fédération du commerce, affiliée à la CSN.

Solidarité

Le président du Conseil central CSN de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, Donald Rheault, a pour sa part lancé un message d’appui aux travailleurs. «Sachez que les 7500 membres et les 75 syndicats du Conseil central sont solidaires avec vous. Demain, si l’employeur arrive avec la volonté de régler la convention, il devrait y avoir un règlement sur la table. C’est l’objectif qu’on vise aujourd’hui: ouvrir les négociations et s’assurer que la partie patronale arrive de bonne foi», a-t-il défilé.

Loin d’être gagné

Il y a cependant loin de la coupe aux lèvres, a-t-il reconnu. Lors d’un jugement rendu par la Commission des relations du travail, le 27 juin dernier, Provigo Distribution, qui chapeaute toutes les bannières de l’entreprise, a été déclarée coupable d’ingérence et de mauvaise foi dans les négociations. Le jugement a depuis été porté en révision judiciaire par la compagnie.

«Le problème, c’est que les gens de Loblaws ne s’assoient pas pour négocier. Dès qu’on avance quelque chose, ça bloque parce qu’ils doivent soi-disant en référer au bureau central à Toronto. Ils viennent ici, mais n’ont pas de mandat clair de la compagnie», a déploré M. Rheault.

Maxi: le syndicat là pour rester

Ce dernier a par ailleurs tenu à démentir les rumeurs à l’effet que le syndicat du Maxi de Rouyn-Noranda pourrait être dissous de force sous peu.

«Je ne sais pas d’où origine la rumeur que, après un an de lock-out, le syndicat doit être dissous et qu’un nouvel exécutif doit être élu, mais c’est entièrement faux. Sinon, chaque employeur n’aurait qu’à décréter un lock-out, puis à attendre que le syndicat vienne le voir en rampant», a-t-il mentionné.

À titre d’exemple, Donald Rheault a cité le cas des travailleurs de l’usine d’Olymel à Saint-Simon, en Montérégie. «Le syndicat est en lock-out depuis octobre 2007. Même si l’usine a fermé ses portes, je peux vous dire que le syndicat est bien vivant et qu’il travaille encore d’arrache-pied pour faire respecter les droits de ses membres», a-t-il signalé.

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