« Vendredi du Carton Rouge » en Egypte

Extraits du Parisien, 8 décembre 2012 :

Pour cette journée intitulée «Vendredi du carton rouge», plus de 10.000 personnes se sont rassemblées devant le palais d’Ittihadiya à Héliopolis, en banlieue du Caire, devenu l’épicentre des tensions ces derniers jours et désormais protégé par l’armée. Des manifestants ont même franchi une barrière de fils barbelés érigée devant le palais présidentiel au Caire, mais des soldats les ont empêchés d’entrer dans le complexe.

Place Tahrir (Le Caire), 7 décembre

La tension était palpable alors que des affrontements entre pro et anti-Morsi au même endroit ont fait sept morts et plus de 600 blessés dans la nuit de mercredi à jeudi. Plusieurs chars de l’armée étaient stationnés sur la place et aux alentours mais les soldats n’ont fait aucun geste en direction des protestataires, dont certains sont montés sur les chars pour fraterniser avec les militaires. (…)

Des manifestations hostiles au président avaient aussi lieu sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, à Hourghada, sur la mer Rouge, et à Qena (sud), selon des témoins.

Manifestation au Caire dans la nuit du 7 au 8 décembre

AFP, 8 décembre 2012 :

Les alentours du palais présidentiel au Caire étaient calmes samedi matin, après une nouvelle nuit de manifestation de la part des opposants au président islamiste Mohamed Morsi.

Aux abords du bâtiment, à Héliopolis, dans la grande banlieue de la capitale égyptienne, les soldats étaient postés aux barrages et des barbelés déroulés sur les rues alentours en empêchaient l’accès.

La veille, quelque 10.000 manifestants s’étaient rassemblés au même endroit pour conspuer M. Morsi, accusé d’être inféodé aux Frères musulmans. De nombreuses personnes avaient franchi sans incident les barbelés, envahissant le périmètre de sécurité, sans toutefois pouvoir entrer dans le complexe.

Plus d’une centaine de manifestants ont passé la nuit dans des tentes érigées à proximité du palais et dans une mosquée adjacente. « Je suis prêt à mourir. Tout le monde ici est prêt à mourir. Je suis opposé à la violence mais si on nous opprime, nous devons réagir », a déclaré l’un d’eux, Moustapha ElTabbal, 27 ans, à l’AFP.

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