Archives quotidiennes : 24/09/2012

Espagne : Grève générale le 26 septembre au Pays Basque

Le Journal du Pays Basque, 25 septembre 2012 :

Demain, à l’appel de plusieurs dizaines d’organisations syndicales et de mouvements sociaux, aura lieu une grève générale en Pays Basque Sud. Cette grève générale a été convoquée pour protester contre les coupes budgétaires dans les services publics, les mesures d’austérité et les politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements pour faire face à la crise.

Les syndicats basques ELA, LAB, ESK et Stee-Eilas, avec les agriculteurs d’Ehne et les routiers de Hiru, les syndicats anarchistes CNT et CGT et des dizaines de mouvements sociaux (collectifs de jeunes, de femmes, d’immigrés, etc.), ne veulent pas des mesures d’austérité en Pays Basque. Ils accusent le gouvernement de Madrid de vouloir imposer des sacrifices aux travailleurs sans toucher au capital.

Mais ils s’en prennent aussi aux gouvernements d’Iruñea et de Gasteiz, accusés d’être “collaborateurs nécessaires” de ces politiques d’austérité. Ils rappellent que tant dans la Communauté autonome basque qu’en Navarre, les exécutifs locaux ont annoncé qu’ils appliqueraient la plupart des mesures imposées par le gouvernement Rajoy (dont la hausse de la TVA) et qu’ils ont eux aussi édicté des mesures d’austérité.

Lire la suite

Grèves, manifestations : l’Europe du Sud sous tension

Direct Matin, 24 septembre 2012 :

Défilés massifs au Portugal et en Espagne, policiers manifestant contre policiers en fonction en Grèce, les plans d’austérité imposés par l’Union européenne soulèvent une vague de contestation montante, qui fait craindre un automne social chaud dans les pays d’Europe du sud.

Manifestation contre l’austérité à Lisbonne

Samedi, au Portugal, le gouvernement a finalement renoncé à imposer deux mesures rejetées par une contestation sans précédent dans le pays sous assistance financière: une augmentation des cotisations payées par les salariés et un abaissement simultané de celles payées par les entreprises.

Il y a une semaine, des centaines de milliers de personnes étaient descendues spontanément dans la rue à Lisbonne et dans une trentaine de villes au Portugal contre ces mesures, à l’appel d’un mouvement créé via des réseaux sociaux, qui a pris de court les syndicats.

En Grèce, les deux principaux syndicats du privé et du public ont appelé à une grève générale de 24 heures et des manifestations mercredi 26 septembre contre le nouveau paquet d’austérité en cours de discussion.

Lire la suite

Une nouvelle semaine de grèves en Grèce face aux mesures d’austérité

Sipa, 24 septembre 2012 :

La Grèce connaît une nouvelle semaine de grève avec lundi un mouvement des journalistes qui protestent contre les nouvelles mesures d’austérité du gouvernement.

Journalistes en grève

Pendant 24 heures, il n’y aura pas d’information radio et télé, et les journaux ne paraîtront pas mardi.

Mercredi, la plupart des services publics devraient être fortement perturbés avec l’appel à la grève générale par les deux principaux syndicats du pays. Les écoles devraient être fermées, la circulation des trains et ferries stoppée et le fonctionnement des hôpitaux très perturbé.

Lire la suite

Melbourne : Manifestation pour la libération des demandeurs d’asile

Radio Australie, 24 septembre 2012 :

18 demandeurs d’asile Sri Lankais ont été renvoyés dans leur pays vendredi. Ils refusaient en effet de se laisser transférer au nouveau centre de détention de Nauru, le temps que leur dossier soit examiné par les autorités australiennes. 16 d’entre eux sont arrivés après l’annonce de la nouvelle politique australienne de traitement offshore des demandes d’asile, le 13 août. Le vol de retour de ces 18 Sri Lankais a coûté 150 000 dollars aux contribuables australiens.

Officiellement, il s’agit de retours volontaires. Et c’est, pour le Ministre de l’Immigration, le signe que sa politique fonctionne. Selon lui, si les candidats à l’asile savaient en amont qu’ils atterriraient à Nauru, ils renonceraient au voyage. Reste donc selon Chris Bowen, à renforcer la communication sur la nouvelle politique australienne afin que les passeurs ne puissent plus servir leur boniment aux demandeurs d’asile. Le Ministre de l’Immigration a aussi annoncé vendredi que la procédure de regroupement familial sera bientôt supprimée pour les demandeurs d’asile arrivés par bateau.

Lire la suite

Mobilisation en vue pour obtenir la relaxe des cinq militants roannais

Le Progrès, 24 septembre 2012 :

Roanne (Loire). Les syndicalistes CGT avaient été condamnés pour des inscriptions sur les murs de la sous-préfecture visant le député UMP Yves Nicolin, en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites en 2010.

On se dirige tout droit vers une journée d’action nationale, le lundi 15 octobre, à l’occasion du procès en appel à Lyon des cinq militants cégétistes roannais. Tous fonctionnaires, ils avaient été condamnés le 26 septembre 2011 par le tribunal correctionnel de Roanne à 2000 euros d’amende chacun pour dégradations.

Ils avaient été interpellés en septembre 2010, en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites, alors qu’ils venaient d’inscrire des slogans visant le député UMP, Yves Nicolin, sur les murs de la sous-préfecture.

Les plaintes déposées par l’élu et le sous-préfet avaient ensuite été retirées « dans un souci d’apaisement », mais les poursuites n’avaient pas été abandonnées. Condamnés pour les dégradations, les mis en cause avaient été relaxés des outrages. Le parquet et les cinq militants avaient chacun fait appel du jugement.

Lire la suite

Se prostituer librement, nouvel adage du néolibéralisme patriarcal ?

Article de Sophie Péchaud, présidente de l’Association européenne contre les Violences faites aux femmes au travail (AVFT), publié par Basta ! le 21 septembre 2012 :

La « liberté de se prostituer », ultime argument du post-féminisme ? Pour Sophie Péchaud, présidente de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AFVT), derrière cet oxymore se cache plutôt une théorie économique bien éloignée de toute pensée novatrice : le capitalisme. Ou quand la pénalisation de la prostitution devient une atteinte à la « liberté du consommateur »…

Se prostituer librement, voilà l’aboutissement ultime du post-féminisme, entend-on de manière dominante depuis longtemps, et plus encore depuis que la ministre des droits des femmes a affirmé sa volonté de pénaliser les clients de prostituées.

Depuis, tous les médias se sont empressés de donner la parole aux agent-e-s de la marchandisation du sexe. Cet été, une émission sur France Inter [1] à travers la voix d’une productrice clairement de parti-pris, a ouvertement fait l’apologie de la « libre prostitution » pendant deux heures, réduisant la position abolitionniste au rang des combats féministes les plus ringards et dépassés.

Lire la suite