ArcelorMittal : les salariés de Basse-Indre en grève jusqu’à vendredi.

Plusieurs centaines de salariés de l’usine ArcelorMittal de Basse-Indre en Loire-Atlantique protestent contre le transfert de leurs activités vers Florange en Moselle. Ils ont décidé de prolonger leur mouvement de grève jusqu’à vendredi matin.

Des salariés en grève bloquaient l'accès à l'usine d'ArcelorMittal de Basse-Indre en Loire-Atlantique, ce lundi matin.

Des salariés en grève bloquaient l’accès à l’usine d’ArcelorMittal de Basse-Indre en Loire-Atlantique, ce lundi matin.

Les syndicats CGT, FO et CFDT de l’usine avaient appelé à une grève d’une journée ce lundi. Le but : protester contre le projet de transfert d’activité vers les hauts fourneaux de Florange en Moselle. Un plan défendu par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la direction générale du groupe ArcelorMittal, qui veulent réorganiser les activités du groupe en France et ainsi sauver des emplois. A la mi-journée lundi, tous les syndicats ont annoncé la prolongation de la grève jusqu’à vendredi matin, le CCE de présentation du projet à Paris ayant lieu jeudi.

Le mouvement avait commencé tôt le matin. Vers 7 heures, plus d’une centaine de voitures se sont garées devant l’entrée de l’usine. Un barrage de palettes interdisait l’accès aux bâtiments. Devant l’usine, des affiches avec notamment le slogan: «Full Mittal Racket» (Ndlr : jeu de mots sur le titre détourné du film de Stanley Kubrick «Full Metal Jacket»). Les syndicats craignent pour leur avenir : «On sait bien que ça risque d’être préjudiciable pour le site de Basse-Indre», a souligné Frédéric Gautier pour la CGT. «Même les cadres nous ont dit qu’ils seraient là aujourd’hui.» 

Les syndicats vont dialoguer avec les responsables du site. «Nous allons demander à la direction générale qu’elle retire son projet, qui met non seulement en danger Basse-Indre mais aussi la filière packaging du groupe», a déclaré Lionel Bellotti pour Force Ouvrière.

«Ce qui risque d’arriver à long ou moyen terme, c’est la fermeture du site de Basse-Indre», a de son côté estimé Jean-Luc Le Drenn, le maire de la commune d’Indre, qui compte 4000 habitants. Les gens sont très mécontents. On sait que ce transfert d’activité n’est pas viable à terme». Actuellement, l’usine emploie 546 personnes en CDI et 150 sous-traitants. Selon les syndicats, le transfert d’activité concernerait 60 personnes.

LeParisien.fr  avec l’AFP : http://www.leparisien.fr/economie/emploi/mittal-mobilisation-pres-de-nantes-contre-le-tranfert-d-activites-vers-florange-10-12-2012-2395643.php

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