Archives quotidiennes : 18/01/2013

Fin de partie pour plus de 400 salariés du distributeur de jeux vidéo Game France.

Après six mois d’incertitude, un des principaux distributeurs français de jeux vidéo, Game France, en redressement judiciaire, va laisser sur le carreau plus des deux tiers de ses 560 salariés malgré deux offres de reprise de ses concurrents.

Un magasin de Games France fermé à Paris, le 11 janvier 2013 LIONEL BONAVENTURE AFP.COM

Un magasin de Games France fermé à Paris, le 11 janvier 2013                    LIONEL BONAVENTURE AFP.COM

Game France, qui emploie précisément 557 personnes en contrat à durée inderterminée (CDI) et une centaine en contrat à durée déterminée (CDD), est un réseau de 157 petits magasins dans lesquels travaillent deux à trois jeunes salariés férus de jeux vidéo. Les boutiques sont réparties sur tout l’Hexagone, ce qui «ne facilite pas la communication et la mobilisation», selon un responsable de magasin qui a souhaité garder l’anonymat.

Placé en redressement judiciaire depuis le 4 septembre, Game France a reçu lundi deux offres de reprises partielles: Micromania, son concurrent direct, qui souhaite reprendre 44 boutiques et 88 salariés, et Game Cash dont l’offre porte sur 22 boutiques et 58 salariés.

En clair, seuls 66 magasins et 146 postes seront repris. Sauf miracle de dernière minute, plus des deux tiers des salariés, soit 411 CDI et une centaine de CDD devraient se retrouver sur le carreau à la fin du mois.

Lire la suite

Cameroun. Grève des enseignants du supérieur: La paralysie s’intensifie à l’université de Douala.

Après une première journée de grève au cours de laquelle les enseignants n’ont pas complètement déserté les salles de cours, la seconde a démontré que certains réticents se sont ralliés au mouvement du SYNES.

Amphi vide

Aux campus universitaires de Douala ce jeudi 17 janvier 2013, les enseignants se font rares.
Beaucoup de ceux qui y sont, évitent délibérément les salles de classes « voilà notre enseignant. Il est là depuis, mais refuse de venir enseigner » souligne un étudiant de la faculté des sciences économiques et de gestion. Comme cet enseignant, plusieurs autres rodent autour du campus. En petits groupes, ils parlent de tout. Sauf d’une. L’éventualité de reprendre les enseignements avant samedi tant que l’ordre ne vient pas des cadres du SYNES.
«Le SYNES se bat pour une cause noble et qui concerne l’ensemble des enseignants. On attend leur mot», fait savoir un de ces enseignants.
Même si nous avons surpris les étudiants de Droit 2 en plein cours ainsi que certains de la faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques en pleine séance de TD, il reste vrai que la paralysie était plus perceptible ce jeudi à l’université de douala « nous avons eu un problème de communication. Il y a des enseignants qui ne savaient que la grève allait vraiment commencer. Puisqu’ils se sont aperçus qu’elle est réelle, il ont rejoint notre combat » commente Pr Alexis Téguia, secrétaire  général du SYNES. Ce dernier estime à plus de 80 le pourcentage des enseignants grévistes, qui se situait autour de 70 mercredi.

Paris : 290 écoles en grève seront fermées le 22 janvier.

La grève des enseignants du premier degré contre la réforme des rythmes scolaires s’annonce massive à Paris.

Les enseignants grévistes estiment que Paris n'a pas les moyens de mettre en œuvre une réforme de qualité. Crédits photo : FRED DUFOUR/AFP

Les enseignants grévistes estiment que Paris n’a pas les moyens de mettre en œuvre une réforme de qualité. Crédits photo : FRED DUFOUR/AFP

Paris mettra en œuvre dès la rentrée prochaine la réforme des rythmes scolaires. Le 10 janvier dernier, Bertrand Delanoë s’y est engagé. «Je souhaite qu’en 2013 nous ayons l’audace de changer la donne dans l’intérêt de nos enfants.» Les écoliers parisiens iront donc à l’école le mercredi matin. Leur temps «scolaire» sera raccourci – les cours finiront à 15h45 en moyenne – et leurs activités périscolaires, prises en charge par la mairie, seront allongées.

Politiquement et symboliquement, on aurait mal imaginé l’élu de gauche ne pas donner l’exemple sur cette réforme emblématique promise par François Hollande et portée par son ministre de l’Éducation, Vincent Peillon.

Lire la suite

Préférence nationale au 115 : A Metz, le Samu social fait du tri chez les SDF.

C’est une étrange pratique découverte par RTL ce vendredi. A Metz (Moselle), depuis le début de la vague de froid, le 115 – le numéro d’urgence pour les sans-abri – est complètement débordé (comme un peu partout d’ailleurs). Le Samu social a donc décidé de faire un tri et de privilégier les Français et les demandeurs d’asile.

url

Un journaliste de la radio a observé un groupe de Roumains en faire l’expérience. Le travailleur social leur répond au téléphone :

« En fait, vous n’êtes pas prioritaires. Oui [il y a des places, ndlr], mais le problème c’est que tout de suite, nous, on les attribue aux personnes de nationalité française ou en demande d’asile, pour le moment. »

Lire la suite

Cholet : Les agents de la Ville et de l’Agglo occupent la mairie

Ouest-France, 18 janvier 2013 :

Ils sont peut-être 200 ou 300. Depuis 8 h 30 ce vendredi, les agents catégorie C de la Ville de Cholet et de la communauté d’agglomération sont en grève.

