Archives quotidiennes : 24/01/2013

Belle victoire pour treize précaires de l’école.

Les prud’hommes d’Aix-en-Provence ont requalifié hier les contrats aidés d’assistantes de vie scolaire en contrats à durée indéterminée et ont attribué dommages et intérêts.

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Le tribunal des prud’hommes d’Aix-en-Provence a lancé hier un pavé dans la mare de la précarité dans l’éducation nationale. En requalifiant en CDI treize contrats aidés d’assistant de vie scolaire (AVS), les juges prud’homaux ont émis un jugement qui pourrait faire jurisprudence sur l’ensemble du territoire.

Employées par le lycée Vauvenargues à Aix-en-Provence en contrat unique d’insertion et contrat d’accompagnement à l’emploi, ces treize femmes étaient rémunérées 800 euros par mois pour 26 heures hebdomadaires pour aider plusieurs écoles dans les taches administratives. Mais, outre que leurs horaires ont été diminués en cours de route à 20 heures par semaine, certains de ces contrats ont finalement été supprimés. « C’est une victoire. Nous avons engagé l’action en décembre 2010 pour que l’ensemble de ces contrats soient requalifiés en contrats à durée indéterminée. C’est une lutte importante qui pourrait avoir un gros impact sur l’ensemble des salariés concernés », explique Philippe Nackaerts, responsable du comité chômeurs de la CGT des Bouches-du-Rhône. « C’est une question de principe, d’autant plus quand ce sont des services de l’État qui sont concernés. »

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NXP supprime 81 postes en France dont 80 à Colombelles près de Caen.

C’est ce qu’indique la CFDT dans un communiqué après un comité central d’entreprise extraordinaire ce jeudi matin.

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L’entreprise  de semi-conducteurs avait annoncé la semaine dernière la suppression de 700 à 900 postes dans le monde.

À Colombelles, la recherche et développement sera fortement frappée par ces suppressions de postes, en particulier deux services : RF Small signal (designers) et RF Transceivers (tuners pour TV numérique).

Autrement dit, on touche au « coeur du métier » selon la CFDT qui se dit de plus en plus inquiète quant au devenir du site normand qui emplois 400 des 470 salariés de NXP en France.

De nouvelles suppressions de postes qui interviennent un an après un plan social qui avait déjà amputé les effectifs de 32 postes.

http://basse-normandie.france3.fr/2013/01/24/nxp-supprime-81-postes-en-france-essentiellement-colombelles-pres-de-caen-187305.html

Victoire huit ans après : 170 000 euros pour les ex-salariés de Sameto.

À Carpiquet, cette société de métallurgie (42 salariés) avait fermé en 2005. Les salariés avaient bataillé plusieurs mois et poursuivi leur action en justice. Les prud’hommes de Caen leur donnent gain de cause.

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« On aurait préféré que l’usine reste ouverte, mais on a un sentiment de justice. » Richard Lejeune a été licencié en 2005. « En mars, cela fera huit ans. » Âgé de 51 ans, cet ancien délégué du personnel travaillait à Sameto Carpiquet. Cette usine métallurgique employait 42 personnes.

Huit ans après, les prud’hommes de Caen viennent de rendre une décision jugeant « sans cause réelle et sérieuse » le licenciement de huit d’entre eux (1).

« Une satisfaction »

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Des débrayages contre le « chantage » de Renault.

La direction est accusée d’avoir menacé de fermer deux usines. Pour obtenir la signature d’un accord de compétitivité. Les salariés d’une dizaine de sites ont réagi.

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Trois syndicats ont rapporté que la direction de Renault avait menacé, mardi, de fermer deux usines si elle n’obtenait pas la signature d’un accord de compétitivité. La réaction ne s’est pas fait attendre. Dès mercredi matin, des débrayages ont eu lieu dans plusieurs usines contre le « chantage de la direction ». Cergy, Cléon, Douai, Flins, Le Mans, Sandouville, le Technocentre de Guyancourt, la Sovab et la Fonderie de Bretagne (ex-SBFM de Caudan) ont été touchés. Dans cette dernière usine, reprise en 2009, la production a été stoppée. À Flins, des salariés PSA Peugeot-Citroën de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, promise à la fermeture, se sont joints aux grévistes de Renault.

