Archives quotidiennes : 27/09/2012

Les attaques antisyndicales se poursuivent chez Kraft Tunisie.

La direction de l’usine de biscuits Saida en Tunisie persiste dans son attitude antisyndicale en réponse à l’impasse des négociations collectives. Zed Naloufi, le secrétaire général de la section syndicale locale de la FGAT, affiliée à l’UITA, a été licencié cet été pour avoir convoqué une réunion des membres syndiqués. Le secrétaire général adjoint, Karim Amdoumi, est aujourd’hui suspendu.

L’usine appartient à la Société Tunisienne de Biscuits (SOTUBI), détenue à hauteur de 49 pour cent par la transnationale Kraft Foods, basée aux Etats-Unis. L’usine de Saida, qui fabrique également des produits de la marque Kraft, comme les crackers TUC, emploie 1600 salariés/es, dont 80 pour cent de femmes.

Agissez maintenant ! – envoyez un message à Kraft

Amdoumi a été suspendu à la suite d’une altercation provoquée par le directeur d’entrepôt le 13 août. Il reste suspendu malgré le fait que le directeur d’entrepôt ait retiré sa plainte ! La direction a fait savoir au syndicat qu’il serait réintégré à condition que la totalité des membres élus du comité syndical démissionnent de leurs postes.

La direction préférant clairement la répression à la négociation, le conflit se poursuit. Kraft apporte la même réponse agressive aux travailleurs/euses qui font valoir leurs droits que celle manifestée par les licenciements antisyndicaux à l’usine Cadbury d’Alexandrie, Égypte (en anglais uniquement).

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Ontario: les syndicats contre le gel des salaires dans la fonction publique.

Publié par La Presse Canadienne le mercredi 26 septembre 2012.

TORONTO – Des leaders syndicaux de l’Ontario ont condamné, mercredi, l’intention du gouvernement libéral minoritaire ontarien de geler les salaires de près d’un demi-million d’employés de la fonction publique.

Le premier ministre ontarien Dalton McGuinty

Le premier ministre ontarien Dalton McGuinty

La loi envisagée ressemble à celle adoptée par le gouvernement pour imposer un contrat de travail aux enseignants de la province plus tôt ce mois-ci, bloquant les salaires et les avantages sociaux pour deux ans.

Le gouvernement affirme que cette loi n’interdit pas le recours à la grève, mais qu’elle donne au ministre des Finances Dwight Duncan le pouvoir d’imposer une convention collective.

Des leaders syndicaux de la fonction publique – notamment le président de la Fédération du travail de l’Ontario, Sid Ryan – prétendent toutefois que cette loi abolit leur droit de grève et leur droit à la négociation collective.

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Grèce: les journalistes en grève contre la rigueur.

ATHENES — La Grèce était privée lundi de tout bulletin d’information en raison d’une grève de 24 heures dans les médias écrits et audiovisuels pour protester contre les coupes salariales et les licenciements dans le secteur.

Un kiosque à journaux à Athènes (AFP/Archives, Louisa Gouliamaki)

Un kiosque à journaux à Athènes (AFP/Archives, Louisa Gouliamaki)

Des centaines de journalistes, employés de presse et techniciens ont protesté dans le centre d’Athènes contre « les conditions moyennageuses » rencontrées dans le secteur.

« Non à la suppression de la dignité humaine », « les hommes au-dessus des bénéfices des éditeurs », proclamaient les banderoles.

Les médias ont subi un coup important depuis 2010, début de la crise de la dette. Quotidiens et chaînes de télévision ont fermé et les licenciements sont monnaie courante pour ceux qui n’acceptent pas de contrats individuels avec réduction salariale à la clé.

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Préavis de grève à Radio France pour le 2 octobre.

La CGT du groupe de la radio publique emboîte le pas aux syndicats de France Télévisions.

Le syndicat CGT de Radio France a déposé un préavis de grève pour mardi 2 octobre pour protester contre “des restrictions budgétaires imposées par l’Etat pour 2013”.

Le groupe de la radio publique emboîte ainsi le pas à France Télévisions, dont les syndicats la CGT et FO ont également déposé un préavis de grève pour le 2 octobre, afin d’obtenir un financement “à la hauteur des missions de service public, l’abandon du projet de plan social et la présentation d’un vrai projet stratégique pour l’entreprise”, ainsi que “l’arrêt du plan d’économies drastiques”.

