Mobilisation à la Fonderie Messier d’Arudy pour les libertés syndicales

La République des Pyrénées, 4 juillet 2013 :

Arudy (64) : 170 personnes selon les forces de l’ordre. Plus de 200 selon le syndicat CGT. Ils tomberont d’accord sur un point, le rassemblement qui s’est tenu hier midi devant la Fonderie Messier d’Arudy au soutien du salarié et délégué CGT Christian Ploujoux, toujours sous la menace d’un licenciement, a été « massif ». Notamment pour interpeller le ministre du Travail Michel Sapin, qui pourrait, en dernier recours avant le 23 juillet, « empêcher » ce licenciement.

Christian Ploujoux a été menacé de licenciement dès février 2011 par la direction de la Fonderie Messier et de sa maison mère, Ventana Aerospace. Il lui est alors reproché d’avoir fait usage d’un klaxon en utilisant de l’air comprimé de l’entreprise. La tension monte. Le directeur de l’époque est séquestré par les salariés. Christian Ploujoux, lui, est rentré chez lui. Mais la direction continue de lui reprocher sa participation aux événements.

L’inspection du Travail puis le ministère de Xavier Bertrand (20 décembre 2011) refusent le licenciement de ce salarié protégé, estimant même la procédure « à charge » menée par la direction, entâchée « d’irrégularités ». L’employeur s’obstine. Et obtient le 23 mars dernier du tribunal administratif l’annulation de la décision du ministère du Travail.

« L’impression que mes jours sont comptés »

« Comment peut-on, partant d’une action collective, désigner tel salarié comme seul responsable ? » s’insurge Antoine Nevado, secrétaire CGT du comité d’entreprise. Qui n’explique cet « acharnement » que par la volonté qu’il prête à la direction de « vouloir détruire le syndicat ».

Le ministère du Travail a deux mois pour réagir. « Empêcher » le licenciement ou l’autoriser. « Si c’est le cas, je pourrai être licencié sur le champ, explique Christian Ploujoux, qui entame sa 8e année de travail à la Fonderie. J’ai l’impression que mes jours sont comptés. C’est dur. Mais je suis obligé de continuer à travailler : je vis en couple, j’ai un enfant et j’ai un crédit sur le dos. »

Le climat est délétère à Arudy. Les négociations annuelles obligatoires ont également achoppé. La direction ne proposerait que 10 € d’augmentation des salaires, alors que l’entreprise afficherait un résultat de 2,3 millions d’euros.

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