Fermetures « inéluctables »

La direction a, dans un premier temps, démenti avoir menacé de fermer des usines. Mais l’AFP a fait état, mercredi, d’un document remis aux représentants du personnel. Il indique qu’«à défaut (d’accord), l’engagement de ne pas fermer de sites ne pourrait être tenu et des fermetures de site seraient inéluctables ».

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Renault, Peugeot : même galère !

« C’est pas  bon ce qui s’annonce » Francis travaille à l’usine de Flins depuis 30 ans, il n’a pas le moral. « Ce qu’ils sont en train d’annoncer ça fait froid dans le dos » nous explique-t-il. Le plus dur pour l’ouvrier qui a passé 33 ans à l’usine de Flins c’est de « voir partir les usines automobiles à l’étranger, ça nous fait mal «  nous confie Francis. Il est surtout inquiet pour ses  enfants, « comment vont-ils s’en sortir, ça craint. »

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« Renault, Peugeot : nous sommes tous frères »

Ce matin, grande scène de fraternisation, au cri de « Renault Peugeot nous sommes tous frères ». 200 ouvriers grévistes de PSA Aulnay ont rejoint derrière la grille de l’usine de Flins (Yvelines) les 500 salariés de Renault qui avaient arrêté le travail. Ils débrayaient pour protester contre le projet d’accord de compétitivité du constructeur. Renault a annoncé la semaine dernière son intention de supprimer 8.260 postes d’ici fin 2016. La direction prévoit aussi de rendre obligatoires des mobilités entre les sites, d’augmenter temps de travail, et un gel des salaires pour 2013. Selon les syndicats de Renault, la direction aurait menacé mardi de fermer deux usines en France si le projet d’accord de compétitivité n’était pas signé.

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La Slovénie paralysée par une grève générale sur fond de crise politique

La Slovénie était partiellement paralysée mercredi par une grève générale lancée à l’initiative des syndicats de la fonction publique à un moment où le petit pays de la zone euro traverse une grave crise politique.
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Environ 100 000 fonctionnaires doivent participer à cette grève d’une journée et des milliers de participants sont attendus à des manifestations prévues dans 14 villes slovènes à partir de 11H00 GMT, a indiqué le dirigeant de la confédération des syndicats de la fonction publique Branimir Strukelj.

Les jardins d’enfants, écoles, universités ou bibliothèques étaient fermés, tandis que les services de la santé, de la police et des douanes ont réduit leur activité au minimum prévu par la loi.

Les syndicats, inquiets d’un projet du gouvernement prévoyant une baisse de 5% des dépenses de l’Etat, demandent des garanties de maintien de l’emploi en 2013 et 2014. Les salaires des fonctionnaires ont déjà été réduits de 8% en 2012.

Senko Plicanic, ministre de la Justice et négociateur du gouvernement, avait rejeté mardi ces revendications, et pressé les syndicats de commencer à « discuter sur le moyen de mettre en œuvre la réduction » de 5% des dépenses, qui fait partie d’un paquet de mesures d’austérité visant à assainir les finances publiques.

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Jura: Ouverture de négociations à l’entreprise A. Berger à Delémont.

La situation semblait s’être apaisée mercredi dans le conflit qui oppose le personnel à la direction de l’entreprise de décolletage A. Berger & CO à Delémont. La quinzaine de grévistes ont obtenu l’ouverture de négociations sur un plan social.

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« Nous sommes dans une trêve et le dialogue a repris », a souligné le secrétaire syndical du secteur industrie d’Unia Transjurane, Achille Renaud. Le personnel, licencié pour le 31 mars, se bat pour obtenir un plan social digne de ce nom, a ajouté le syndicaliste. Unia Transjurane est associé aux discussions.

Les ouvriers maintiennent le piquet de grève mis en place à 07h00. Les quinze employés de l’entreprise exigent de la direction qu’elle entre en matière sur leurs propositions de plan social. Le syndicat et les employés affirment que la holding allemande Berger Group, dont fait partie la succursale jurassienne, a un carnet de commandes rempli et enregistre des bénéfices.

La direction du groupe a condamné mercredi, avant l’ouverture des négociations, les mesures de lutte d’Unia. Dans un communiqué, elle estime qu’il ne sera possible de parvenir à de « bonnes solutions » que si toutes les parties manifestent leur volonté d’y oeuvrer de façon positive. A. Berger & CO accuse Unia d’attiser le conflit.

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