Archives quotidiennes : 07/12/2012

Grève et blocage à Re-Source Auto pièces :« On a été trompés par Sita »

Depuis lundi, l’entreprise de déconstruction automobile est à l’arrêt.

En grève depuis lundi, les salariés de l'entreprise de déconstruction automobile ne font que commencer le combat.

En grève depuis lundi, les salariés de l’entreprise de déconstruction automobile ne font que commencer le combat.

Les 37 salariés, dont l’emploi est menacé, ont distribué un millier de tracts, hier, au rond-point de Sita Agora. Les nouvelles en provenance du groupe Indra ne sont guère encourageantes. Le site a toutes les chances de fermer, seulement trois ans après sa création. Indignation dans les rangs.

http://www.lavoixdunord.fr/region/greve-et-blocage-a-re-source-auto-pieces-on-a-ete-jna34b0n880981

Avec les ouvriers de Tunisie, contre les réactionnaires islamistes

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière, 7 décembre 2012 :

Il n’est pas nouveau que la bourgeoisie utilise, pour tenter de museler la classe ouvrière et terroriser les travailleurs, des bandes de voyous armés : chemises noires dans l’Italie des années 1920, SA dans l’Allemagne des années 1930, hezbolli dans l’Iran d’après 1979 ou salafistes comme aujourd’hui en Tunisie. Mardi 4 décembre, une bande de salafistes, envoyés par le parti Ennahdha au pouvoir, a attaqué le siège de l’UGTT, la principale organisation syndicale. En attaquant l’UGTT, c’est, au-delà des militants syndicalistes et des travailleurs syndiqués, toute la classe ouvrière qui était visée, en particulier son droit qu’elle a arraché dans la lutte contre la dictature de Ben Ali, à s’organiser et à revendiquer par la grève, cette arme naturelle de tous les travailleurs du monde.

Face à cette agression, dès le 5 décembre, des manifestations ont eu lieu comme à Tunis, Sousse, Sfax, Menzel Bouzayène ou Mahdia pour défendre les libertés arrachées par la révolution de 2011 et menacées par les réactionnaires islamistes. Les cheminots de la région de Tunis ont observé une heure de grève ce 5 décembre. Le 6, ce sont quatre régions, Gafsa, Sidi Bousid, Kassenine et Sfax, qui sont en grève générale avec des taux de grévistes allant jusqu’à 95% comme à Gafsa. Une grève générale est prévue pour le 7 décembre dans la région de Gabès avant une grève nationale le 13 décembre.

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Mobilisation des agents municipaux de Dijon

Gazette Info, 7 décembre 2012 :

L’intersyndicale des agents municipaux de la ville de Dijon ont déposé un préavis de grève de 48 heures pour réclamer une augmentation de leur régime indemnitaire. Ils ont manifesté devant l’Hôtel de Ville vendredi.

« A Dijon, les agents ne sont pas la priorité ! » Le slogan traduit l’amer sentiment des 150 agents municipaux de la ville de Dijon qui ont manifesté vendredi devant l’Hôtel de ville. L’intersyndicale FO, CFDT, CGT, UNSA, FAFPT, CFTC a déposé un préavis de grève de 48 heures pour protester contre une non revalorisation de leurs indemnités d’administration et de technicité (IAT), jugées trop faibles. Vendredi, 47 centres périscolaires, 48 restaurants scolaires et une crèche affichaient portes closes.

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Espagne : les employés des Paradores se mettent en grève

Le Quotidien du Tourisme, 7 décembre 2012 :

Les employés des Paradores, une chaîne d’hôtels haut de gamme en Espagne, sont appelés à la grève vendredi et samedi par les syndicats pour protester contre un plan social et les mesures d’austérité frappant les employés publics de toute l’Espagne.

« Nous allons tout faire pour défendre les emplois de Paradores de Turismo », a déclaré dans un communiqué Enrique Sanchez, responsable du secteur de Comisiones Obreras (CCOO), l’un des deux principaux syndicats espagnols qui a convoqué la grève, avec UGT. Deux autres jours de grève sont prévus les 31 décembre et 1er janvier. Les syndicats dénoncent un plan social qui prévoit, selon eux, la suppression de 644 postes, soit 14% du total des emplois, la réduction du temps de travail et du salaire de 948 autres employés, avec la fermeture de sept hôtels et les fermetures saisonnières de 27 autres « Paradores ».

