Archives quotidiennes : 12/03/2013

Dunkerque: des profs de musique en grève

C’est une première. Jamais dans l’histoire du Conservatoire de Dunkerque et de l’école de musique de St-Pol-sur-Mer, on avait vu ça : des enseignants en grève. Ce mardi 12 mars, une dizaine d’entre eux a choisi de sécher les cours toute la journée. Ces d’assistants d’enseignement artistique principal de 2e classe protestent contre ce qu’ils considèrent comme un « blocage » de leur carrière. « Un décret de 2012 nous permet de pouvoir accéder à un autre grade, explique Christine Gadea, responsable syndicat Sud. Mais la collectivité lui a ajouté des critères internes qui nous en empêchent. » Jeudi, les grévistes ont rendez-vous avec la direction générale de la culture de Dunkerque. « Tant que nous n’aurons pas cette reconnaissance par écrit, nous continuerons et referons 24 h de grève. » La pétition de ceux qui se nomment eux-mêmes « les sous-gradés » a déjà recueilli 65 signatures.

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Expulsion de familles Rroms à Vigneux-sur-Seine

Le 11 mars, des familles Rroms ont été expulsées à Vigneux-sur-Seine. Vidéo réalisée par l’Association de Solidarité en Essonne aux Familles Roumaines et Rroms :

Toujours pas de changement pour la politique honteuse et inhumaine de l’Etat français à l’encontre des Rroms.

Hollande à Dijon : « Elles sont où les promesses ? »

Lundi 11 mars, le Président Hollande était en déplacement à Dijon. Visitant le quartier populaire des Grésilles, il s’est fait interpellé par des habitants sur ses promesses bien oubliées à ce jour et la politique anti-ouvrière menée par l’actuel gouvernement comme le précédent.

Comme le dit la dépêche AFP du 11 mars : « Un homme a été écarté sans ménagement du cortège qui suivait François Hollande lors de sa visite du quartier des Grésilles, aujourd’hui, à Dijon. Alors qu’il interpellait le chef de l’Etat sur ses « promesses », l’homme a été brusquement exfiltré par le service d’ordre présidentiel« . Les présidents aiment les bains de foule et les « contacts avec la population », mais pas qu’on les interpelle sur leur politique !

Liban : Au 22e jour de grève pour les salaires

L’Orient le Jour, 12 mars 2013 :

Des centaines de fonctionnaires du secteur public, enseignants, élèves et parents d’élèves ont manifesté mardi devant le ministère de l’Éducation nationale à Beyrouth, pour réclamer le transfert de la grille des salaires au Parlement.

Manifestation des travailleurs de la fonction publique le 2 mars à Beyrouth

Au 22e jour de la grève ouverte décrétée par le Comité de coordination syndicale (CCS), les manifestants ont bloqué la route devant l’Unesco, dans le secteur-ouest de la capitale, provoquant des embouteillages monstres. Ils se sont ensuite enchaînés les uns aux autres.

Les représentants des élèves du secondaire des écoles publiques ont accusé les responsables politiques de dilapider les fonds publics. « Nous avons perdu toute confiance en vous, ne représentons-nous rien à vos yeux ? », s’est interrogé leur représentant Khaled el-Kurdi.

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Des salariés en grève de la faim dans les centres d’appel tunisiens de Teleperformance

Le Monde, 12 mars 2013 :

Si les grèves sont devenues courantes en Tunisie depuis la « révolution du jasmin », le mouvement social que connaît Teleperformance, le leader mondial des centres d’appel, qui emploie 6 000 salariés dans le pays, a pris une forme extrême.

Pour protester contre des licenciements jugés abusifs, le 26 février, six syndicalistes se sont enfermés dans une salle de réunion du siège tunisois de Teleperformance, et quatre s’y trouvent toujours. Puis, le 5 mars, trois ont entamé une grève de la faim.

Lundi 11 mars, cette action s’est étendue : dans chacun des centres d’appel de l’entreprise, à Tunis, à Ben Arous, dans la banlieue de la capitale, et à Sousse, sur la côte est, au moins cinq salariés ont observé, à tour de rôle, une journée de grève de la faim. En France, les syndicats Sud et CGT des centres d’appel soutiennent ce mouvement.

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Tunis: un homme s’immole par le feu en plein centre de Tunis

Quelques semaines après la commémoration de deux ans de la révolution en Tunisie suivie par des heurts entre les forces révolutionnaires et l’appareil répressif de l’Etat aidé par des islamistes partisans d’Ennahda, l’un des acteurs de l’opposition, Chokri Belaid, a été assassiné.

Aujourd’hui, cette « nouvelle » Tunisie version ennahda et sa contre-révolution font une nouvelle victime.

Selon une collaboratrice de l’AFP, ce matin, un jeune homme de 27 ans, privé d’emploi et vendeur de cigarette à la sauvette, s’est immolé par le feu en plein centre de Tunis, l’avenue Bourguiba en face du théâtre municipal. Les personnes présentes à ce moment là témoignent qu’il aurait crié : « Voilà la jeunesse qui vend les cigarettes ! Voilà le chômage ! »

Grièvement brulé, il a été transféré à l’hôpital dans un état critique.