Grève générale en Grèce

Amna, 26 septembre 2012 :

Sous le slogan central “basta”, des dizaines de milliers de travailleurs ont pris part mercredi aux grands rassemblements organisés à Athènes respectivement par les deux grandes centrales syndicales GSEE (Confédération générale des travailleurs de Grèce, pour le privé) et ADEDY (Union des fonctionnaires, pour le public), et par le Front ouvrier militant (PAME), affilié au KKE, et aux défilés vers la place Syntagma, devant le Parlement.

Les manifestants ont dépassé les 100.000, selon les organisateurs, ils étaient autour de 30.000, selon la police.

La mobilisation a été très grande aussi dans le cadre de la grève, la GSEE citant des taux de participation de plus de 80% qui, dans certains secteurs, ont atteint 100%.

“Dès lors que le gouvernement ne peut pas défendre les intérêts élémentaires de la société grecque et qu’il contresigne et tolère les mesures barbares conduisant la société à un holocauste, c’est à la société de prendre la parole”, a déclaré le président de la SYRIZA, Alexis Tsipras.

“La Grèce ne peut pas être transformée en un immense cimetière social”, a-t-il lancé.

Dans son discours, le SG de l’ADEDY, Ilias Iliopoulos, a soutenu que le gouvernement et la Troïka tentent de ramener le niveau de vie 40 à 50 ans en arrière, appelant les travailleurs à s’unir pour renverser le Mémorandum et les mesures qui en découlent.

“Les pratiques comptables, les logiques nivelantes et les dispositions des Mémorandums ont été un fiasco, leurs résultats sont tragiques pour la vraie économie et criminels pour la société”, a affirmé pour sa part le SG de la GSEE et président du syndicat DAKE, affilié à la ND, Nicos Kioutsoukis, dénonçant la démolition de l’Etat social.

M. Kioutsoukis a indiqué que les syndicats grecs coordonnent leur action avec les syndicats d’Europe, surtout du Sud de l’Europe, où les peuples sont frappés par l’austérité et conduits à la misère économique.

Aux alentours de 14h10, et alors que la fin du défilé des manifestants arrivait à la place Syntagma, des groupes de jeunes cagoulés se sont heurté aux forces anti-émeutes de la police, en lançant des cocktails Molotov, les forces de l’ordre ripostant par des jets de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Les incidents se sont étendus alors sur toute la place Syntagma et les rues avoisinantes.

La police a procédé à plus de 100 interpellations, dont 20 arrestations.

Extrait d’un article du Devoir, 26 septembre 2012 :

La grève générale convoquée à l’appel des syndicats grecs, qui dénoncent les nouvelles mesures d’austérité exigées par les bailleurs de fonds internationaux du pays, a paralysé les traversiers, les avions et les transports en commun. Le site de l’Acropole et les écoles étaient fermés et les hôpitaux fonctionnaient au ralenti.

Un employé en grève de l’hôpital d’Athènes, Alkis Betses, a expliqué que son salaire était déjà passé de 1300 euros à 800 euros, et risquait de chuter
à 600 euros avec les nouvelles réductions annoncées par le gouvernement. « Comment peut-on survivre avec 600 euros par mois, avec des impôts sans cesse en augmentation tout en payant ses factures et en achetant le minimum vital? », a-t-il dénoncé.

Il a souligné que les hôpitaux étaient durement touchés par les mesures d’austérité, avec des réductions de personnel et des retards de paiement des heures supplémentaires des médecins. «Le ressentiment était présent bien avant les nouvelles mesures. Imaginez ce qui va se passer quand elles vont être rendues publiques», a dit M. Betses.

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