Les agents des Autoroutes du Sud de la France prêts à la grève mardi

Midi Libre, 3 février 2013 :

En cause, le choix de la direction régionale de « contourner » la règle de déclenchement d’une astreinte généralisée de ses personnels lorsqu’un événement météo défavorable est prévu.

Les 400 automobilistes bloqués dans des bouchons de 12 km sur l’A 61, dans la nuit du 16 au 17 janvier, ne sont donc pas les seuls à avoir très mal vécu le premier épisode neigeux 2013. L’intersyndicale FO-CGT-Unsa des Autoroutes du Sud de la France (ASF) a déposé un préavis de grève, courant du lundi 4 février, 20 h, au mercredi 6 février, 6 h du matin. Un mouvement qui pourrait concerner jusqu’à 200 personnels du service viabilité sur les quatre districts de la région Languedoc-Roussillon (Sète, Rivesaltes, Narbonne, Carcassonne).

Alerte neige

En cause, le choix de la direction régionale de « contourner » la règle de déclenchement d’une astreinte généralisée de ses personnels lorsqu’un événement météo défavorable est prévu. Nécessité justifiée par deux secteurs particulièrement délicats, avec la montée du Perthus sur l’A9 et les montées et descentes entre les sorties carcassonnaises sur l’A 61. Mais une fois l’alerte neige “tombée”, le 15 janvier, c’est un autre choix que la direction a fait, misant sur des modifications d’horaires.

« Deux agents ont fait des journées de 13 et 16 heures. »

« Les personnels ont l’habitude de fonctionner en 8 h-12 h et 13 h-17 h, explique Philippe Moreno, délégué syndical Unsa Autoroutes. Mais une fois le bulletin annonçant l’épisode neigeux, ils ont préféré miser sur des amplitudes modifiées, en 5 h-13 h et 13 h-21 h, avec l’accord des salariés concernés, et en plaçant quatre personnes par district d’astreinte, plutôt que de mettre tout le monde en alerte comme le veut la convention. » A charge pour les agents en astreinte de « tourner sur la voie de l’autoroute pour libérer ne serait-ce qu’une voie de circulation ». Entorse à la règle tournée, selon l’intersyndicale, « uniquement vers une économie financière ». Car, bien évidemment, les heures d’astreinte ont un tout autre coût pour la société. Mais ce 16 janvier, les caprices météo ont fini par jouer un mauvais tour aux ASF : « A 16 h, on s’est retrouvé avec 10 cm de neige sur des chaussées, des camions arrêtés, et l’autoroute fermée entre Narbonne et Lézignan. » La direction faisant alors appel à des salariés “bénévoles” pour travailler au retour à la normale.

« Il en va de leur sécurité et de celle des automobilistes »

« En faisant appel à des volontaires, ils misent sur notre conscience professionnelle. Mais avec cette méthode, on s’est retrouvé avec deux personnels en situation de dépassement horaire, qui ont fait des journées de 13 heures et 16 heures. » Un constat qui pose là, selon le délégué, une tout autre question que ces primes perdues par les salariés et ces économies générées pour l’entreprise : « Il en va de la sécurité des agents, et des automobilistes. »

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