Archives quotidiennes : 13/12/2012

Egypte / Tunisie : Bras de fer entre la classe ouvrière et la contre-révolution islamiste

Article publié par l’Initiative Communiste-Ouvrière, 13 décembre 2012 :

Si le cours des événements prend, sur des détails, des chemins quelque peu différents en Egypte et en Tunisie, le fond est le même, on assiste à un bras de fer entre la classe ouvrière et la contre-révolution islamiste. Après les révolutions de 2011 qui ont chassé les dictateurs Ben Ali et Moubarak, les nouveaux gouvernements, qu’il s’agisse de celui d’Ennahdha en Tunisie ou de celui des Frères Musulmans en Egypte, avaient un même but : celui de briser le processus révolutionnaire et en particulier de casser les reins de la classe ouvrière qui a été le fer de lance des révoltes contre les dictatures. C’est ainsi qu’en Egypte, avant même que Moubarak ait été chassé du pouvoir, l’administration américaine se lançait dans des tractations avec la direction des Frères Musulmans. Qu’importe pour les capitalistes que l’appareil d’Etat se saisisse du sabre ou du goupillon, qu’il porte l’uniforme militaire ou la barbe religieuse, tant que leurs intérêts sont préservés.

Si les prolétaires de Tunisie et d’Egypte ont réussi à chasser les dictateurs, les revendications des révolutions de 2011, « pain et liberté », sont loin d’avoir aboutis. A Sidi Bouzid, Gafsa ou dans les bidonvilles du Caire et d’Alexandrie, c’est toujours la même misère, le même chômage de masse, les salaires au rabais, et le pain qui manque sur les tables des familles ouvrières. Mais le principal acquis des révolutions de 2011, lui, n’est pas encore brisé : les travailleurs (et au-delà la population) ont appris à s’organiser et à lutter.

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18 décembre : Rassemblement des salariés de la Mission Locale de Besançon

Après un premier plan de huit suppressions d’emploi, dont des licenciements économiques, la Mission Locale est toujours en redressement judiciaire et risque d’être en liquidation judiciaire si les finances viennent à manquer. A l’occasion d’un bilan du redressement judiciaire au TGI de Besançon, les salarié(e)s de la Mission Locale appellent à un rassemblement devant le TGI le mardi 18 décembre de 13 à 14 heures.

Manifestation des salariés de la Mission Locale le 4 septembre 2012

Les salarié(e)s de la Mission Locale comptent sur la présence d’un maximum de personnes pour les soutenir dans leur lutte. Au delà du combat pour l’emploi, la disparition de la Mission Locale de Besançon aurait des conséquences dramatiques pour bien des jeunes et leur avenir professionnel, en particulier dans le contexte actuel de hausse du chômage.

Besançon : Rassemblement de la CGT contre la prise d’otage des salariés par le MEDEF

A Besançon comme dans de nombreuses villes, la CGT avait organisé ce jeudi 13 décembre une action pour dénoncer la prise d’otage des salariés par le MEDEF, avec les attaques du patronat contre nos droits au nom de la « sécurisation de l’emploi », les licenciements massifs et les tentatives d’imposer des plans de compétitivité comme chez Renault.

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Luttes pour les salaires au Liban

L’Orient le Jour, 13 décembre 2012 :

Ils étaient des centaines hier, avec force banderoles, à avoir répondu présent à l’appel à la grève lancé par le comité de coordination intersyndicale pour faire pression sur le gouvernement au sujet du transfert de la grille des salaires au Parlement. « Les grèves ne s’arrêteront pas, nous n’avons plus rien à perdre », scandaient-ils.

« Où avez-vous reçu votre éducation avant de devenir ministres ? » pouvait-on lire hier sur les banderoles des enseignants grévistes.

« Les syndicats ne renonceront pas à leurs revendications et n’hésiteront pas à paralyser le secteur public », a affirmé hier le président du comité de coordination intersyndicale, Hanna Gharib lors de son discours devant le Grand Sérail pour la journée de grève. La marche de protestation organisée par le comité avait démarré à 11 heures, dans le secteur de Barbir, et rassemblé des centaines de manifestants.

Depuis des mois, le secteur public et les enseignants réclament le transfert au Parlement de la nouvelle grille des salaires avalisée par le gouvernement. Mais ce dernier a conditionné ce transfert à la définition des moyens de financement de cette nouvelle grille. « Nous allons les affronter avec détermination grâce à votre soutien, et loin des tensions et des intérêts politiques », a scandé M. Gharib. « Nous resterons unis même si le gouvernement essaie de nous diviser, afin de préserver et protéger vos droits », a-t-il lancé aux manifestants. Hanna Gharib a également appelé tous les partis politiques à soutenir le comité de coordination et à faire pression sur le gouvernement pour que soit transférée la grille des salaires au Parlement sans qu’aucune modification n’y soit apportée. « Nous allons avoir recours à l’escalade, il y aura des grèves à chaque réunion du Conseil des ministres et des manifestations à travers l’ensemble du territoire libanais », a encore averti le leader syndical.

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Grève des travailleurs des hôpitaux et centres de santé de Guinée-Bissau

Afriquinfos, 13 décembre 2012 :

Le personnel soignant des hôpitaux et centres de santé de Guinée-Bissau a déclenché ce mercredi une grève de huit jours pour réclamer à l’Etat six mois d’arriérés de salaires et de primes, d’heures supplémentaires dues aux nouvelles recrues, a-t-on appris de source syndicale.

Le président du syndicat du personnel soignant, Domingos Samy, a déclaré à la presse que le mouvement qui consiste à paralyser tout le système de santé, a été suivi à 95%.

« Nous exigeons, par ailleurs, la titularisation dans la fonction publique des nouvelles recrues, tout comme la promotion des anciens dans le métier », a-t-il indiqué.

Egypte : Le chaos politique s’approfondit

Nouvelles d’Egypte envoyées par un lecteur, 12 décembre 2012 :

Après les manifestations d’hier mardi, avec moins de monde que d’habitude semble-t-il, tout le monde prépare la manif de vendredi. Ceci dit, les Islamistes bloquent toujours par la force la Haute Cour Constitutionnelle et certains médias jugés trop hostiles à leur cause (notamment ceux qui ont révélé leurs chambres de torture).

Au niveau du référendum de samedi proposé par les islamistes sur leur constitution ( qui interdit un peu tout) l’opposition libérale a battu des records de crétinisme électoral. Alors que la rue veut le boycott de ce qu’ils considèrent comme une farce, le Front National de Salut, de Baradei, Moussa et Sabbahi, a d’abord dit qu’il boycottait, mais que ses dirigeants participeraient, puis ce matin a déclaré qu’il fallait y participer en votant « non », mais à condition que les juges ne le boycottent pas ( or les juges ont annoncé hier qu’ils le boycottaient) que l’armée en garantisse la sécurité (!!!!!!!!!!!!), que le dépouillement soit fait le jour même sous contrôle, et qu’il n’ait pas lieu sur deux jours ( Morsi pour contrer le boycott des juges qui sont nécessaires pour le déroulement du scrutin a décidé de le faire en deux fois pour avoir suffisamment de juges à chaque fois. Il y a environ 14.000 bureaux de votes et 7 000 juges environ qui se déclareraient prêts à y participer). Comprenne qui pourra: ni boycott, ni participation, mais quand même vote « non ». La droite française est dépassée …

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