Non aux chantages des patrons !

Tract CGT PSA Poissy sur l’accord MEDEF, CFDT, CFTC, CGC, 16 janvier 2013 :

Vendredi dernier un accord sur la flexibilité a été signé entre le MEDEF (le syndicat des patrons) et la CFDT, la CFTC, la CGC. Le gouvernement complice des patrons va ensuite en faire un projet de loi. Voici en résumé le recul qu’on veut nous imposer :

Le contrat de projet : nouveau contrat précaire.

Il existe déjà une multitude de contrats de travail qui permettent une extrême souplesse pour les employeurs et qui provoque une extrême précarité pour les salariés. (Temps partiel, CDD, contrat de chantier, saisonnier, intérimaire, aidé, intermittent, d’alternance….Bientôt contrat de génération et contrat d’avenir).
Le MEDEF innove encore avec le contrat de projet : Votre employeur pourrait vous employer demain en CDI de projet qui n’a de CDI que le nom puisque vous pourriez être licencié dès la fin de la tâche confiée. Cela pouvant se produire à tout moment et sans l’application des droits liés à un licenciement économique. Vous n’auriez aucune indication précise sur la fin de votre contrat.

La mobilité…. forcée

Votre employeur pourrait vous muter sur un autre site de travail situé à 50 km ou augmenter votre temps de trajet de 45 minutes avec comme conséquences une forte amplitude de votre journée et des frais de transport accrus.
En cas de refus de votre part, direction vous licencie !

Le chantage à l’emploi, l’arme pour déréglementer

Déjà aujourd’hui, au nom de la compétitivité et sous prétexte de crise, la plupart des entreprises, quelle que soit leur situation financière, exercent le chantage à l’emploi (gel des salaires, augmentation des cadences et des amplitudes de travail, recours aux contrats précaires….) mais elles sont obligées de respecter les clauses de votre contrat de travail.

Demain, le MEDEF veut se débarrasser des clauses individuelles du contrat de travail : dès lors qu’un accord collectif serait passé dans l’entreprise pour soi-disant « préserver l’emploi », tout salarié serait contraint d’accepter une baisse de son salaire, une modulation du temps de travail, un changement d’affectation de son lieu de travail, une détérioration des conditions de travail….

Alors qu’aujourd’hui l’entreprise ne peut agir ainsi sans votre accord, demain en cas de refus vous seriez licencié pour motif économique mais sans reclassement et avec des indemnités minorées. Vous seriez en plus privé de votre droit de recours devant un juge !

En conclusion, la CGT n’a pas signé cet accord qui est vrai recul pour tous les salariés.

Les patrons sont à l’offensive comme chez Renault qui vient d’annoncer sa volonté de supprimer de 7500 postes et qui veut faire un chantage pour faire baisser les salaires et obliger les ouvriers à des mutations obligatoires d’un site à un autre dans rayon de 150 kilomètres.

Notre force c’est notre nombre, préparons-nous à riposter !

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