Conditions de travail : les salariés de CEACOM manifestent

76 Actus, 5 juillet 2013 :

Le Havre : Ils étaient près d’une centaine de salariés à débrayer vendredi 5 juillet, devant les locaux du centre d’appels. En cause ? Les conditions de travail et les pauses non rémunérées.

C’est devant le siège de leur entreprise qu’une centaine de salariés de Ceacom (centre d’appels) s’est réunie, vendredi 5 juillet 2013, dans la matinée. L’entreprise avait déjà connu des mouvements de grève en novembre dernier, lors de la signature de la NAO (Négociation Annuelle Obligatoire). La colère gronde de nouveau. À l’appel de la CGT, une partie du personnel a débrayé pour manifester son mécontentement quant aux consignes laissées par le directeur, Tarik Yaker, à ses superviseurs de plateaux.

Débrayage d’une centaine de salariés

Valérie Jaouen, déléguée CGT chez Ceacom, estime qu’une centaine de salariés s’est associée au mouvement :

« Avant de proposer un débrayage, nous avons fait circuler une pétition pour connaître le sentiment des salariés sur les consignes données par le Directeur. La pétition a été signée par la CFDT. Face au mécontentement des salariés, nous avons décidé de cette opération de débrayage. Nous étions une centaine, mais la CFDT n’était pas représentée. »

La grogne persiste

Le motif de la colère des salariés de Ceacom ? Les consignes rappelées par le directeur de l’entreprise :

« Quand un salarié se rend aux toilettes, il doit se mettre en pause sur son temps de travail. Nous demandons juste à avoir le droit d’aller aux toilettes, sans être obligés de le déclarer. C’est un besoin naturel, physiologique et on ne doit pas le comptabiliser dans nos pauses. » Par ailleurs, Valérie Jaouen estime qu’il y a discrimination au sein de l’entreprise : Seuls les conseillers clientèle sont concernés par cette pause et ce n’est pas équitable. Ce sont encore les plus bas salaires qui sont touchés par ces décisions.

Un dialogue difficile avec la direction

Si Tarik Yaker a rencontré le personnel, la déléguée CGT estime qu’il ne propose pas de solution :

« Il veut imposer ces consignes et nous nous y opposons. De plus, ce sont les superviseurs plateaux qui vont devoir faire passer l’information et cela risque de ne pas améliorer l’ambiance qui n’est déjà pas terrible. »

Après le débrayage, les salariés ont repris le travail, mais ils ne comptent pas en rester là :

« Nous avons décidé de ne pas respecter les consignes, même si nous risquons un compte-rendu pour ne pas avoir observé la règle. À la rentrée, nous verrons comment les choses ont évolué, mais nous n’excluons pas d’autres types d’actions. »

Si les vacances vont apaiser ces tensions, la rentrée sociale s’annonce délicate chez Ceacom.

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