Grève à la Banque de France contre la suppression de 2 500 postes

Le Monde, 19 janvier 2013 :

Les salariés de la Banque de France sont appelés, mardi 29 janvier, à une grève nationale et à une manifestation à Paris devant le siège pour protester contre une restructuration de l’établissement bancaire prévoyant la suppression de 2 500 postes, selon des sources syndicales. Plus d’un millier de manifestants sont attendus à la mi-journée à l’appel de cinq syndicats (Solidaires, CGT, CFDT, CFTC, FO), à l’exception de la CFE-CGC.

En décembre 2011, l’institution, qui emploie 14 000 personnes, avait annoncé son intention de supprimer 2 500 postes nets d’ici à 2020 (5 000 départs en retraite non renouvelés, et 2 500 embauches).

Cette grève intervient à l’occasion d’un comité central d’entreprise extraordinaire (CCE), où seront présentés les rapports du cabinet d’experts Secafi. Cet expert a été désigné par le CCE afin d’analyser les fondements du projet de restructuration de la Banque de France et de le confronter au contre-projet élaboré par l’intersyndicale.

« PROJET DE RESTRUCTURATION RADICAL »

Des salariés sont attendus des succursales régionales qui emploient 6 500 personnes et des deux usines de fabrication des billets situées en Auvergne, à Chamalières et Vic-le-Comte. Les représentants des salariés demandent un moratoire pour permettre une concertation, que les élus locaux soient associés aux décisions, et éventuellement l’organisation d’une table ronde.

« Ce plan est un projet de restructuration radical qui nous paraît avoir des conséquences négatives à la fois pour les usagers et le personnel alors que la banque fait des bénéfices élevés », a déclaré l’élu au conseil général de la Banque (conseil d’administration) Michel Felce. Il a donné pour exemple l’impact négatif du projet sur le traitement des dossiers de surendettement avec la fermeture programmée de vingt implantations permanentes hors Paris. Un impact négatif pour les usagers et aussi pour le personnel de ces implantations, soit 800 à 900 personnes, qui seront contraintes à la mobilité entre 2016 et 2020 si elles ne sont pas en âge de partir à la retraite.

En décembre, le cabinet d’expertise Secafi avait présenté aux organisations syndicales un premier rapport d’étape. Selon les syndicats, ce rapport relevait « l’absence de justification économique » du plan de réorganisation.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s