Archives quotidiennes : 02/03/2013

Bulgarie: immolation par le feu d’un chômeur, manifestations quotidiennes

Un Bulgare s’est immolé par le feu mercredi à Radnevo, portant à trois le nombre d’immolations en dix jours en Bulgarie, a annoncé le ministère de l’Intérieur alors que les manifestations contre la pauvreté ont lieu quotidiennement dans le pays.

 

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Ventsislav Vassilev, 53 ans, s’est immolé par le feu à l’entrée de la mairie, a indiqué le maire de Radnevo. L’homme était au chômage, ainsi que sa compagne, et avait cinq enfants.

Un homme s’était déjà immolé par le feu sur un passage piétonnier à Veliko Tarnovo (centre) le 18 février dernier. Le lendemain, un autre homme avait tenté de se suicider de la même manière devant la mairie de Varna (est) et se trouve actuellement dans le coma.

Le pays est secoué depuis une vingtaine de jours par des manifestations quotidiennes provoquées par les factures très élevées d’électricité reçues en janvier. Les protestations se sont rapidement tournées contre le gouvernement, provoquant la démission le 19 février du Premier ministre conservateur Boïko Borissov, hospitalisé depuis lundi.

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Portugal: marée humaine contre l’austérité

Une marée humaine a déferlé samedi sur le Portugal, Lisbonne en particulier, à l’appel d’un mouvement citoyen qui a réalisé ainsi une mobilisation exceptionnelle contre les mesures d’austérité, exigées par les créanciers du pays, sous assistance financière.

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« Qui s’endort dans la démocratie, se réveille dans la dictature », « Bandits, rendez-nous notre argent » clamait de petites affiches. « Aujourd’hui je suis dans la rue, demain ce sera toi« , lisait-on sur une autre à côté d’un portrait du Premier ministre de centre-droit, Pedro Passos Coelho.

Selon le mouvement « Que la Troïka aille se faire voir », organisateur des rassemblements à Lisbonne et dans une trentaine de ville du pays, quelque 500.000 personnes ont défilé dans la capitale où le cortège avait démarré au son de la chanson « Grândola Vila Morena », reprise en coeur par les manifestants, la voix tendue d’émotion.

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Belgique. Caterpillar écrase 1400 emplois

Après ArcelorMittal, la Wallonie est confrontée à un nouveau drame social : Caterpillar va se séparer de 1 400 personnes sur son site de Gosselies (un quartier de Charleroi, dans le Hainaut). L’information a suscité un choc.
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Les représentants des travailleurs de l’entreprise ont été reçus (28 fébvrier) par le Premier ministre, Elio di Rupo. Pouvoirs publics et salariés craignent un agenda caché préparant la fin du site, le deuxième plus important centre de production Caterpillar au monde – il emploie aujourd’hui plus de 4000 personnes.

http://www.courrierinternational.com/dessin/2013/03/01/caterpillar-ecrase-1400-emplois

Grand Dijon : grève des bus et des trams mardi 5 mars

Des perturbations sont à prévoir sur le réseau Divia mardi 5 mars 2013, en raison d’un préavis de grève déposé par les organisations syndicales CGT  et FO.

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Une journée de mobilisation est prévue mardi 5 mars 2013 dans toute la France. Elle est organisée par la CGT et FO pour protester contre un « projet de loi sur la sécurisation de l’emploi », qui a pour objectif de réformer le marché du travail.

Ce projet de loi est issu d’un accord signé par trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC) et le patronat le 11 janvier. Il doit être présenté le 6 mars en Conseil des ministres, en vue d’une promulgation fin mai.

La CGT  et FO, qui ont refusé de signer l’accord avec le patronat, ont décidé d’organiser une mobilisation la veille de la présentation du texte en Conseil des ministres. Des perturbations sont donc à prévoir sur l’ensemble des lignes du réseau, indique la direction de Divia.

http://bourgogne.france3.fr/2013/02/28/grand-dijon-greve-des-bus-et-des-trams-mardi-5-mars-208465.html

Togo Santé. Menace de grève

Menace-de-greve_article_topLe Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a appelé à la grève pour exiger la revalorisation de la grille salariale, le doublement de la grille indiciaire et la clarification de l’âge de départ à la retraite. Atchi Walla, le secrétaire général du SYNPHOT, a dénoncé vendredi au micro de Victoire FM l’hégémonie des centrales syndicales.

« Elles nous ont fait croire qu’après l’adoption du statut général, nos conditions de vie seront rose. Mais depuis, on ne voit rien et l’heure est venue pour qu’on sache vraiment qui lutte pour les travailleurs », a-t-il déclaré.

Il se dit toutefois ouvert aux discussions.« Nous avons exprimé des demandes. Si le gouvernement prend compte nos revendications, on peut lever la grève. Il est mieux que nous puissions nous asseoir autour d’une table ».

http://www.republicoftogo.com/Toutes-les-rubriques/Sante/Menace-de-greve

Algérie. Les paramédicaux en grève les 18, 19 et 20 mars

Nouvelle perturbation dans le secteur de la santé. 

L’ultimatum d’un mois lancé au département de Ziari le 21 janvier dernier a pris fin sans que la tutelle  concrétise ses engagements envers cette corporation.

