SMIC : Pour les patrons la fête, pour les ouvriers la galère

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière, 20 décembre 2012 :

Que ce soit dans les ateliers, les bureaux, aux caisses des magasins ou sur les chantiers, c’est la même réalité pour les travailleuses et les travailleurs : avec les hausses des prix, on n’y arrive plus ! Que l’on travaille dans la santé ou dans la métallurgie, dans le nettoyage ou les transports, nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir boucler nos fins de mois, à nous retrouver à découvert alors que le salaire vient de tomber, et à nous priver en permanence. Voilà la réalité, aujourd’hui, de bien des salariés payés au SMIC ou à peine au-dessus !

Et pourtant, du haut de son confortable fauteuil au ministère du travail, Michel Sapin a annoncé qu’il n’y aura pas de coup de pouce pour le SMIC au 1er janvier 2013, juste la hausse prévue par la loi, soit… 0,3%, environ 5 euros bruts par mois pour un travailleur à temps plein, c’est-à-dire une misère. Cette annonce, alors que les prix de l’alimentation, de l’essence, des loyers, du chauffage et d’autres produits de première nécessité ne cessent d’augmenter, est une véritable provocation pour des millions de travailleurs !

Dans le même temps, on apprenait que la rémunération totale des patrons du CAC 40 a progressé en 2011 de 4% en moyenne… une bagatelle par rapport à 2010 où leur rémunération globale s’était envolée de 34%, passant de 3,1 à 4,1 millions d’euros !

A nous les travailleuses et les travailleurs, on nous impose, au nom de la crise, de nous serrer toujours plus la ceinture même si elle n’a déjà plus de trous, mais les grands patrons et actionnaires, eux, continuent de s’en mettre plein les poches.

Comme hier sous Sarkozy, c’est, avec Hollande, la même politique : pour les patrons, c’est Noël et la fête tous les jours, et pour les ouvriers la galère, les salaires de misère, les conditions de travail qui se dégradent et les menaces permanentes de se retrouver au chômage.

Non, nous n’avons pas à payer pour la crise et les dettes des riches ! Nous n’avons pas à subir la baisse continuelle de notre pouvoir d’achat à cause de l’inflation. Une hausse immédiate du SMIC à 1.700 euros et l’indexation des salaires sur la hausse des prix, voilà ce qui serait le minimum pour avoir enfin une vie décente, pour ne plus vivre en comptant le moindre centime. Parce que nous sommes des êtres humains, parce que nous sommes des travailleuses et des travailleurs et produisons donc toutes les richesses, c’est notre droit humain le plus fondamental de pouvoir vivre et ne plus survivre. Mais pour cela, nous ne pouvons compter que sur nos luttes, pas sur les politiciens qui, de droite comme de gauche, ne sont que les gestionnaires serviles de l’appareil capitaliste.

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