Etude notariale Brisset-Le Touze : Les salariés en grève ne lâchent rien

Ma Ville, 3 janvier 2013 :

Lorient : Le mouvement, démarré le 17 décembre, n’a pas perdu en intensité. Hier, le président des notaires du Morbihan a appelé à l’apaisement et à la fin du conflit.

Neuf personnes – sur 22 salariés – sont toujours en grève à l’étude notariale Brisset-Le Touze. Hier encore, ils affichaient, devant l’office, place Jules-Ferry, leur détermination à mener « jusqu’au bout »l’action démarrée le 17 décembre et soutenue par l’union locale CGT.

« Réintégration »

Le conflit découle de la discorde, totale et ancienne, entre les deux notaires associés. Les tensions ont rejailli sur les salariés au fil du temps. Se traduisant par des arrêts maladie. Et, aujourd’hui, par cette grève. Les revendications n’ont pas varié d’un iota depuis trois semaines. Elles portent sur les conditions de travail et l’application de la convention collective.

Les salariés en grève réclament aussi « la réintégration » d’une de leurs collègues contre laquelle une procédure de licenciement a été engagée par le mandataire judiciaire, à qui le tribunal a confié, il y aura bientôt un an, la gestion du personnel, à cause justement de la mésentente entre les notaires associés. « Ce licenciement ne tient pas », martèlent Cyril Le Bail et Régine Le Jeune, de la CGT.

Chaque matin, comme hier, les grévistes se réunissent devant l’office. Ils y ont installé un petit chapiteau aux couleurs syndicales. Et placardé leurs revendications sur les baies vitrées de l’étude. Le rideau de fer est resté baissé. Mais les clients pouvaient accéder par d’autres portes, situées sur le côté du bâtiment.

L’image du métier…

Le président de la chambre des notaires du Morbihan, Jean-Philippe Rédo, installé à Ploemeur, est passé hier après-midi. Il a parlé avec la salariée visée par le licenciement. Pour Jean-Philippe Rédo, « il est impératif de reprendre le travail sans délai ». Pour « la pérennité de l’emploi », dit-il encore (lire aussi ci-dessous). Et aussi pour l’image du métier, si peu habitué à ce type de conflit aussi visible. Les salariés en colère, eux, ne l’entendent pas vraiment ainsi. « Nous ne lâcherons rien », scandent-ils.

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