7_200_150Activant déjà au ralenti sur tous les plans, les CHU et autres établissements sanitaires du secteur public seront une fois de plus paralysés par une grève. Les paramédicaux “rechutent” ! La période de traitement prescrite récemment par le département de tutelle s’est achevée sans que le personnel paramédical ressente une quelconque amélioration. Les mêmes maux rongent toujours cette corporation dont l’apport est tout aussi important que celui du personnel médical. Ne pouvant plus patienter, les paramédicaux ont décidé de reprendre leur propre traitement de choc : trois jours de débrayage à compter du 18 mars prochain. Et si ce nouveau traitement ne donne pas encore de résultat, “la dose” sera revue à la hausse par une grève illimitée : un durcissement “dont les conséquences seront assumées par la tutelle.”

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Dahmouni : les enseignants du lycée Emir Abdelkader en grève

Les enseignants du lycée Emir Abdelkader de la commune de Dahmouni, 17 km à l’est de Tiaret, ont observé, mercredi dernier, durant toute la journée, une grève de travail en signe de protestation contre les «conditions de travail» jugées déplorables.

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Les grévistes, dans une lettre à destination des responsables locaux dont copie a été adressée à la presse, évoquent «l’insécurité qui règne dans cet établissement». «Les travaux de réalisation d’une salle des sports, qui d’ailleurs accusent des lenteurs, ont complètement détérioré le mur d’enceinte. Celui-ci a été remplacé par un  grillage». Conséquences de cette situation : des vols d’équipements, dont des data show, ont été enregistrés.
Les rédacteurs de la pétition soulignent qu’«un préavis de grève a été déjà lancé la semaine passée». Certains auraient l’intention de durcir le ton si d’aventure rien n’aura été entrepris d’ici les prochaines vacances scolaires.

http://www.elwatan.com/regions/ouest/tiaret/dahmouni-les-enseignants-du-lycee-emir-abdelkader-en-greve-02-03-2013-205222_136.php

Distribution de tracts avant la grève le 5 mars

Trois syndicats appellent à la grève et à manifester mardi prochain sur le thème de l’emploi dans l’Aube et l’accord relatif à la sécurisation des parcours professionnels.

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Une poignée de militants de la CGT et de Force Ouvrière battant le pavé du boulevard du 1er RAM, à hauteur du rond-point François Mitterrand à Troyes interpellaient hier les automobilistes. Objectif mobiliser sur le mouvement de grève et la manifestation qui se dérouleront le 5 mars prochain.
Les deux syndicats auquel se joint la FSU pour cette journée de mobilisation ont refusé au niveau national de signer l’accord sur la sécurisation des parcours professionnels ratifié par la CFDT, la CGC et la CFTC. C’est pour dénoncer plusieurs points de cet accord que l’intersyndicale appelle en premier lieu les salariés à se joindre à eux. « Il s’agit moins de sécurisation de l’emploi que de sécurisation des licenciements » estime David Morin, secrétaire départemental de la CGT. Il souligne par ailleurs que cet accord co-signé par les organisations patronales et les trois syndicats n’est pas représentatif des salariés « puisqu’ils sont minoritaires en nombre de voix aux prud’hommes ». Partant de ce constat, pour les organisations syndicales qui aujourd’hui le contestent « Il ne peut être validé et ne peut faire l’objet d’une loi ».

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Des manifestants incendient un commissariat à Port Saïd

Des manifestants ont mis le feu à un commissariat à Port Saïd samedi, au moment où le secrétaire d’Etat américain John Kerry arrivait au Caire pour discuter de la transition dans le pays en proie à une grave crise politique.

Quelque 500 manifestants ont lancé des cocktails molotov et des pierres sur le commissariat de cette ville du nord-est de l’Egypte, provoquant un incendie, et bloqué l’accès aux pompiers, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

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Pôle emploi en grève à Saint-Denis : « On suit jusqu’à 500 chômeurs chacun »

Jusqu’à 500 chômeurs par conseiller. Le chiffre, impressionnant, est dénoncé par la dizaine de conseillers de l’agence Pôle emploi de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), qui se sont mis en grève vendredi 1er mars. Ils ont distribué des tracts aux chômeurs toute la matinée pour expliquer leur mouvement qui vise à obtenir plus de moyens dans cette agence.

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Avec 10 000 demandeurs d’emploi inscrits, et seulement une vingtaine de conseillers pour les suivre, la mission de l’agence de Saint-Denis relève de l’impossible. « Avec 415 chômeurs à suivre, je n’arrive même pas à caler les rendez-vous pourtant obligatoires du 4e et du 9e mois », explique Joséphine (dont le prénom a été modifié), qui recourt du coup aux réunions collectives pour les recevoir. Dans l’agence, le suivi différencié des chômeurs, la dernière réforme pensée pour régler les difficultés de Pôle emploi, est pourtant déjà en place. Censé permettre de suivre davantage les chômeurs qui en ont le plus besoin, il a été déployé début février.

DES CHOMEURS « INCASABLES » SE RETROUVENT DÉLAISSÉS

Le but est d’orienter les chômeurs les plus en difficulté vers des conseillers au « portefeuille » allégé. Mais face au manque de moyens, le suivi différencié frôle l’absurde à Saint-Denis. « Je suis chargée du suivi des chômeurs normalement les plus proches de l’emploi, nécessitant en principe moins de suivi. J’en ai 486 dans mon porte-feuille. Mais plus d’une centaine ne sont en fait pas du tout proches de l’emploi et sont au contraire totalement incasables, la direction nous a juste demandé de les prendre pour qu’on n’ait pas à les recevoir en entretien », témoigne Sandra (au prénom également modifié).

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