Les Sanofi toulousains à Paris : le haka de la colère

La Dépêche, 4 octobre 2012 :

Un millier de salariés Sanofi, dont plus de 300 venus de Toulouse, ont défilé entre le siège du groupe pharamaceutique et l’Assemblée nationale hier. Ils réclament le retrait du plan de restructuration qui menace 900 emplois en France.

Les Sanofi toulousains étaient nombreux parmi le millier de salariés du géant pharmaceutique venus manifester hier à Paris. Plus de 300 blouses blanches selon les syndicats, soit une grosse moitié du laboratoire de recherche toulousain, se sont rassemblées devant le siège du groupe rue de la Boétie, avec leurs camarades. Voilà plusieurs mois qu’ils s’opposent au projet de réorganisation de leur entreprise, qui menace plus de 900 emplois d’ici à 2 015.

Rejoints par des élus locaux tels les socialistes Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, Pierre Cohen, maire de Toulouse, Christophe Borgel, député de Haute-Garonne, et ainsi que le député UMP de Haute-Garonne Jean-Luc Mondenc, ils ont défilé, dès midi, en direction de l’Assemblée nationale. Avant de quitter le siège, les salariés ont joué une pièce de théâtre, exécuté un «haka» de la recherche, étrenné depuis plusieurs semaines dans la ville Rose, et fait exploser des pétards.

Dans la matinée, les représentants syndicaux ont claqué la porte d’un comité de groupe France après avoir «demandé le retrait pur et simple du plan», a expliqué Pascal Delmas délégué CFDT à Toulouse.

Lundi soir, un document de travail confidentiel, révélé par l’AFP, évoque le chiffre de 914 suppressions de postes possibles d’ici à 2 015. Le chiffre déjà communiqué par la direction le 25 septembre dernier, et «sous-évalué» d’après les syndicats.

Le site de Toulouse apparaît particulièrement menacé avec le transfert de certaines de ses activités, notamment vers les régions lyonnaise et parisienne. D’autres «seraient maintenues jusqu’à ce que la vocation du site soit précisée», selon le document.

De son côté, la direction de Sanofi a fait savoir qu’elle ne pouvait «que constater le refus des organisations syndicales de dialoguer dans les différentes instances». Par ailleurs dans un communiqué, Christian Lajoux, a répété qu’«il n’y aura pas de licenciements secs».

Les prochains Comités centraux d’entreprise (CCE) ou sera détaillé le projet d’entreprise, sont prévus le 11 octobre pour au moins quatre branches du groupe, dont la Recherche.

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