Côté Radio France, la CGT appelle à cesser le travail 24 heures le 2 octobre. Elle entend obtenir l’arrêt des suppressions de postes et des redéploiements, l’arrêt du plan social “déguisé” et des moyens “à la hauteur des missions de service public à la radio. Les syndicats s’inquiètent de l’ampleur des coupes budgétaires en 2013 dans le service public.

La semaine dernière, un mouvement de grève, contre le redéploiement de techniciens en province, avait perturbé l’antenne de France Inter.

Téléobs.com avec AFP

Grève de facteurs à Bruxelles : Les facteurs reprendront le travail vendredi mais sans heures supplémentaires

Les facteurs, qui ont fait grève jeudi matin, dans les communes d’Evere, Schaerbeek et Etterbeek, reprendront le travail vendredi matin mais n’effectueront plus la moindre heure supplémentaire, a-t-on appris de source syndicale à l’issue d’une réunion entre la direction de bpost et des délégations de facteurs.


Les facteurs en grève dénoncent la réorganisation de leur travail que bpost a opérée à l’aide de Georoute, un logiciel censé optimaliser leurs tournées. Cette réorganisation, menée juste avant la tenue des élections du 14 octobre – alors que les périodes pré-électorales sont traditionnellement marquée par un surcroît de travail – engendre notamment, selon les postiers, de nombreuses heures supplémentaires non payées.

Selon le syndicat CGSP, qui avait déposé un préavis de grève voici deux semaines, le mouvement de ce jeudi a été suivi par 80% de la petite centaine de facteurs qui distribuent habituellement le courrier dans les communes d’Evere, Schaerbeek et Etterbeek. « Les facteurs sont rentrés à la maison. Demain (vendredi, ndlr), ils reprennent leur travail mais ils refusent de faire une seule heure supplémentaire », a expliqué Michel Bourton, secrétaire régional CGSP, au terme d’une réunion avec la direction de l’entreprise postale. Il n’est pas exclu que d’autres actions de grogne se produisent dans d’autres communes de la capitale car « tous les bureaux bruxellois sont concernés par le même problème », souligne encore Michel Bourton. (MAJ)

Saint-Nazaire. Grève aux chantiers navals face au « silence du gouvernement ».

Publié le 27/09/2012, FTVi avec Reuters.

ECONOMIE – Près de 500 salariés ont débrayé, jeudi 27 septembre 2012, pendant une heure, aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Les salariés sont inquiets du « silence du gouvernement » depuis leur entrevue avec Arnaud Montebourg, le  ministre du Redressement productif, le 11 juin à Paris. Ils lui ont demandé un nouveau rendez-vous.

Une manifestation devant l'entrée des chantiers STX de Saint-Nazaire, le 23 mai 2012.

Une manifestation devant l’entrée des chantiers STX de Saint-Nazaire, le 23 mai 2012.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire tournent au ralenti depuis 2010. Mais cette année, c’est la pire période de leur histoire : chômage partiel pour les 2 100 salariés, pas de commandes depuis avril et l’annulation d’un paquebot par la compagnie Viking Ocean Cruises. Il ne leur reste que trois navires à construire d’ici à 2015.

« Les salariés n’ont aucune explication, psychologiquement c’est très dur à vivre », déclare la représentante de Force ouvrière, Nathalie Durand-Prinborgne. Pour elle, la situation est encore plus grave qu’en 2010. « A l’époque, il n’y avait quasiment pas de chômage total, rappelle-t-elle. Là, c’est beaucoup plus violent : la quasi-totalité des secteurs sont plus ou moins touchés par le chômage partiel. Le vendredi, par exemple, on n’est pas loin de l’opération Entreprise morte. »

Les dockers de la SAMR : « nous avons gagné une belle bataille, c’est une belle victoire ».

28 septembre 2012

LA GRÈVE DES DOCKERS EST TERMINÉE

Après plus de sept heures de négociations, la réunion entre la direction de la SAMR et les représentants syndicaux des salariés de la société, s’est terminée à 21h50 ce jeudi 27 septembre. Les dockers ont obtenu une revalorisation brute de leurs salaires de 2,35% avec effet rétroactif au 1er janvier. Satisfaits, ils cessent leur mouvement de grève et reprennent le travail dès ce vendredi matin.

Reprise de travail des dockers zordi. Un accord prévoit une revalorisation des salaires à hauteur de 2,35%, avec effet rétroactif au 1er janvier.

Reprise de travail des dockers zordi. Un accord prévoit une revalorisation des salaires à hauteur de 2,35%, avec effet rétroactif au 1er janvier.

