Le 9 octobre, tous dans l’action !

Tract CGT PSA La Garenne :

M Sartorius, l’expert désigné par le gouvernement, a rendu un rapport qui égratigne à la marge seulement la direction PSA et la famille Peugeot, mais entérine l’arrêt d’un site de production et se contente de dire qu’il aurait préféré que ce soient les salariés de Madrid qui paient la note, plutôt que ceux d’Aulnay !

Cette étude très orientée n’est qu’un prétexte utilisé par le gouvernement pour justifier sa soumission au patronat.

Sentant l’appel du pied de l’exécutif et à l’occasion du salon de l’auto, les patrons
de l’automobile, MM Varin et Ghosn en tête, vitupèrent contre le coût du travail et implorent de nouvelles subventions de l’état. M Varin réclame même des baisses de charges sociales de 5 % à 10 % au moins pour « restaurer la compétitivité ».

Une fois de plus les salariés passeraient à la caisse, puisqu’il est envisagé de financer ces baisses de charges par une hausse ciblée de la TVA et une hausse de la CSG.

Chez Renault, la direction a engagé des négociations sur le thème « compétitivité- emploi » en prenant en référence l’accord scélérat que PSA a fait signer à Sevelnord contre un chantage à l’attribution du nouveau véhicule Kzéro :
· Blocage des salaires sur 2 ans : 0 % d’augmentation de salaire, cela signifie que les salaires vont baisser d’au moins 5 % (soit 75 euros en moins pour un salaire de 1500 euros, si l’on s’en tient juste à l’inflation officielle).
· Overtime : possibilité de rattrapage de production de 21 minutes en fin de poste, annoncé le jour même et obligatoire.
· Mobilité forcée : « l’affectation des salariés au sein de l’entreprise est une prérogative de l’employeur… Tout salarié ne peut refuser un changement d’affectation, même sur un poste de niveau inférieur ». Autrement dit : un ouvrier professionnel peut être mis en chaîne, sans pouvoir refuser.
· Prêt de main d’oeuvre : les salariés de Sevelnord devront accepter d’aller travailler en prêt à Toyota, ou dans d’autres usines de la Métallurgie de la région. S’il n’y a pas assez de volontaires, la direction imposera le chômage partiel, indemnisé au taux mini de 60 % contre 90 % (fin de l’APLD).
· Les congés d’annualisation pour les ouvriers passent de 2 à 1 par an.
· Les jours de RTT pour les salariés en horaire de journée passent de 11 à 7 par an, et sont à disposition de l’employeur.
· Majoration du travail du samedi : elle passe de 45% (ou 50% en repos) à 25%.
· Baisse de l’Indemnité Condition d’Horaire (panier) pour l’équipe de nuit et suppression de la prime pour séance supplémentaire.

Lors d’une conférence de presse le 25 juillet, un journaliste a demandé à M Varin : « Allez-vous étendre ce type d’accord de compétitivité à d’autres usines du groupe ? »

Réponse du PDG de PSA : « Nous sommes prêts à partager ce qui fonctionne ».
Le but de la direction de PSA est clairement de tenter d’aller vers ce type de chantage à l’emploi dans tous les sites du groupe, et même d’imposer cela à toute la branche de la Métallurgie.

On entend beaucoup dire que PSA est obligé de supprimer des emplois… pour préserver ceux qui restent ! Mais la branche automobile PCA en France comptait près de 88 000 salariés il y a 8 ans. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que 67 000 alors que les ventes mondiales de PSA ont augmenté de 40 % entre 1999 et 2011.

Ces 21 000 salaires de moins à verser, c’est autant de plus pour les actionnaires et la famille Peugeot dont la fortune s’élève à 1,3 milliards d’euros.

De 1999 à 2011 ce sont 2,8 milliards de dividendes et 3 milliards de rachat d’actions qui ont été dilapidés par les dirigeants de PSA au seul bénéfice des actionnaires.

Le climat créé par l’annonce de la fermeture d’Aulnay, les licenciements à Rennes, l’accord « compétitivité-emplois » à Sevelnord sont autant de chantages pour tenter de nous faire accepter des reculs, établissement par établissement.

C’EST POUR CELA QUE LA LUTTE DES TRAVAILLEURS D’AULNAY OU DE RENNES EST AUSSI LA NOTRE, ELLE EST CELLE DE TOUS LES SALARIES DU GROUPE. DE QUELQUES ENTREPRISES QUE L’ON SOIT IL N’Y A AUCUNE RAISON D’ACCEPTER DE PAYER LA NOTE DE LA CRISE PAR LA
PERTE DE NOS EMPLOIS OU PAR DES RECULS SUPPLEMENTAIRES.

PAR NOTRE TRAVAIL NOUS AVONS GARANTI LA FORTUNE DE PSA ET DE LA FAMILLE PEUGEOT PENDANT DES ANNEES, AUJOURD’HUI C’EST A EUX DE GARANTIR NOS EMPLOIS ET NOS SALAIRES.

LA CGT DU GROUPE PSA APPELLE LES SALARIES DE TOUS LES SITES A DEUX MANIFESTATIONS, AUXQUELLES SE JOINDRONS DES SALARIES
DE RENAULT ET DES SOUS-TRAITANTS,

LE 9 OCTOBRE 2012, A 11H DEVANT LE SALON DE L’AUTO A PARIS,  PUIS A 13H30 PLACE D’ITALIE, JOURNEE EUROPEENNE DE DEFENSE DE L’EMPLOI.

DÉPART DELA GARENNE ::: RDV À 10H00 ARRÊT BUS DES FAUVELLLLLLES

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  1. Pingback: Un point sur la préparation des mobilisation du 9 octobre | Solidarité Ouvrière

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