Accords de compétitivité : une machine de guerre contre les ouvriers

Article publié dans « Communisme-Ouvrier n°27« , bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Après « l’accord de compétitivité » chez Sevelnord, qui impose aux travailleurs un accroissement de la flexibilité, un gel des salaires et une baisse de prime comme celle pour les samedis travaillés, en échange d’un hypothétique maintien du site, c’est maintenant Renault qui veut, sur l’ensemble des usines du groupe en France, s’attaquer frontalement aux droits des travailleuses et des travailleurs. Dès la réunion du 13 novembre 2012 avec les organisations syndicales et la direction de Renault, la direction se lance dans un odieux chantage pour renforcer la flexibilité : « vous acceptez ces mobilités, sinon c’est le chômage partiel, les licenciements économiques ». En clair, ce que veut imposer Renault c’est rendre obligatoire, selon les besoins du patron, la mobilité des travailleurs d’un site à l’autre, et lors de la prochaine réunion, prévue le 29 novembre, la direction pourrait bien tenter d’imposer d’autres mesures anti-ouvrières, prenant l’exemple des usines espagnoles du groupe où les travailleurs, au nom de la « compétitivité », doivent travailler plus tout en gagnant moins.

Ce que dit la direction aux travailleurs c’est : « S’il y a un accord global sur l’ensemble des mesures proposées au cours du cycle de négociations, elle pourrait s’engager à ne pas fermer d’usines en France ». On notera l’utilisation du conditionnel… en clair le message de la direction c’est si vous refusez d’être encore plus exploités, on fermera une usine ; si vous acceptez, peut-être que l’on ne fermera pas d’usine tout de suite. Et c’est ça que les patrons appellent « négociations ». Lorsqu’un voyou tient le même genre de discours en disant « la bourse ou la vie » sous la menace d’une arme, on parle pourtant de vol à main armé et pas de négociation ! C’est pourtant exactement la même logique que celle de Renault qui menace de retirer aux ouvriers leur moyen de subsistance, leur emploi, s’ils n’acceptent pas l’intensification de l’exploitation ! Ce n’est pas la première fois que le patronat utilise l’arme terroriste du chantage à l’emploi pour attaquer les droits des travailleurs. Pour ne prendre qu’un exemple connu, la direction avait imposé l’augmentation du temps de travail sans augmentation des salaires à l’usine Continental de Clairoix pour « maintenir l’emploi »… avant de fermer le site et licencier les salariés. Par contre c’est la première fois que cette méthode de terrorisme patronal est tentée à l’échelle d’un groupe, et qui plus est un des principaux groupe de France. Si Renault réussit son sale coup contre les travailleurs, on peut être sûr que le patronat cherchera à imposer dans d’autres groupes et d’autres secteurs d’activité, d’autres « accords de compétitivité ».

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Conditions de travail et pénibilité chez Ferropem

Article publié dans « Communisme-Ouvrier n°27« , bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

La deuxième réunion de négociation sur un accord de cessation anticipé d’activité chez FERROPEM ex Péchiney électrométallurgie s’est déroulée sous fond de provocation patronale.

Non content de proposer un accord au rabais, avec un ans de salaire à 50% pris en charge par l’employeur pour seulement 2 catégories de personnel et sous conditions, les dirigeants de Ferropem ont multiplié les provocations et le déni en minimisant leur responsabilité dans les maladies professionnelles dont sont victimes une bonne partie de leur salariés avant 60 ans.

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ArcelorMittal : poursuite de la grève à Fos-sur-Mer

AFP, 7 décembre 2012 :

Une grève à l’appel de la CGT se poursuivait vendredi à l’usine ArcelorMittal de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), où l’activité était fortement perturbée, a-t-on appris auprès du syndicat.

Selon Sébastien Thomas, porte-parole de la CGT sur le site, la grève touche plusieurs services: le finissage, l’enfournement du laminoir, l’évacuation du laminoir, la maintenance et les magasins maritimes qui représentent 70% des expéditions de l’usine.

« Cette nuit, la grève a touché la coulée continue, on a dû jeter 400 tonnes d’acier liquide dans une fosse », a-t-il dit.

Jeudi, en soutien à leurs collègues de Florange (Moselle), des salariés avaient bloqué l’entrée des camions approvisionnant l’usine, à l’appel de la CFDT, majoritaire sur le site (34% aux élections professionnelles) et de la CGT.

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