Fin de la grève à l’usine Bosch d’Onet-le-Château

AFP, 15 février 2013 :

Les salariés de l’usine d’équipement automobile Bosch d’Onet-le-Château (Aveyron) ont levé vendredi après-midi la grève illimitée déclenchée jeudi, estimant avoir obtenu des garanties sur l’avenir du site jusqu’en 2018, avec la promesse de la direction d’investir dans une nouvelle chaîne, a-t-on appris auprès des parties.

La direction de l’usine, qui emploie plus de 1.500 salariés, avait déclenché la colère des syndicats Sud et CGT en subordonnant la poursuite de l’activité au-delà de 2015 et l’investissement dans un nouveau type d’injecteur « 2.18 » à d’importantes économies et à une flexibilité du travail accrue.

La direction a parlé de 117 suppressions d’emplois et demandé un gel des salaires pendant deux ans, des suppressions de RTT et d’une division par deux de la prime d’intéressement, indiquait la CGT jeudi.

Après discussions sur fond de piquet de grève, les syndicats estiment avoir obtenu « une première victoire », a déclaré le délégué de Sud, Pierre Rivière, à un correspondant de l’AFP.

La direction allemande s’est engagée à investir 20 millions d’euros pour lancer une 2e chaîne d’injecteurs 2.18 à Onet, remplaçant celle des 2.16, ce qui « donne une visibilité jusqu’en 2018 », selon les syndicalistes.

La direction du premier employeur privé du département, et l’un des dix plus gros de la région Midi-Pyrénées, a maintenu sa demande d’économies, évaluée à 4,8 millions d’euros, car selon le directeur Olivier Pasquesonne « il existe un écart de compétitivité avec l’Allemagne ». Le contenu des économies est toutefois renvoyé à une négociation avec les syndicats, sous l’égide d’un expert indépendant, ont indiqué direction et syndicats.

« Le plus dur est à venir » a estimé le délégué de Sud, en évoquant les négociations, dont la date n’est pas encore précisée.

« Les salariés avaient besoin d’être rassurés sur l’avenir du site », a indiqué le délégué CGT Philippe Rech à France 3. Il a noté avec satisfaction que « les suppressions d’emploi devraient prendre la forme de pré-retraites » mais le délégué CGT a estimé comme celui de Sud que « le deuxième volet, social, serait le plus compliqué ».

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