Adapei 65. Les syndicats veulent être entendus

arton14Dans un communiqué émanant de l’intersyndicale, des salariés de l’Adapei dénoncent «une rupture du dialogue social» au sein de cette association. Rappelons qu’elle accueille 740 personnes handicapées mentales et compte 600 salariés.

Sud, CFDT (Santé sociaux Hautes-Pyrénées) et CGT se plaignent, notamment «d’un management de plus en plus agressif, d’interprétation fantaisiste et abusive de la convention collective 66, des modifications intempestives des plannings, du non-remplacement des arrêts maladie et formations» . Ils parlent aussi de déqualification des postes par le non-remplacement à qualification égale et de la suppression de l’indice d’internat. Les salariés se disent de plus en plus exposés aux risques psychosociaux et à une souffrance au travail. Enfin, les organisations syndicales dénoncent «des entraves au bon fonctionnement des instances représentatives du personnel : CE, DP, CHSCT.

«Des mots inappropriés»

Olivier Pierrot, directeur général, qui trouve certains mots «injustes, inappropriés, en résumé inacceptables», annonce que l’accusation de management agressif et d’exposition aux risques psychosociaux «fera l’objet d’une étude qui sera menée par un cabinet extérieur au dernier trimestre 2013.» Selon ce responsable, il n’y a aucune volonté de la direction de ne pas remplacer les salariés en maladie ou en formation. Il note, d’autre part, que le nombre d’équivalents temps plein est stable. Et même en légère progression. Quant à la déqualification, «c’est une impression qui provient de l’adaptation des postes recrutés à l’évolution des besoins de la population que nous accompagnons». La direction considère donc avoir mis en place les conditions nécessaires au dialogue social.

Le directeur général de cette structure souligne enfin dans sa réponse que «la mise en place d’un comité d’entreprise unique a fait l’objet d’un renforcement de la représentativité.» Concernant les élus du CE , il indique que 9 postes de titulaires et suppléants ont été accordés en lieu et place de 6 réglementaires. Ajoutant que «les délégués syndicaux ont obtenu 7 représentations alors que pour notre association, la loi fixait le nombre à 3.» Et de souligner le nombre de réunions du comité d’entreprise : 13 pour 8 obligatoires. A la suite de cette réponse, les représentants syndicaux , David Delacotte (pour Sud), Martine Montesina (CFDT) et Marie-José Augé (CGT) souhaitent «ne pas faire de commentaires».

http://www.ladepeche.fr/article/2013/07/23/1676236-les-syndicats-veulent-etre-entendus.html

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