Archives quotidiennes : 07/08/2013

Tunisie : Ennahda a du souci à se faire

Témoignage de Taoufik Ben Brik sur la manifestation du 6 août à Tunis publié le 7 août par Le Nouvel Observateur :

6 août 2013, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) appelle à « La Grande marche du départ », départ d’Ennahda, parti islamiste au pouvoir depuis le 23 octobre 2011. À l’annonce de cet appel, Mustapha Ben Jaafar, président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), suspend ses travaux. Est-ce la débandade avant même les premières salves ?

Sous la houlette de l’UGTT, tous les partis d’opposition, Front populaire, Nidaa Tounes, Parti républicain, Al Massar, Al Kotb, le patronnat, la Ligue des droits de l’Homme, les Femmes démocrates, le barreau… et la rue survoltée se liguent contre Ennahda.

La rupture du jeûne se mélange avec l’odeur pesante des lacs qui se glissent par la fenêtre entrouverte de mon logis, non loin de la place du Bardo, lieu du rassemblement monstre. Certains vous diront que les lacs sentent l’humus, les eaux stagnantes ; d’autres qu’ils exaltent la vie vaseuse qui y grouille.

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Debrayage d’une soixantaine de salariés chez Cotrans

Zinfos 974, 7 août 2013 :

Une soixantaine de salariés des ateliers pièces détachées des concessions automobiles Cotrans du Port, de Saint-Pierre et de Saint-Denis ont débrayé pour la matinée.

En cause une nouvelle fois, les négociations annuelles obligatoires (NAO). Alors que les discussions ont commencé depuis près d’un mois, aucun accord na été trouvé entre la direction et les salariés. Selon le représentant syndical de la CFDT, Marcel Dijoux, la direction propose une augmentation salariale de 1% uniquement pour les salariés ayant plus de 15 ans d’ancienneté. De leur côté, les syndicats réclament une augmentation de 50 euros brut sur tous les salaires, une prime de 250 euros et un bon d’achat de 250 euros.

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Mai / juin 1945 en Allemagne : La « Freie Republik Schwarzenberg »

Si on a encore aujourd’hui tendance à voir l’Allemagne de 1933 à 1945 comme un pays entièrement nazifié, force est de constater qu’on trouvait encore en 1945, après des années d’un régime de terreur, des militantes et des militants issus du mouvement ouvrier capables de lancer des insurrections pour mettre tenter de mettre le plus vite possible un terme à la guerre comme en Haute-Bavière en avril 1945. Dans la région de  Schwarzenberg, située dans les Monts Métallifères de Saxe, pendant 42 jours, ce sont les comités d’action anti-fasciste qui ont exercé le pouvoir.

Carte de la "zone non-occupée" autour de Schwarzerberg

Carte de la « zone non-occupée » autour de Schwarzerberg

Cette petite région autour de Schwarzenberg, d’une vingtaine de kilomètres de Aue au nord à Johanngeorgenstadt au sud et d’une trentaine de kilomètres d’Ouest en Est, n’était, lors de la capitulation sans condition du IIIème Reich le 8 mai 1945, occupé ni par l’armée américaine ni par l’armée soviétique. Les raisons pour lesquelles cette zone n’a pas été occupée restent soumises à différentes interprétations et débats entre historiens. Vingt-et-un villages et villes se trouvaient dans cette zone non-occupée.

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Manifestation à Casablanca suite à la grâce d’un pédophile

AFP, 7 août 2013 :

Plus de 2.000 personnes ont manifesté mardi à Casablanca, la plus grande ville du Maroc, contre la grâce accordée par erreur par le roi Mohammed VI à un pédophile espagnol.

« Nous voulons une réforme de la justice », « Dignité et justice », « le peuple veut juger les coupables », scandaient les manifestants rassemblés sur la grande place Mohammed V au centre de Casablanca.

Le Maroc a connu au cours des derniers jours un vaste mouvement d’indignation lié à la grâce royale accordée le 30 juillet à 48 prisonniers espagnols parmi lesquels Daniel Galvan, un homme de 63 ans condamné en 2011 à 30 ans de prison pour des viols sur onze mineurs.

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Des dizaines de milliers de Tunisiens dans la rue contre Ennahda

Le Nouvel Observateur, 7 août 2013 :

Au moins 40.000 personnes selon la police, 100.000 selon l’opposition, ont battu le pavé dans la banlieue de Tunis pour réclamer le départ du gouvernement dirigé par les islamistes.

Des dizaines de milliers de Tunisiens ont manifesté dans la nuit de mardi à mercredi 7 août en banlieue de Tunis pour obtenir le départ du gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda qui sont empêtrés dans une profonde crise déclenchée par l’assassinat d’un opposant fin juillet.

Quelques heures plus tôt, le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar, annonçait suspendre les travaux de ce Parlement pour tenter de forcer Ennahda et leurs détracteurs à la table des négociations.

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