Ils occupent tout le surplomb du premier étage du hall de la mairie. La police municipale et la police nationale, restent pour l’heure en marge du rassemblement. Raison de la mobilisation, entamée depuis plusieurs mois : les conditions de rémunération des agents.

Lire la suite

PSA Aulnay : «La grève continuera tant que nos forces nous porteront»

20 Minutes, 18 janvier 2013 :

Près de 170 salariés ont pénétré ce vendredi matin dans l’enceinte du site du groupe à Saint-Ouen…

Ils ne lâcheront rien. Pour protester contre la fermeture de leur usine, près de 170 salariés PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en grève depuis mercredi, ont pénétré ce vendredi matin dans un autre site du groupe à Saint-Ouen, au cri d’«Aulnay, Saint-Ouen, même combat!»

Démonstration de force

Ils ont quitté le site peu avant 12h escortés par les forces de l’ordre. Avant de remonter dans leurs cars, une brève altercation a éclaté entre des policiers et une demi-douzaine de manifestants, qui reprochaient à un policier en civil de les filmer.

Lire la suite

Accord sur l’emploi : La grande braderie des droits des salariés

Tract confédéral de la CGT sur l’accord dit de « sécurisation de l’emploi »:

Accord sur l’emploi Accord sur l’emploi
La grande braderie des droits des salariés

La CGT s’adresse avec solennité à l’ensemble des salariés : cet accord concerne tous les salariés et prétend mettre en place ce dont le Medef a toujours rêvé et qu’il n’avait jamais réussi à imposer.

Le 11 janvier, les négociations nationales dites de « sécurisation de l’emploi » se sont terminées par un projet d’accord d’une extrême gravité pour les droits des salariés.

La CGT et FO ont annoncé qu’elles ne le signeront pas. Par contre, la CFDT, la CGC et la CFTC ont décidé de le parapher. Un projet de loi début mars doit être présenté au conseil des ministres pour ensuite être soumis au Parlement.

Lire la suite

Manifestation des travailleurs de Sanofi à Paris

AFP, 17 janvier 2013 :

Plusieurs centaines de salariés de Sanofi ont manifesté le 17 janvier 2013 à Paris pour réclamer le retrait du projet de restructuration annoncé il y a six mois par la direction du groupe pharmaceutique.

La grève se poursuit à La Poste d’Amboise

La Nouvelle République, 18 janvier 2013 :

En grève depuis plusieurs jours, une partie des agents de La Poste à Amboise (Indre-et-Loire) a manifesté, hier, devant la direction régionale à Tours.

Sécabilité. C’est le mot qui sème la discorde au sein de la plateforme de distribution de La Poste sur le site de Chargé-Amboise. En grève depuis trois jours, les facteurs d’Amboise se sont déplacés, hier, à Tours, devant les locaux de la direction de La Poste. Le but ? Exprimer leur mécontentement au sujet de l’organisation du travail qui leur est imposée ces derniers temps. « Le fond du problème, explique Patrick Joubert, de la CGT Fédération des activités postales et télécoms, c’est le manque chronique de facteurs présents. La sécabilité, c’est la possibilité pour la direction de La Poste de répartir la tournée d’un facteur absent sur les autres facteurs. »

Lire la suite

Avec les grévistes de PSA, dans l’usine occupée d’Aulnay

Le Nouvel Observateur, 17 janvier 2013 :

L’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois est à l’arrêt. Peu après 11h, ce mercredi 16 janvier, des salariés grévistes, qui refusent les propositions de départ ou de reclassement présentées par la direction avant la fermeture du site prévue en 2014, traversent l’usine au cri de « Varin assassin ». Ils jugent les propositions de la direction dérisoires : « Après 16 ans de boîte, il faudrait partir avec 14.000 euros brut. C’est tout ce qu’on vaut après avoir été cassé par leur usine. Ils veulent nous jeter sans rien », tempête un ouvrier.

« Ils disent que l’usine tourne, venez voir ! »

Le cortège se rend à l’assemblée générale (AG) qui se tient devant la chaîne de montage immobilisée depuis 6h46, dès l’ouverture de l’usine. « Venez voir les journalistes, venez voir et racontez ». Les ouvriers jubilent. Le communiqué de la direction indiquant à l’AFP que « certains points seulement sont à l’arrêt » et que l’usine est en marche a rapidement fait le tour du site. Force est de constater que tout est à l’arrêt. Seuls les intérimaires se trouvent à leurs postes, figés devant une chaîne elle même statufiée. De la délirante structure d’acier aux allures de monstre géant, avec ces carcasses de C3 suspendues aux portiques, plus rien ne sort. Et le grand écran où s’affiche l’évolution de la chaîne de montage est entièrement rouge.

Dès 8h30, ils étaient plus de 300 grévistes sur les 500 ouvriers que compte l’équipe A, celle du matin. A l’assemblée générale, syndiqués, non syndiqués, ils sont tous là. Et tous votent dans une grande clameur la création d’un Comité de grève. Pas un vote contre, pas une abstention. « C’est le Comité qui dirigera la grève. Il est au dessus des syndicats », lance un porte-parole. Il poursuit : « Les syndicats doivent nous dire s’ils sont en grève avec les ouvriers. C’est eux qui suivent, pas l’inverse. »

Lire la suite