Maroc : Syndicats et associations face au gouvernement Benkirane

Au Fait le Maroc, 3 décembre 2012 :

Pas de trêve à l’horizon entre le gouvernement Benkirane et son environnement politique et social. Après une polémique marathonienne concernant le projet de loi de Finances 2013, l’exécutif se retrouve cette semaine, face à la colère des syndicats et associations. Ces derniers déclarent la guerre et crient haut et fort leurs principales revendications.

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La hache de guerre entre le gouvernement Benkirane et les centrales syndicales n’est pas enterrée. Après avoir claqué la porte du dialogue social en se retirant de la commission du secteur public, trois grands syndicats les plus représentatifs, à savoir l’Organisation Démocratique du Travail (ODT), la Confédération Démocratique du Travail (CDT) ainsi que la Fédération Démocratique du Travail (FDT) décident de hausser le ton.

Par ailleurs, les associations des Droits de l’Homme ont organisé dimanche soir une marche pour appeler à la protection des Droits et des libertés, alors que les syndicats du transport routier manifesteront demain dans le cadre d’une marche nationale.

L’ODT pour une grève nationale prochainement

Ainsi, la réunion du conseil national de l’ODT, tenue dimanche dernier, s’est clôturée sur la décision, votée à l’unanimité, d’une grève nationale, sans pour autant définir une date exacte. Selon le secrétaire général de ce syndicat, Ali Lotfi, “c’est le bureau exécutif qui se chargera de choisir une date afin d’organiser une journée de grève nationale”.

L’ODT ne compte pas manifester seule. Puisque l’union fait la force, le bureau exécutif de l’organisation tend vers une éventuelle collaboration avec les autres syndicats, afin d’organiser une manifestation nationale conjointe.

“C’est une réponse à l’attaque sans précédent contre les droits et les acquis de la classe ouvrière par le gouvernement Benkirane. Les gains que cette classe a pu obtenir, sont menacés actuellement”. (Ali Lotfi, SG de l’ODT)

En attendant la confirmation des autres syndicats, l’ODT est déterminée à mener la guerre jusqu’au bout, pour défendre ses droits et ses acquis.

La FDT et la CDT, main dans la main

Pour leur part, le bureau central de la FDT et le bureau exécutif de la CDT se sont mis d’accord pour organiser, le 8 décembre courant, une journée nationale de protestation dans les différentes villes marocaines, dans le cadre de la mise en œuvre des décisions des conseils nationaux de la CDT et la FDT, tenus le 17 novembre.

Contacté par nos soins, El Arbi Habchi, membre du bureau central de la FDT, a affirmé que la journée de protestation de samedi prochain, connaîtra l’organisation de sit-in, de manifestations et de regroupements à l’échelle nationale. Cet évènement sera l’occasion pour mettre en avant plusieurs revendications urgentes.

“Nous manifestons pour dénoncer la répression des libertés, les prélèvements sur les salaires des grévistes, le projet de loi de Finances 2013, les insuffisances du dialogue social, et la non application de l’Accord du 26 avril 2011” (El Arbi Habchi, membre du bureau central de la FDT)

Les associations tirent la sonette d’alarme

Dans le cadre de sa lutte permanente pour le respect des recommandations de l’Instance Équité et Réconciliation (IER), l’instance de suivi des recommandations du colloque national sur les violations graves des droits de l’Homme au Maroc a organisé, une marche nationale, dimanche à Rabat.

Ont pris part à cette marche, l’Association Marocaine des droits de l’Homme (AMDH), l’Organisation Marocaine des droits de l’Homme (OMDH) et le Forum Justice et Vérité (FJV), ainsi que d’autres acteurs de la société civile.

Les participants à cette marche ont plaidé pour un pouvoir judiciaire indépendant et impartial, capable de mettre fin à l’impunité et protéger les droits et libertés des citoyens.

Les associations ont également appelé le pouvoir judiciaire à assumer ses responsabilités pour faire éclater la vérité escamotée dans les dossiers de violations graves des droits de l’Homme en vertu de la loi, et pour rendre justice aux victimes, à leurs familles et à la société dans son ensemble.

Elles ont, par ailleurs, insisté sur l’abolition de la peine capitale, la ratification de la Convention de Rome relative à la Cour pénale internationale et l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre l’impunité.

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