Roumanie : Chantage chez Dacia

Yabiladi, 10 avril 2013 :

Dacia, le constructeur automobile filiale de Renault, n’en peut plus des grèves dans ses usines en Roumanie. Le mois dernier, du 20 au 21 mars, 5000 ouvriers, sur les 13 000, de l’usine de Mioveni ont fait grève durant une journée et demie. Ils réclamaient une augmentation de salaire de 25%.

Une grève dont le groupe se serait bien passée. Plus de 1500 voitures n’ont pas été fabriquées lors du débrayage. Soit des pertes pour Dacia qui se sont élevées à près de 20 millions d’euros. La direction de l’usine a répondu à ses employés qu’elle ne pouvait les augmenter de 25%, rappelant qu’elle les avait déjà augmentés de 9%, rapporte Reuters. Néanmoins, les syndicats ne lâchent pas l’affaire. Ils prévoient de nouvelles actions dès demain, jeudi 11 avril sur le site de Mioveni.

420 ou 225 euros ?

Pour dissuader les ouvriers d’arrêter les machines de production, la direction de l’usine opte pour le chantage. « Si les protestations ne cessent pas et si les employés continuent de réclamer des choses irréalistes, il se pourrait que nous transférions une partie de la production au Maroc », a lâché le vice-président du groupe en Roumanie. « L’avantage de produire au Maroc est qu’un employé marocain ne touche que la moitié d’un salaire d’un employé roumain », a-t-il ajouté. D’après la direction de Dacia, un employé touche en moyenne 840 euros contre 475 euros pour la moyenne nationale. Cela voudrait dire qu’un ouvrier marocain chez Dacia ne touche que 420 euros. Cependant, certains ouvriers de l’usine affirment gagner beaucoup moins. « Nous gagnons 2 000 lei (450 euros) en travaillant six jours sur sept. Une fois que nous avons payé toutes nos factures, nos poches restent vides. » avaient déclaré un ouvrier à la presse roumanaise. Ce qui ne laisse rien à notre ouvrier marocain qui ne gagnerait, par conséquent, que 225 euros !

Plus de viande !

En plus de demander une augmentation de salaire, les ouvriers de l’usine Mioveni réclament de meilleures conditions de travail comme par exemple de ne plus être fouillés à la sortie de l’usine, ou plus surprenant, d’avoir une meilleure nourriture servie à la cantine de l’entreprise, qui selon les ouvriers, n’est composée que de haricots ou de choux et sans viande.

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