Mobilisation à Bernet pro contre des licenciements

Le Berry, 20 avril 2013 :

Saint Florent sur Cher : Dehors, la sono crache la chanson de Zebda, Motivés. Réunis hier à partir de midi dans la rue jouxtant leur entreprise, les salariés de Bernet pro sont mécontents.

Une trentaine d’entre eux ont entamé une grève hier en début d’après-midi, afin de protester notamment contre les licenciements à venir.

L’entreprise compte procéder aux licenciements de cinq salariés, auxquels s’ajoute un départ volontaire. L’entreprise, spécialisée dans la fabrication de fenêtres, compte quarante-huit salariés, administratifs inclus.

« Baisse de 20 % des commandes »

Les justifications avancées par Jean-Baptiste Ridoret, gérant de l’entreprise, sont d’ordre économique : « Nous sommes dans un contexte difficile avec une baisse de notre carnet de commandes de 20 %. Les perspectives ne sont pas bonnes pour l’avenir. Nous avons pris cette décision pour éviter d’en prendre une encore plus difficile plus tard. »

Cette décision, Miloud, l’un des six salariés concernés par un futur licenciement, a du mal à l’avaler. « Il y a du travail et de l’argent… », lâche-t-il, dépité.

Les salariés grévistes ont décidé de se battre pour l’avenir de leurs collègues. Aucune solution ne semble émerger à l’heure actuelle pour éviter les licenciements. Une a été proposée lors d’une entrevue hier matin entre la direction et les grévistes. « Un passage à trente-cinq heures m’a été soumis (contre trente-neuf heures actuellement, NDLR), affirme Jean-Baptiste Ridoret. Cela me paraît difficilement envisageable car cela impliquerait une baisse de salaires des ouvriers et de leur pouvoir d’achat. En tout cas, un passage à trente-cinq heures nécessite que tout le monde soit d’accord. »

Ce qui semble à l’heure actuelle fortement compromis. « Le passage aux trente-cinq heures entraînerait une baisse de salaires de 200 euros. Ce n’est pas une bonne solution », lance Denis Robic, délégué du comité d’entreprise et CGT.

es salariés menacés par les licenciements sont convoqués mardi prochain par leur direction. Jean-Baptiste Ridoret leur a proposé de ne pas travailler d’ici là en raison d’un contexte psychologique difficile pour eux. Mais la plupart ont décidé de continuer.

« On propose à des gens de rester chez eux à ne rien faire alors qu’il n’y a soi-disant plus d’argent », peste l’un des syndicalistes.

Jean-Baptiste Ridoret rétorque qu’il ne s’agit pas de payer les salariés inactifs durant une longue période.

Les grévistes attendent désormais de voir l’évolution de la situation pour savoir quelle suite donner à leur mouvement.

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