Archives quotidiennes : 28/03/2013

Amiens : le concert de soutien aux salariés de Goodyear se tiendra place de l’hôtel de ville

Initialement prévu sous la verrière de la gare d’Amiens vendredi 29 mars, le concert de soutien aux salariés de Goodyear se tiendra place de l’hôtel de ville de 16h à 23 h pour des raisons technique et de sécurité.

Cette solution a été proposée par la Ville d’Amiens et acceptée par les organisateurs en fin de matinée, des raisons techniques et de sécurité.

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Les travailleurs PSA Aulnay envahissent le Medef

AFP, 28 mars 2013 :

Environ 150 salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois ont brièvement envahi jeudi les locaux du Medef à Paris, après une opération similaire la veille dans une annexe du ministère du Travail. Les salariés, venus à bord de deux cars, ont pénétré dans le hall du patronat français dans le 7e arrondissement de la capitale, où ils sont restés environ une heure, selon Jean-Pierre Mercier, meneur CGT de l’usine de Seine-Saint-Denis. Les forces de l’ordre, venues en nombre, les ont ensuite fait sortir dans le calme et s’efforçaient en fin d’après-midi de les faire remonter à bord de leurs cars.

« On est venus mettre un coup de pression au gouvernement et au patronat », a déclaré Marc Darcy, élu CGT à Aulnay, alors que des affiches « Non à la fermeture de PSA Aulnay » ornaient les murs du Medef. « Cette action, c’est pour débloquer la situation, pour demander l’annulation des sanctions et des poursuites pénales (visant certains salariés grévistes) et qu’on obtienne la garantie d’un CDI pour tous », a expliqué M. Mercier. « Si Peugeot ne cède pas sur nos revendications, on se mobilisera tous les jours, où on veut, quand on veut », a-t-il prévenu.

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Action sociale territoriale : Déclaration de la CGT au CTP du Conseil Général du Doubs

CGT ADDSEA, 28 mars 2013 :

Déclaration du syndicat CGT du Conseil Général du Doubs au Comité Technique Paritaire sur l’action sociale territoriale, 28 mars 2013 :

Le Conseil Général a annoncé qu’au 1er septembre 2013, il internalisera le service MASP (Mesure d’Accompagnement Social Personnalisé), mission actuellement dévolue aux salariés de l’ADDSEA et d’HDL (Habitat Développement Local). En tout ce sont des travailleurs sociaux sur huit postes équivalents temps plein (4 pour l’ADDSEA et 4 pour HDL) qui assurent cette mission. Or, le Conseil Général ne propose que la création éventuelle de cinq nouveaux postes au sein de ses services pour remplir ces missions, auxquels pourraient éventuellement postuler les salariés actuellement embauchés par l’ADDSEA et HDL. Non seulement les cinq postes proposés par le Conseil Général ne suffiront pas pour assurer un emploi aux collègues concernés, mais en plus, il n’y a à ce jour aucune garantie tant du nombre de postes que de leur nature. S’agira-t-il d’emplois titulaires ou précaires ? L’inquiétude est d’autant plus grande puisqu’il est question de proposer à ces salariées des postes de vacataires, c’est-à-dire des contrats précaires d’un an.

Les syndicats CGT, CFDT, FO et SUD de l’ADDSEA ont interpellé le Président du Conseil Général par courrier daté du 18 janvier 2013 demandant une rencontre afin d’aborder directement ces questions. A ce jour, le courrier est toujours resté sans réponse et les salariées des services MASP vivent dans l’inquiétude quant à leurs emploi et à leur avenir.

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PSA teste à Mulhouse son futur accord de flexibilité

Reuters, 28 mars 2013 :

PSA Peugeot Citroën veut allonger le temps de travail dans son usine de Mulhouse (Haut-Rhin) pour produire le nouveau Peugeot 2008, un projet que la CGT considère comme un test du futur plan de flexibilité que le constructeur automobile prépare pour tous ses sites français.

« La direction annonce que le commerce demande une dotation supplémentaire de 2.000 modèles 2008 pour le deuxième trimestre. Son projet : faire travailler les salariés une heure en plus par jour de façon obligatoire », déclare la CGT dans un tract.

« Vraie ou pas vraie, cette dotation en 2008 est surtout un ‘test grandeur nature’ et préfigure de ce que la direction va tenter de mettre en place à l’échelle du groupe dans les prochains mois, à savoir un accord de performance », ajoute le syndicat, qui réclame plutôt des embauches.

