Archives quotidiennes : 09/10/2012

Onet en grève: la CGT s’inquiètede l’avenir «incertain» de 36 salariés.

Le temps fort du mouvement est prévu cet après-midi, dans les locaux d’Onet, proches de l’usine Verallia (ex-Saint-Gobain), rue des Quillettes à Châteaubernard. Des salariés de la société annoncent qu’ils seront en grève et manifesteront tout haut leur désarroi. Ils sont très inquiets pour leur avenir à court terme.

Onet qui travaille en sous traitance pour Verallia depuis quatre ans serait en passe, selon les informations des personnels, de perdre le contrat de retriage des bouteilles. Ce contrat s’achève officiellement le 15 décembre. «L’appel d’offres est en cours, on entend tout et son contraire, et l’idée du mouvement qui s’inscrit dans un cadre national c’est de dire à Onet et à Verallia « surtout ne nous oubliez pas »», indique Bernard Lebraud, délégué syndical CGT.

L’activité de retriage de bouteilles occupe 36 personnes chez Onet, «en majorité des femmes», précise Olivier Magique, secrétaire du comité d’entreprise. L’effectif actuel sera-t-il conservé si la société qui décroche le marché n’est pas Onet ? «Rien n’est sûr», s’inquiètent les représentants syndicaux qui espèrent des précisions rapides mais ne cachent pas leur inquiétude.«On sera à leurs côtés aujourd’hui», affirme Dominique Spinali, délégué syndical CGT.

La direction de l’entreprise, de son côté, n’était pas joignable hier. Une grève chez Onet, ce n’est pas une première. Le conflit de février 2011 a marqué les esprits: il portait sur les salaires jugés trop bas et les conditions de travail difficiles. Les salariés avaient obtenu satisfaction au terme d’un long bras de fer.

http://www.charentelibre.fr/2012/10/09/onet-en-greve-la-cgt-s-inquiete-de-l-avenir-incertain-de-36-salaries,1118346.php

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CGT : une journée d’action pour un triple avertissement.

La CGT organisait ce mardi 9 octobre une journée de mobilisation. Un message adressé autant au gouvernement qu’au Medef, alors que se sont ouvertes des négociations sur l’emploi. Bernard Thibault ne voulant absolument pas entendre parler de davantage de flexibilité prônée par le patronat. Mais, cette journée a aussi pour vocation de ressouder les militants de la CGT fatigués de l’interminable querelle interne pour savoir qui va succéder à Bernard Thibault au poste de secrétaire général.

C’est une sorte d’avertissement que cherche à adresser la CGT en organisant mardi 9 octobre une « journée de mobilisation pour la défense de l’emploi et de l’industrie ». Un triple avertissement même.

Le premier à l’encontre du gouvernement et de sa politique, le deuxième à destination du Medef, alors que se sont ouvertes les négociations sur la sécurisation de l’emploi. Et le troisième à destination… des militants de la CGT, troublés par la guerre de succession qui règne au sommet de l’organisation pour préparer l’après Bernard Thibault.

L’action nationale de la CGT –qui devrait se traduire par des défilés dans huit villes, dont Paris, et des arrêts de travail dans quelques secteurs comme la métallurgie, la chimie et les transports-, se place dans le cadre d’une journée de mobilisation décidée par la Fédération européenne de l’industrie (l’une des fédérations syndicales sectorielles européennes) « pour le développement de l’industrie et de l’emploi ».

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3000 manifestants dans les rues du Havre pour la défense de l’emploi.

Selon les syndicats, les 2400 dockers du port du Havre sont en grève pour 24 heures. Ils ont défilé avec d’autres salariés. L’appel à la grève relayé en France par la CGT est européen.

Les dockers et agents portuaires ont répondu massivement au préavis de grève.

Le secrétaire général du syndicat des dockers du Havre l’explique à l’AFP, « nous sommes d’autant plus mobilisés que la Commission Européenne vient de relancer des projets de déréglementation et de libéralisation du travail portuaire ».

C’est une « journée d’action pour le développement de l’industrie et de l’emploi », contre les plans d’austérité.

D’autres hauts-normands ont pris ce matin des bus pour partir à Paris. La manifestation débutera en début d’après-midi Place d’Italie. Des salariés de Pétroplus, Renault, Paris-Normandie, des hôpitaux ont décidé de prendre part à la manifestation parisienne.

Vidéo : Pour l’emploi, les manifestants partent à Paris ou défilent au Havre

http://haute-normandie.france3.fr/2012/10/09/3000-manifestants-dans-les-rues-du-havre-pour-la-defense-de-l-emploi-118457.html

Grève des éboueurs : les ordures s’entassent.

Les ordures s’entassent dans la communauté de communes de la Save au Touch (CCST) ! Depuis une semaine, les éboueurs de la communauté sont en grève et ne comptent pas lever leurs piquets.

