Archives quotidiennes : 18/05/2013

Afghanistan: débat houleux au Parlement sur les violences aux femmes

KABOUL (AFP) – 18.05.2013

Le Parlement afghan a dû interrompre samedi un débat houleux sur une loi contre les violences aux femmes, plusieurs députés ayant exprimé leur vif désaccord avec cette loi qu’ils estiment contraire à la charia.

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Le Parlement afghan a dû interrompre samedi un débat houleux sur une loi contre les violences aux femmes, plusieurs députés ayant exprimé leur vif désaccord avec cette loi qu’ils estiment contraire à la charia.

Le président Hamid Karzaï a ratifié en 2009 un décret sur l’Elimination des violences contre les femmes, qui interdit notamment les mariages forcés, la violence conjugale, et fixe l’âge légal du mariage à 16 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons.

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Afghanistan : Nouvel échec d’une loi pour les droits des femmes

Le Parlement afghan n’est pas parvenu, samedi 18 mai, à faire adopter une loi visant à interdire les violences à l’encontre des femmes, un nouveau coup porté à la cause des femmes dans ce pays musulman conservateur, depuis le renversement des talibans à la fin de 2001.

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Le président Hamid Karzaï avait approuvé en 2009 par décret« la loi sur l’élimination des violences faites aux femmes », mais l’accord de l’Assemblée est encore nécessaire pour qu’elle soit définitivement adoptée.

Depuis 2009, cette loi fait débat au Parlement, où s’affrontent les députés traditionalistes, tenants d’une stricte application de la loi islamique, et les élus laïques libéraux, obligeant le président de l’Assemblée à reporter sans cesse les débats.

AJOURNEMENT

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Non-lieu pour un maire soupçonné de viols et d’agressions sexuelles

Affaire Georges Tron : l’indignation de l’une des plaignantes

Hier, le parquet d’Evry a requis un non-lieu à l’encontre du maire de Draveil (Essonne) Georges Tron, soupçonné de viols et d’agressions sexuelles par deux ex-employées municipales. Un réquisitoire difficile à supporter pour Eva Loubrieu, l’une des deux plaignantes. Elle a ainsi confié son indignation au micro d’Europe 1.

Affaire-Georges-Tron-l-indignation-de-l-une-des-plaignantes_mode_une« Quand j’ai appris le non-lieu, je suis tombée, pour tout vous avouer », explique d’abord l’ancienne employée municipale de Draveil. « Je ne m’attendais absolument pas à ça (…) Le procureur décrit Georges Tron comme un homme dont le comportement heurte la morale et la morale publique, et, paradoxe, on a affaire à un non-lieu. Evidemment, mon sentiment premier est la révolte », poursuit-elle. Et d’ajouter : « Tous les faits de viol, de harcèlement, sont avérés par un faisceau de preuves mais, effectivement, il n’y a pas d’enregistrement, pas de preuve matérielle de leur existence. »

Des pressions exercées sur certains témoins de l’affaire ?

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31 étudiants interpellés après une manifestation contre la fin des aides au maïs

TV Monde,  18 mai 2013 :

Au moins 31 étudiants ont été interpellés sur ordre du président zambien Michael Sata, après une manifestation étudiante vendredi à Lusaka contre l’arrêt des aides gouvernementales au maïs, une denrée de base des Zambiens, a indiqué la police samedi.

« Nous avons jusqu’à présent appréhendé 31 étudiants qui n’ont pas encore été inculpés », a déclaré à l’AFP le chef de la police régionale de Lusaka Joyce Kasosa, précisant que la liste n’était pas encore définitive.

Plusieurs centaines d’étudiants de l’Université de Zambie avaient marché vendredi en direction du palais présidentiel, demandant à être reçus par le président Sata. Mais le chef de l’Etat, en déplacement à une soixantaine de kilomètres de la capitale, avait donné l’ordre à la police de procéder à des arrestations et aux responsables de l’université de les expulser.

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Yamoussoukro : Des employés de sociétés d’entretien en grève illimitée

AIP, 18 mai 2013 :

Des travailleurs de deux entreprises commises au nettoyage et à l’enlèvement d’ordres dans la ville de Yamoussoukro observent depuis lundi une grève illimitée jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, a appris l’AIP auprès des concernés.

Ces employés de ‘’Arôme’’ et ‘’Clean Bor-CI’’ qui observent cet arrêt de travail réclament cinq mois d’arriérés de salaires.

« Cette fois-ci, nous irons jusqu’au bout. Tant que nos employeurs ne nous payeront pas l’intégralité de notre argent, la ville restera sale, aussi longtemps qu’ils continueront d’ignorer nos cris de détresse », a déclaré, sous couvert d’anonymat, une des grévistes employée de la société ‘’Arôme’’.

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Communisme-ouvrier, conseils et partis

Un bref historique

L’histoire du communisme-ouvrier, comme courant théorique et politique distinct, peut être tracée en plusieurs grandes étapes. Dès 1978, le Cercle pour l’émancipation de la classe ouvrière, tout en restant dans un cadre marxiste-léniniste, affirme la nécessité d’assurer l’hégémonie du prolétariat dans la révolution, dans la mesure où l’Iran est un pays capitaliste. Cette prise de position tranche face à la gauche populiste qui affirme qu’il s’agit d’un pays « semi-féodal et semi-colonial », où le capitalisme n’est pas encore développé. De ce cercle va rapidement naître l’Union des combattants communistes, qui dénonce vigoureusement le « mythe de la bourgeoisie nationale progressiste », au nom duquel l’extrême-gauche en est venue à soutenir Khomeiny. Cette critique argumentée va attirer l’attention de militants de différentes organisations, déboussolés par l’évolution de la révolution ; parmi eux, une organisation clandestine kurde d’origine maoïste, mais dépourvue de visées théoriques, Komala.

