Marche pour l’emploi à Liège: 5000 personnes disent « non » à l’austérité

RTBF, 30 mars 2013 :

Ce samedi matin à Liège, 5000 personnes marchaient dans les rues, selon la police. Un rassemblement organisé à l’appel de la FGTB et de la CSC. Les syndicats disent « non » à l’austérité et dénoncent les dérives du capitalisme, surtout dans leur région lourdement frappée par les fermetures et restructurations d’entreprises.

« Abandonnez vos pantoufles et venez marcher pendant deux heures pour dire ‘stop’ au détricotage du bassin industriel liégeois », c’était le mot d’ordre des syndicats.

Le cortège a démarré peu après 10h00 du Torè, boulevard d’Avroy. Des travailleurs d’ArcelorMittal, de Caterpillar ou encore de Ford Genk – trois entreprises récemment touchées par des pertes d’emploi – étaient notamment présents.

Les manifestants portaient des banderoles affichant des slogans tels que « Bloquons la machine à exclure », « Sans notre travail, leur capital ne vaut pas un balle » ou encore « Touche pas à mon industrie ».

Après avoir défilé dans le centre-ville, le cortège est revenu vers le parc d’Avroy, où les prises de parole ont eu lieu peu après 11h30.

Les représentants syndicaux ont plaidé pour un retour au sens collectif, une fiscalité plus juste, notamment via la taxation des grosses fortunes, et une Europe plus sociale.

« L’austérité ne marche pas, nous ne la voulons pas, elle est contre-productive », a déclaré le président de la CSC Liège-Huy-Waremme, Pierre Lepinne. « Nous exigeons une fiscalité plus juste. Une taxe d’1% sur les fortunes de plus d’un million d’euros pourrait financer 150 000 emplois », a-t-il lancé.

Il a ajouté qu’il était nécessaire d' »exiger une Europe plus sociale, et de refuser celle de la concurrence ».

Le président de la FGTB Liège-Huy-Waremme, Marc Goblet, a insisté sur le rôle du politique. « Le pouvoir politique doit se réapproprier son rôle et doit s’assurer, quand il donne de l’argent aux entreprises, que ces largesses retournent au collectif. On ne peut pas laisser les multinationales décider de l’avenir d’une région ».

« Nous avons besoin d’une société collective et solidaire pour sortir de la crise », a-t-il ajouté en précisant qu’il est « important de rester dans un plan de mobilisation, dont l’apothéose sera une action organisée dans le cadre du sommet européen, fin juin » prochain.

Parmi ceux qui manifestaient ce samedi, il y avait aussi des sans emploi. Comme Danny Winnen: « On sait que le chômage ne coûte à l’état que 0,8% de son PIB. Donc c’est une décision politique qui touche aussi les travailleurs : plus on rend le chômage désagréable, plus ils ont peur d’y tomber et acceptent donc n’importe quoi de la part du patronat », comment-t-il. « Je pense que la Belgique gagne assez que pour pouvoir partager ses richesses avec des gens qui n’ont pas de travail ».

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