Un bras de fer qui s’éternise malgré de nombreuses avancées dans les négociations avec les élus. Les employés, qui réclamaient entre autre la titularisation de trois de leurs collègues en contrats renouvelés, ont obtenu gain de cause jeudi dernier. Pourtant, ils semblent fermement décidés à poursuivre leur mouvement tant que l’ensemble de leurs revendications n’aura pas été entendu.

Les tickets de la discorde

«La communauté a les moyens de nous octroyer les tickets restaurant que l’on réclame car elle le fait déjà pour les employés de La Salvetat St Gilles. Face à cette iniquité, nous réclamons donc une indemnité de 30 euros», explique Laurent Agullo, secrétaire général de UNSA Territoriaux 31.

Une requête impossible à satisfaire selon le président de la CCST, Louis Escoulat, qui évoque un budget restreint et inapproprié à de telles «folies» : «Nous avons proposé aux personnels grévistes une indemnité de 15 euros qui viendra s’ajouter aux 10 euros de protection sociale récemment accordés ! La communauté a d’ores et déjà fait preuve de bonne volonté mais cela doit aller dans les deux sens», confie Louis Escoula. Hier soir l’ensemble des élus de la CCST se réunissait afin de proposer à ce conflit une issue favorable aux deux partis. Pour l’heure, le ramassage n’a toujours pas repris.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/10/09/1460605-greve-des-eboueurs-les-ordures-s-entassent.html

Grève chez Nestlé en Tunisie.

08-10-2012

Les travailleurs de Nestlé Tunisie ont fait grève le 8 et le 9 octobre 2012 pour protester contre le refus de la direction générale d’ouvrir des discussions sur les revendications de longue date.

Suite à un mouvement de protestation en juillet dernier (port du brassard rouge), le syndicat de base – affilié à la FGAT-UGTT – a adressé un courrier à la DG l’informant de la suspension de ce mouvement et l’invitant à ouvrir des discussions. Au lieu de répondre, Nestlé a publié un communiqué le 20 juillet se référant au  » récentes perturbations sociales  » chez Nestlé Tunisie, une société qui  » a toujours privilégié le dialogue constructif avec ses employés « .

En réaction à ce refus de s’engager dans des discussions de bonne foi, les travailleurs ont décidé de faire grève pour mettre en avant leurs revendications :

1. Impliquer le syndicat dans le calcul et la distribution du  » fonds social  » (intéressement au bénéfice).
2. Aligner les salaires au niveau des salaires payés par des entreprises semblables à Nestlé sur le marché tunisien.*
3. Internalisation du personnel intérimaire dont quelques-uns travaillent pour Nestlé depuis plus de dix ans en tant que contractuels.

http://cms.iuf.org/?q=fr/node/1985

Mobilisation du 9 octobre à Lyon

Libé Lyon, 9 octobre 2012 :

« Pas de futur sans industrie », peut-on lire sur la banderole de la CGT de Savoie. Dans la manifestation lyonnaise de ce mardi matin, beaucoup de représentants d’entreprises industrielles menacées de fermeture.En tête du cortège, des salariés de la société Iveco Magirus Camiva, filiale du groupe Fiat, qui fabrique et commercialise des véhicules de secours. L’entreprise a décidé de délocaliser les activités de son site savoyard de Saint-Alban-Leysse, en Allemagne. 130 des 170 salariés sont menacés, 42 conserveraient leur emploi.

Derrière, trois femmes portent une grande banderole. Elles travaillent pour Spirel, filiale du groupe savoyard Somfy, leader mondial du volet roulant. Somfy ayant déclaré vouloir regrouper ses activités à Cluzes (Haute-Savoie), cette filiale installée à Saint-Rémy-de-Maurienne (Savoie) et qui emploie 111 personnes, essentiellement des femmes, fermerait en 2014.

Plus loin, ce sont des salariés de la fonderie Feursmetal, propriété du groupe AFE Metal. Ce sous-traitant de Caterpillar est installé à Feurs (Loire). 350 emplois, et des mesures de chômage technique annoncées pour la fin de l’année.

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Manifestation à Besançon contre les licenciements

Si des délégations du nord de la région sont allées manifester à Epinal et du sud à Lyon, alors que les camarades de PSA allaient devant le salon de l’automobile, une bonne centaine de travailleurs de Besançon ont manifesté dans les rues de la capitale comtoise contre les licenciements.

Partie depuis la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs, la manifestation s’est dirigée jusqu’aux locaux du MEDEF pour dénoncer les suppressions d’emplois, les bas salaires et les licenciements, comme à la Mission Locale ou chez Stanley Mabo. Ce n’était qu’une première journée, et la lutte doit continuer dès demain dans nos entreprises et nos quartiers contre les licenciements, le chômage et la précarité.

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