Après trois jours de paralysie, le Port-Est retrouvera donc une activité normale. Sur les quais du port, l’ambiance est joyeuse. « Nous n’avons pas gagné une grande guerre, mais nous avons gagné une belle bataille, c’est une belle victoire », a déclaré Jean-Luc Nerbard, délégué syndical à la SAMR. De son côté, Daniel Manteuffel, le directeur de la SAMR, a tenu à rappeler que la situation économique de l’entreprise était « fortement dégradée ». « Les partenaires sociaux sont d’accord pour étudier avec nous les mesures nécessaires pour redresser l’entreprise et gagner de nouvelles parts de marché », a-t-il ajouté.

Les négociations entre la direction et les salariés de la SAMR auront duré presque huit heures ce jeudi 27 septembre 2012. Au final, les dockers sont ressortis satisfaits, et quand Jean-Luc Nerbard a présenté l’accord qui avait été conclu aux salariés, les cris de réjouissance se sont fait entendre. Cet accord prévoit une la revalorisation des salaires à hauteur de 2,35%, avec effet rétroactif au 1er janvier.

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Les syndicats d’EON France luttent contre la suppression de 538 emplois.

Les salariés de la filiale française du numéro un allemand de l’énergie sont en grève nationale ce 27 septembre pour protester contre le projet de fermeture de cinq unités à charbon.

« La grève est suivie par plus de 80% des salariés. Les unités sont arrêtées et il n’y a aucune production de gaz ou de charbon qui sort, selon  Jean-Pierre Damm responsable FO chez EON France à l’AFP. Les salariés « exigent un projet de continuité industrielle digne de ce nom, (…) capable d’assurer la sécurité de l’alimentation électrique de nos régions et (…) une stabilité des prix de l’électricité pour tous les usagers ».

Cette contestation fait suite à l’annonce en juin dernier par la direction de la filiale française de sa volonté de fermer cinq tranches sur les sept que comptent les quatre centrales à charbon héritées  de la société nationale d’électricité thermique. Il s’agit des sites de SNET, Saint-Avold en Moselle, Hornaing dans le Nord, Lucy en Saône-et-Loire, et la centrale de Provence, à Gardanne dans les Bouches-du-Rhône.

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Une grève générale jeudi risque de faire tourner le Portugal au ralenti.

LISBONNE – Une grève générale contre les mesures d’austérité du gouvernement risque de faire tourner le Portugal au ralenti jeudi et attiser le mécontentement alors que le pays, sous assistance financière, est durement frappé par la récession et le chômage.

La grève devrait toucher en priorité les transports qui devraient être très perturbés, en particulier dans la capitale. 

Le métro de Lisbonne sera ainsi fermé à partir de mercredi soir et jusqu’à l’aube du vendredi tandis qu’aucune navette fluviale ne devrait faire la liaison entre les deux rives du Tage. Un service minimum assurera la circulation de quelques trains et autobus mais sera probablement très insuffisant pour empêcher la formation de sérieux embouteillages, notamment aux abords de la capitale.

Des manifestations sont par ailleurs prévues tant à Lisbonne que dans les principales villes du Portugal. 

« Nous sommes convaincus que nous aurons un taux de participation significatif« , a assuré récemment Arménio Carlos, leader de la principale confédération syndicale portugaise, la CGTP, la seule à avoir appelé à la grève.

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Montceau-les-Mines : grève des salariés de Lucy.

Depuis 5 heures ce matin, les salariés de la centrale électrique à charbon manifestent leur colère.

Au lendemain d’un Comité Central d’Entreprise très houleux, un cinquantaine de salariés de la centrale Lucy ont décidé de passer à l’action. Une grève débutée tôt ce jeudi 27 septembre, pour manifester leur colère.

Vers 10 heures, ils ont décidé de bloquer la RCEA (Route Centre Europe Atlantique) au niveau de l’échangeur du Magny à Montceau-les-Mines, à un kilomètre de leur centrale. Un barrage filtrant qui a été levé à 11 heures.

Le conflit porte sur un plan social qui devrait impacter, dès le 11 octobre prochain, la SNET(Société Nationale d’Electricité et de Thermique, qui fait partie du groupe allemand E.ON). Selon les syndicats CGT, FO, CFTC et CFE-CGC, qui dénoncent l’attitude de leur direction et redoutent un plan social sans précédent dans le secteur, le mouvement concerne aujourd’hui l’ensemble des sites de la SNET en France. Voici des extraits du communiqué qu’ils ont lu hier lors du CCE :

« Que ce soit au niveau local ou national, vous ne respectez pas vos obligations concernant la remise de documents, pire, vous vous exonérez volontairement de vos responsabilités d’employeur dans plusieurs domaines. (…)

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