Les ouvriers de PSA Aulnay manifestent à l’Elysée

TF1, 20 septembre 2012 :

L’intersyndicale du constructeur automobile a obtenu de François Hollande la promesse des négociations tripartites, mais pas le gel du plan social. Pendant la réunion, des centaines de salariés manifestaient à proximité de l’Élysée.

« On ne peut pas négocier avec le couteau sous la gorge. Il faut absolument que le gouvernement annule ou en tout cas bloque le plan de licenciement de Peugeot », a déclaré Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT du groupe PSA d’Aulnay à la mi-journée sur LCI. Cette revendication, c’est le message qui a été porté une heure plus tard l’intersyndicale du groupe automobile à l’Elysée où elle était reçue par François Hollande.

Lors de cet entretien, le chef de l’Etat a promis une négociation tripartite – Etat, PSA syndicats d’Aulnay – mi-octobre, a annoncé un syndicaliste. Mais il ne s’est pas engagé à suspendre le plan de PSA. « Le président a dit qu’il soutenait notre demande et que la prochaine réunion tripartite ce serait mi-octobre » a déclaré à sa sortie de l’Elysée Tanja Sussest du syndicat SIA. « Sur la suspension du plan de licenciement, François Hollande ne s’est pas engagé », a pour sa part indiqué Jean-Pierre Mercier.

Manifestation à Paris

Pendant que le président recevait l’intersyndicale, des centaines de salariés de l’usine d’Aulnay-sous-bois ont défilé pour protester contre la fermeture de leur établissement en 2014. Selon les organisateurs, ils étaient quelque 800 ouvriers à manifester dans le VIIIe arrondissement de la capitale, où se situe le palais de l’Élysée, sous des banderoles « Non à la fermeture d’Aulnay » ou encore « Hollande le changement, c’est le néant ».

« On demande des actes »

Le syndicat SUD, par la voix de son porte-parole Mohamed Khenniche, avait indiqué ce matin qu’il n’attendait « franchement rien » de la rencontre avec François Hollande. « Il nous reçoit parce qu’il devait nous recevoir », a estimé Mle syndicaliste, qui portait un t-shirt noir barré du slogan « Le changement ce sont nos luttes qui le feront », allusion au slogan de la campagne présidentielle du candidat PS, « le changement, c’est maintenant ».

Selon lui, l’intersyndicale n’attend pas davantage du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg qui « ne nous a pas montré qu’il servait à quelque chose jusqu’à présent » et qui participait à la réunion avec le chef de l’Etat.

« Je pense que le gouvernement ne fera rien pour nous, on va se battre jusqu’au bout pour essayer d’empêcher la fermeture du site d’Aulnay » (Seine-Saint-Denis), a enchaîné le syndicaliste. »On demande des actes », a lancé pour sa part Jean-Philippe Hardy, secrétaire du syndicat FO à PSA Aulnay, appelant François Hollande à « peser de tout son poids, de par sa fonction, en tant que président, pour (parvenir à) une réunion tripartite ».

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