FCI (Besançon) : Le terrorisme patronal à l’œuvre

Article publié dans « Communisme-Ouvrier » n°30, bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

A l’usine FCI (métallurgie), la direction a d’abord annoncé un Plan de Sauvegarde de l’Emploi de 30 suppressions d’emploi, puis de 15 emplois en moins assorti d’un « accord de flexi-sécurité » (signé uniquement par FO) imposant un gel des salaires sur une année, un calcul moins avantageux des heures supplémentaires, la suppression des jours de congés obtenus par accord d’entreprise, la fin de la participation de la direction au financement de la cantine et des repas des ouvriers, etc. L’expert comptable désigné par le Comité d’Entreprise a dans son rapport mis en avant l’absence de toute motivation économique au PSE (l’entreprise est très largement bénéficiaire), permettant ainsi de le remettre en cause devant la justice.

Lors d’un référendum organisé par le CE, une majorité de travailleurs de l’usine ont donné mandat aux élus de lancer une procédure pour faire annuler le PSE. Et comme seul FO (un peu plus de 30% des voix aux élections du CE) a signé « l’accord de flexi-sécurité », la CGT et la CFDT aurait pu, en commun, dénoncer cet accord. Mais, dès que la direction a eu vent du résultat du référendum, une note de service a été rédigée, affichée dans les ateliers et diffusée dans les heures qui suivent, y compris à l’équipe de nuit. Très clairement la direction indiquait qu’en cas de remise en cause du PSE, c’est toute l’usine qui sera fermée. Qu’importe que la fermeture du site soit difficilement envisageable à ce jour, dans cette période de chômage de masse, la direction a pu, par sa note de service, semer la peur dans les ateliers, à tel point que les travailleurs sont intervenus auprès des délégués pour leur demander de ne surtout rien entreprendre contre le PSE !

Voilà comment le chantage à l’emploi est utilisé par les patrons pour remettre en cause les droits collectifs des travailleurs, c’est un véritable terrorisme patronal pour tenter d’empêcher la résistance ouvrière. Mais que les patrons se méfient, à force de trop tirer sur la corde, un jour viendra où la classe ouvrière laissera exploser sa colère.

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