Les salariés de l’usine Fralib bloquent la plateforme de Fauverney

France 3 Bourgogne, 5 juillet 2013 :

300 salariés de l’usine basée à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône, sont montés en Bourgogne. Depuis 4h du matin ce vendredi 5 juillet 2013, ils bloquent la plate forme où transitent les thés Éléphant et Lipton.

Les thés Lipton et Elephant conditionnés en Europe de l’Est

Cela fait plus de 1000 jours que les salariés de Fralib sont entrés en résistance. Leur lutte a débuté le 28 septembre 2010, quand le groupe Unilever a annoncé sa décision de fermer l’usine des Bouches-du-Rhône.

Plus d’un million et demi de sachets de thé étaient fabriqués dans l’usine chaque année. Mais, il y a trois ans, le géant de l’agroalimentaire a décidé de délocaliser la production en Pologne.

Les salariés occupent alors l’usine pour empêcher le déménagement des machines. Ils reçoivent la visite de nombreux élus, dont celle de François Hollande, candidat à la primaire du Parti socialiste pour l’élection présidentielle, et de Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.

Déjà trois plans sociaux retoqués

Entretemps, les premiers licenciements ont eu lieu. La justice a déjà retoqué trois plans sociaux. Le 28 février 2013, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a conclu à la nullité des licenciements intervenus. Elle a demandé la présentation d’un nouveau PSE (plan de sauvegarde de l’emploi). Mais, la situation est bloquée et de nombreux salariés ne sont plus payés depuis fin mars.

Action coup de poing en Bourgogne

Cette fois, les Fralibs ont décidé de mener une action coup de poing en Bourgogne. Ils ont choisi de bloquer la plate forme de Fauverney, car c’est là que transitent les sachets de thé quand ils reviennent en France pour être vendus aux consommateurs de l’Hexagone. Depuis 4h du matin, ils bloquent toutes les issues du site de Côte d’Or.

Il y 4 ans, Unilever fermait l’usine Amora à Dijon

Cette action rappelle des souvenirs aux Bourguignons. Ceux-ci n’ont pas oublié la décision d’Unilever de fermer l’usine historique d’Amora Maille qui se trouvait à Dijon. Cette annonce faite en 2008 avait soulevé la colère de toute la population et de nombreux élus. Quelques mois plus tard, en juillet 2009, le site dijonnais fermait ses portes.

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