Lorsque l’armée iranienne tente de briser la révolution au Kurdistan, Komala va se transformer en puissante organisation de guérilla, d’abord urbaine, puis rurale par la force des choses, capable de tenir une zone libérée plusieurs années durant. Une partie des militants de l’Union des combattants communistes se replie dans cette zone, les autres poursuivant le travail clandestin dans les usines. Les deux organisations fusionnent en 1984 pour fonder le Parti communiste d’Iran, sur la base d’un programme rédigé par Mansoor Hekmat . La guérilla a pour principale mission de protéger les structures du parti : son puissant émetteur radio, qui permet de relier les cellules ouvrières sans contacts directs ; son école de formation ; ses militants, qui y trouvent un replis quand ils sont grillés ou menacés de l’être .

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Images de la manifestation pour les retraites à La Paz

C’est par milliers que les travailleurs de Bolivie ont manifesté le 17 mai dans les rues de La Paz à l’appel de la COB (Confédération Ouvrière de Bolivie) pour pension de retraite égale à leurs derniers salaires. Mineurs, mais aussi enseignants, travailleurs de la santé et autres catégories de salariés se mobilisent aussi dans les autres villes du pays. A noter qu’une des peurs du gouvernement de Morales était, hier, que des fonctionnaires de police, eux aussi mal payés, se mettent en grève aux côtés des travailleurs plutôt que de les réprimer. Cela ne s’est pas passé mais des femmes de policiers du rang ont affirmé leur solidarité avec les grévistes.

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Centres d’appel en Tunisie : effet domino de la grève

L’Economiste Maghrébin, 18 mai 2013 :

Une grève à Transcom, un » poids lourd » des call centers en Tunisie, sera bientôt entamée. L’expression , une fois de plus, du ras -le -bol d’une génération de salariés instruite mais réduite au travail à la chaîne. M. Mustapha Nehdi, secrétaire général de la CGTT à Transcom, nous en dit plus sur cette affaire.

Quelles sont les motivations de la grève que vous annoncez ?

Il s’agit d’une accumulation d’exactions et d’erreurs qui se sont répétées durant ces 6 dernières années. Nous avons affaire à une direction qui s’intéresse à son intérêt plus qu’à celui de l’agent qui, rappelons-le, est la principale source de gain pour l’entreprise.

Nous devons faire face à un non-respect des lois tunisiennes qui protègent les droits des salariés. Dans nos revendications, nous ne demandons pas d’argent. Nous exigeons nos droits comme la direction exige nos devoirs.

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Togo : Nouvelle grève de 48 heures

Togo Site, 18 mai 2013 :

Face au choix délibéré du gouvernement de ne pas inviter la coordination de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) à la table de discussion au lendemain de l’accord et des travaux en commissions, la STT lance un nouveau mot d’ordre de grève de 48 heures la semaine prochaine.

C’est la décision que les travailleurs ont prise vendredi en assemblée générale, après avoir attendu plus de cinq jours sans cette invitation du gouvernement.
« La STT appelle tous les travailleurs à observer une cessation de travail pour le compte des journées du jeudi 23 et vendredi 24 mai 2013 pour demander la reprise des négociations sur les huit points de la plate forme et la signature d’un accord », a laissé entendre les principaux responsables de la synergie.

Les deux parties s’étaient convenu qu’au lendemain des travaux en commissions, les discussions allaient commencer sur les huit points de la plateforme de revendication de la synergie.

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Les travailleurs boliviens mobilisés pour leurs retraites

Le Monde, 18 mai 2013 :

Avec le soutien de la COB, les mineurs, traditionnellement en pointe dans les mouvements revendicatifs, ont entraîné dans la grève les enseignants, le personnel hospitalier et des ouvriers de l’industrie. Les grévistes demandent une pension de retraite égale à leurs derniers salaires, alors qu’elle s’élève actuellement à 70 %. Le mouvement s’est durci lorsqu’ils ont appris que les militaires sont les seuls à toucher une pension égale à 100 % de leur dernière paie.

Plus de 5 000 travailleurs des mines de Huanuni se trouvent à La Paz. Comme d’habitude, les mineurs manifestent bruyamment, en faisant exploser des petits bouts de bâtons de dynamite. En plein centre-ville, l’effet recherché est vite atteint : les manifestants ne peuvent pas passer inaperçus. La place Murillo, où se trouvent le palais présidentiel et le Congrès, est bloquée par la police, qui éloigne les grévistes à coups de gaz lacrymogène.

Des manifestations ont eu lieu également à Oruro, centre minier, et à Santa Cruz, coeur économique du pays. Des barrages ont été dressés sur les routes de plusieurs départements. Le gouvernement en a compté 35 dans tout le pays. Un pont a été dynamité à Caihuasi, à 200 km de La Paz.

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