Cimenterie de Béni-Saf : La grève des travailleurs de l’Emig se poursuit

Liberté Algérie, 26 février 2013 :

Ils protestent contre les conditions de travail jugées pénibles et qui ne répondent pas au minimum des droits reconnus dans le secteur privé.

Les 130 travailleurs qui exercent pour le compte de la société Emig, liée par une convention de sous-traitance pour la maintenance et le nettoyage de l’usine avec la cimenterie de Béni-Saf (SCBS), dont une bonne partie est constituée de jeunes, poursuivent leur mouvement de grève qui en est à sa quatrième journée. Face aux difficultés socioprofessionnelles et en l’absence d’un plan de gestion qui puisse garantir leurs droits et répondre à leurs revendications légitimes, les 130 travailleurs ont tout simplement demandé le départ de cette société dont le siège social se trouve à Sétif et son remplacement par une entreprise publique.

 

A défaut, ils revendiquent leur insertion au sein de la cimenterie. Ils protestent contre les conditions de travail jugées pénibles et qui ne répondent pas au minimum des droits reconnus dans le secteur privé. Nombreux sont ceux parmi les grévistes qui ont dénoncé l‘absence totale des mesures de sécurité pour se protéger contre les risques du métier, comme prévu dans les textes réglementaires portant relations de travail entre les travailleurs et l’employeur.

“Nous travaillons dans cette société privée depuis 6 ans, et jusqu’à l’heure actuelle, nous faisons face à d’innombrables problèmes liés à notre protection sociale surtout. La carte Chifa ne sert plus à rien, puisque pour être remboursé par la Cnas il faudra faire le déplacement jusqu’à Sétif, où se trouve le siège social de la société”, nous précisera l’un des grévistes. Certains font état des virements des allocations familiales qui se font au gré de la société, au même titre que les fiches de paie qui ne sont remises que vers la fin des contrats. “Nous n’avons droit ni à la restauration ni au transport, contrairement au personnel de la cimenterie. Nous sommes au troisième mois sans avoir renouvelé nos contrats”, ajoute un autre ouvrier. Selon notre source qui précise que sur les quatre tapis, deux seulement fonctionnent depuis le déclenchement de cette grève, le préjudice financier causé à la cimenterie (SCBS) durant ces quatre journées s’élève à 13 milliards, soit plus de 4 milliards/jour.

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