Nouvelle grève de deux jours au Togo

Ici Lomé, 21 mai 2013 :

Après l’accalmie de près de quatre semaines, le front social risque de connaitre de nouveaux bourdonnements les 23 et 24 mai prochains. Ces deux, ce sont des jours retenus par la STT (Synergie des Travailleurs du Togo) pour une nouvelle grève. Ceci, pour dénoncer le retard observé dans les discussions autour de la plate forme revendicative des travailleurs de la fonction publique.

Selon les termes d’un communiqué de presse rendu à cet effet, la Synergie, après avoir attendu en vain au terme des travaux des deux commissions présentées au gouvernement, « se trouve dans l’obligation de lever la suspension du mot d’ordre de grève intervenu le 26 avril 2013 et appelle tous les travailleurs à observer une cessation de travail pour le compte des journées du jeudi 23 et vendredi 24 mai 2013 pour demander la reprise des négociations sur les huit points de la plate forme et la signature d’un accord ». Les travailleurs se font encore plus menaçants : « la STT rappelle qu’en cas de non satisfaction, cette grève sera reconductible ».

La colère des travailleurs ne s’arrête pas seulement sur ces revendications qui les concernent directement. Ils s’attaquent également aux corolaires des précédentes grèves, à savoir la gestion qui est faite des décès des deux élèves Ansèlme Sinandaré et Douti Sinanlingué. Se disant sans nouvelle sur la procédure à l’encontre des auteurs du décès du premier et des résultats de l’enquête sur les circonstances de la mort du second, la STT annonce une opération nationale SOS Justice pour Douti et Ansèlme. Elle appelle dans la foulée « à la mobilisation générale de tous les travailleurs des secteurs public, parapublic, privé et informel, des élèves, des étudiants, des responsables religieux, les parents d’élèves, des commerçants bref de tous les citoyens ».

Il est aussi demandé « aux autorités de tenir leurs engagements pris le 23 avril 2013 devant tous les travailleurs » à savoir, « la cessation immédiate des menaces, des intimidations de toute sorte, des harcèlements exercés à divers niveau sur les travailleurs, sur leurs responsables représentés dans la STT », « la réintégration dans leurs droits, des trois camarades de la police de l’université de Lomé abusivement licenciés pour cause de grève, des camarades injustement affectés et relevés de leur poste au garage central administratif », « la cessation immédiate des opérations de retenues sur salaire des travailleurs pour cause de grève » et enfin « la tenue en toute sécurité des rassemblements de la STT dans toutes les régions de notre pays ».

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