Dijon : 80% de grévistes parmi les conducteurs de tram

Le Bien Public, 8 décembre 2012 :

La CGT Divia, par la voix de son délégué syndical Frédéric Pissot, revendique aujourd’hui  » 80% de grévistes parmi les conducteurs de tramway ». « Cela fait six samedis de suite qu’on est en grève, nos revendications restent les mêmes : nous dénonçons nos conditions de travail et le fait que les efforts que nous avons fournis ne soient pas pris en compte par la direction », conclut le délégué syndical.

Gazette Infos, 8 décembre 2012 :

Comme lors de l’inauguration de la ligne T1 en septembre dernier, des manifestants du syndicat CGT ont symboliquement tenté de bloquer le tramway devant le Centre d’Exploitation et de Maintenance.

La mise en service de la ligne T2 du tramway en ligne de mire, voilà six semaines que le mouvement de grève de la CGT Keolis Dijon persiste. Samedi 8 décembre, ils sont 79 % des salariés CGT à participer à la grève, qui va fortement impacter le réseau. Dès l’aube, ils étaient une vingtaine à faire barrage sur les rails devant le Centre d’Exploitation et de Maintenance, rue des Ateliers. Ils ont été délogés, sans violence, par les CRS, laissant ainsi la voie libre aux rames en service.

Par ce mouvement de protestation longue durée, le syndicat CGT a souhaité alerter la direction de Keolis Dijon sur des conditions de travail « qui se dégradent depuis trois ans avec les travaux du tramway et les déviations ». Les travaux terminés, les salariés n’ont semble-t-il relevé aucune amélioration : « Rien ne s’est arrangé, ni pour les conducteurs ni pour les usagers… Les temps de parcours sont inadaptés, même irréalistes… Du coup, on cumule les retards et cela génère des conflits avec les usagers. Les équipes doivent faire deux vacations, les amplitudes horaires sont trop élevées, et le nombre de samedis travaillés augmente. On nous en demande toujours plus, sans se soucier de notre santé et de la qualité de service rendu aux usagers. Tout est imposé par la direction pour optimiser leurs besoins.

« Que la direction pense un peu aux hommes… »

Ils pointent également du doigt un manque de moyens pour le service technique et un parc de bus vieillissant : « Cela fait trois ans que l’on demande des moyens supplémentaires. Les pannes de bus se multiplient, ce qui n’est agréable pour personne… Les bus ont en moyenne entre 12 et 15 ans d’ancienneté ! On nous répond que les nouveaux bus hybrides arrivent… Mais ils ne sont pas encore là ! » Le Grand Dijon a en effet commandé 102 bus hybrides (88 millions d’euros). La flotte se dotera progressivement de ces nouveaux bus jusqu’en juin 2013.

Pour se faire entendre, la CGT est allé au conflit social – « le rapport de force est le seul moyen pour que la direction réagisse et nous écoute » – mais non sans apporter des solutions. « Depuis le 3 novembre, nous avons fait une vingtaine de propositions pour tenter d’apporter des solutions viables qui ne coûtent rien. » Les lignes commencent à bouger mais le combat de la CGT n’est pas terminé.

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