Chantage patronal à l’usine Behr de Rouffach

Dernières infos sur le référendum sur le site de Behr france, sous-traitant de l’automobile en Alsace, aujourd’hui après une victoire partielle de patron avec cette mascarade pour imposer un accord de compétitivité ou l’ensemble des salariés s’il a signature de toutes les organisations syndicale, trois ans de blocage des salaire, une semaine de plus de travail et le maintiens de 103 salariés.

Mais l’intersyndicale CFDT UNSA et CFTC n’est pas prête à valider cet accord et a appelé a voter non au référendum et dans le collège ouvrier et employés ont obtenu 40, 8 % de non. On peut en déduire que une bonne partie du collège ouvrier est opposer a l’accord de la direction. (voir le résultat du référendum en PDF : résultat référendom Behr Fance Rouffach).

La direction met également dans la balance un autre chantage sur les futures production de la TWIGO de Renault et de la SMART de Mercedes sur le site de Behr france : si les syndicats n’accepte pas l’accord les volumes seront réalisés sur le site de Behr en Tchéquie avec 103 suppression d’emploi voire la fermeture du site en France.

Dépêche AFP du 28 juin 2013 :

Automobile Référendum sur un gel des salaires chez un Behr France (Rouffach, Haut-Rhin)

Les salariés du fournisseur automobile Behr France à Rouffach (Haut-Rhin) ont commencé vendredi à se prononcer par référendum sur un gel des salaires et une hausse des jours travaillés en échange d’une promesse de maintien des effectifs.

Les quelque 1200 salariés (soit 1051 équivalent temps-plein) ont commencé à voter à 11h30 sur le site qui fabrique des climatiseurs. Le scrutin se poursuivra jusque tard dans la soirée pour permettre à l’équipe de nuit d’y participer, a indiqué Pascal Patou, représentant l’intersyndicale CFTC-Unsa-CFDT. Le personnel se prononce sur la renonciation à cinq jours de RTT (réduction du temps de travail) et le gel des salaires jusqu’en 2015, a poursuivi M. Patou.

Il s’agit d’une « proposition » de la direction en échange de quoi celle-ci s’engage jusqu’en 2015 à ne pas procéder à un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) et à décrocher une nouvelle commande importante.

Le référendum est préalable à la négociation, pas encore entamée, entre la direction et les syndicats sur un accord d’entreprise en bonne et due forme, a rappelé M. Patou. L’idée en revient aux salariés suite aux discussions dans les ateliers sur la proposition de la direction.

Les cinq jours de RTT en jeu représentent un tiers du total résultant d’un accord d’entreprise en compensation du maintien de la semaine de travail à 40 heures. Un autre réaménagement du temps de travail est prévu pour les équipes de week-end qui se traduirait par trois jours et demi travaillés en plus par an, selon les syndicats.

L’intersyndicale, qui représente les trois principales organisations du site, a appelé à voter non, estimant insuffisantes les garanties de la direction en contrepartie des efforts demandés aux salariés. Selon elle, le projet n’empêcherait pas la suppression d’effectifs au compte-gouttes sans plan social, tandis que le nouveau marché n’est pas garanti car il met en compétition interne les différents sites de Behr.

L’intersyndicale analyse le projet comme un « moyen de pression » de la direction en l’absence de situation d’urgence. « Il n’y a pas de baisse d’activité notable, nous n’avons pas de chômage partiel et comptons une centaine d’intérimaires » , a relevé M. Patou. La CGT et la CFE-CGC, autres organisations représentées, n’ont pas rejoint l’intersyndicale. Behr France fait partie du groupe allemand Mahle-Behr.

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