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Le nationalisme : un poison mortel pour la classe ouvrière

Article publié par l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Il n’y a pas besoin de faire de longues analyses pour constater qu’aujourd’hui comme hier le gouvernement français est au service de la bourgeoisie. Lorsque les ouvriers manifestent contre les licenciements, que ce soit à Rueil-Malmaison, devant le salon de l’auto à Paris ou à Strasbourg, ils ont en face d‘eux, comme sous Sarkozy, les forces de répression. Rien de bien nouveau et rien d’étonnant, les gouvernements se succèdent depuis des décennies, tantôt de gauche, tantôt de droite, la bourgeoisie reste aux commandes de l’Etat, menant la même politique anti-ouvrière. C’était d’ailleurs aussi le cas sous le gouvernement Jospin quand Mélenchon était ministre délégué à l’enseignement professionnel.

Ce n’est donc pas peu dire que Moscovisci est, comme les autres ministres, au service du patronat et que la politique qu’il mène va à l’encontre des intérêts de la classe ouvrière. Mais la sortie de Mélenchon dénonçant Moscovisci en disant qu’il aurait le « comportement de quelqu’un qui ne pense pas en français qui pense dans la langue de la finance internationale », n’a rien à voir ni avec la lutte contre une politique anti-sociale ni avec la défense des intérêts ouvriers. Ce type de discours nationaliste oppose non pas les travailleurs et le patronat, mais ce qui serait un « bon capitalisme » français à la « finance internationale ». C’est une rhétorique qui feint d’oublier que l’on parle bien français dans les Conseils d’Administration de Renault ou de PNB Paribas, mais surtout qu’il importe peu, à nous les travailleurs, que la famille Peugeot pense « plus en français » que la famille Mittal. Pour les ouvriers, c’est la même exploitation et les mêmes licenciements, que nos patrons parlent le français, l’anglais, le chinois ou le breton.

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Nantes : Tension et grève au service de maternité du CHU

Presse Océan, 28 mars 2013 :

Rythmes de travail, réorganisation des services, question autour des effectifs : la tension rejaillit au centre hospitalier universitaire de Nantes.

Un mouvement de grève illimité était annoncé cette nuit, à partir de minuit, au sein des équipes de nuit de la maternité de l’hôpital. La fronde concerne les aides soignantes et auxiliaires de puériculture des services intervenant en bloc opératoire et assurant le suivi des soins de couche et des grossesses à risques. «

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«Avec Taylor, patron de Titan, c’est toujours la faute du syndicat»

Grève des ouvriers de Titan en 2010 aux Etats-Unis

Interview d’un militant syndicaliste de l’usine Titan de Bryan, 
en Ohio (Etats-Unis) réalisée par la CGT Goodyear Amiens le 27 mars 2013.

Il y a un mois, le pdg de Titan international, insultait les salariés de Gooyear Amiens nord, « de soi-disant ouvriers » menés par des « barjots du syndicat communiste ». Le président du syndicat United Steelworkers of America (USWA), John Vanover, se démarque des élucubrations du PDG de Titan sur les salariés d’Amiens. Dans l’Ohio, les métallos ont écrit « Vive la France » sur leurs casques.

Qu’avez-vous pensé de l’échange de courriers qui a eu lieu entre Maurice Taylor et Arnaud Montebourg ?

John Vanover. On a beaucoup rigolé quand on a vu les lettres de Maurice « Morry » Taylor au gouvernement français. Nous qui travaillons pour lui, nous savons que la réalité est légèrement différente de ce que disent les journaux. Il y a des gars dans l’usine qui ont collé du sparadrap sur leurs casques et ont écrit dessus, au marqueur: «On aime les Français.» Des gars veulent aller acheter des tee-shirts où il y a écrit « Vive la France ». Morry Taylor est le genre de mec à dépenser 200 000 dollars pour vous en voler 10, l’argent n’est pas un problème pour lui. Il dit toujours: «Je ne fais pas de l’humanitaire, je fournis des emplois.» Et il fournit des emplois, en effet, mais parfois il faut se battre pour obtenir un semblant de dignité avec lui. Que ce soit avec General Tire ou Continental ou Titan, on entend ces menaces de produire ailleurs à chaque fois qu’on négocie : « On va vous fermer. Vous n’êtes pas rentables. Je peux produire la même chose pour moins cher au Mexique ou en Chine ! » Ça fait juste partie des lois du marché mondialisé…

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