15 000 personnes ont manifesté contre l’austérité à Bruxelles

RTBF, 14 mars 2013 :

Entre 10 000 (selon la police) et 15 000 personnes(selon les syndicats) se sont réunies ce jeudi après-midi dans le parc du Cinquantenaire, à Bruxelles, pour participer à une action de protestation contre la politique d’austérité européenne. Une manifestation qui s’est disloquée vers 17h.

Organisé par la Confédération européenne des syndicats (CES), ce rassemblement se tenait en marge du sommet européen. Les membres des différents syndicats belges et européens se sont réunis vers 12h00 au croisement du boulevard de la Woluwe et de l’avenue de Tervueren, avant de rejoindre le parc du Cinquantenaire, où des représentants des syndicats ont pris la parole. D’importantes délégations de travailleurs d’ArcelorMittal et de Caterpillar étaient présentes.

Les syndicats ont appuyé leur revendication à l’aide de toutes sortes de chiffres : un jeune sur quatre en Europe n’a pas de travail, 120 millions d’européens vivent dans la précarité, 26 millions de personnes en Europe cherchent un emploi.

« Dans une véritable Europe sociale, il n’y a pas de place pour une politique d’austérité aveugle. Il n’y a pas de place pour la pauvreté. Il n’y a pas de place pour un taux de chômage aussi élevé. Nous voulons plus d’investissement dans les dépenses sociales. Plus d’investissement dans les emplois verts. Nous voulons une économie durable. Nous voulons des emplois pour les jeunes et pour les travailleurs expérimentés », a notamment déclaré Jan Vercamst, le président de la CGSLB.

Le secrétaire général de la CSC, Claude Rolin, a pour sa part rappelé que plus de 26 millions de personnes sont au chômage en Europe. « Les politiques d’austérité sont une absurdité, ce sont des politiques contre-productives », a-t-il déclaré. La secrétaire générale de la CES, Bernadette Ségol, a également affirmé que les politiques européennes actuelles mènent à la récession et qu’un changement de cap est indispensable.

De représentants syndicaux belges, allemands, français, portugais et espagnols sont présents à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES). « Nous exigeons un changement de cap. L’austérité doit être abandonnée pour les effets désastreux qu’elle cause sur l’économie. C’est l’emploi et notamment l’emploi des jeunes qui est la priorité », affirme la CES dans son appel à manifester. « Le syndicat européen n’est plus le seul à le dire (…) L’Union européenne a besoin de politiques audacieuses soutenues par un budget en faveur de la relance, d’investissements et de création d’emplois durables », ajoute-t-elle.

Les manifestants entendent ainsi mettre la pression sur le sommet dont l’objectif affirmé est de relancer et de rendre plus compétitive l’économie européenne, alors que les pays les plus fragiles de la zone euro, comme la Grèce, le Portugal ou l’Italie, sont enfoncés dans la récession.

Quelques dizaines d’activistes anticapitalistes interpellés

Quelques dizaines d’activistes anticapitalistes ont été interpellés jeudi après avoir pénétré dans un bâtiment de la Commission européenne, situé avenue des Nerviens à Etterbeek (Bruxelles), a constaté un journaliste de l’AFP. Le porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ixelles n’a pas commenté l’information pour l’instant.

Les militants, la plupart des jeunes venus de plusieurs pays européens, ont envahi le rez-de-chaussée d’un immeuble annexe de la Commission occupé par la Direction générale de l’Economie et des Finances.

Ce bâtiment à la façade anonyme est situé à quelques centaines de mètres du siège du Conseil de l’UE où les chefs d’Etat et de gouvernement commençaient à arriver en fin d’après-midi.

L’action, baptisée « printemps européen », entendait notamment dénoncer la politique de rigueur de la « troïka » (Commission, FMI et Banque centrale européenne), qui impose des réformes douloureuses aux pays en difficulté économique, dont la Grèce et l’Espagne, en échange de son aide financière.

Une fois sortis du bâtiment, ces militants, qui étaient une soixantaine, ont été encerclés par les forces de l’ordre. Les policiers les ont menotté un à un avant de les embarquer dans des camionnettes pour les soumettre à un contrôle d’identité. Toute l’opération s’est déroulée dans le calme, malgré quelques cris de protestation des manifestants.

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